(2010-11-23 : LD/FF)
La présence de fantômes n’a jamais été démontrée, soutiennent les Sceptiques du Québec. Ils n’existent que dans l’esprit de ceux et de celles qui les craignent, qui ont de la difficulté à accepter la mort d’un être cher ou qui aiment se raconter des histoires.
De toutes les manifestations « fantomatiques », il ne reste habituellement rien de concret. Seuls les témoignages de personnes effrayées demeurent. Les scientifiques n’ont donc rien de tangible à étudier et ils ont conclu depuis longtemps que les fantômes n’existent que dans l’esprit des gens. Pour donner un sens à des phénomènes qu’ils ne peuvent expliquer, ceux-ci inventent des fantômes.
Pour la science, un phénomène n’existe que s’il est reproductible ou laisse des traces tangibles, sinon il demeure suspect et anecdotique. Aussi, ce qui est aujourd’hui inexpliqué n’est pas nécessairement à jamais inexplicable. D’autres indices révélateurs pourront plus tard conduire à une explication scientifique raisonnable, qui ne recourt pas au surnaturel.
Le concept même de fantômes défie la stricte logique et ce que nous savons aujourd’hui du fonctionnement de la matière. Les fantômes sont clairement des entités immatérielles puisque, selon les témoignages, ils traversent sans effort les murs les plus solides et les portes soigneusement fermées. Alors, comment peuvent-ils ouvrir ou fermer ces mêmes portes, faire tomber des objets et produire des sons ? On se retrouve donc avec le paradoxe d’une entité immatérielle exerçant une force physique sur un objet matériel.
Par ailleurs, si les fantômes existent vraiment, on peut se demander pourquoi ils visitent la nuit les vieilles maisons pleines de courants d’air et dont la charpente et les planchers craquent. C’est sans doute parce qu’il est plus difficile de trouver dans l’obscurité la source d’un bruit suspect. Cessons d’imaginer des forces paranormales occultes à l’œuvre et traquons courageusement la source de tels bruits. Parions qu’elle se révélera banale et bien matérielle !