Rêves

Les rêves, affirment bien des doctes savants, doivent s’interpréter par les contraires... La règle, cependant, ne vaut pas pour tous les cas.
Charles Mackay
 
Dali - Montres molles

Activité mentale (pensées, images, émotions) se déroulant pendant le sommeil. La plupart des rêves surviennent en conjonction avec une série de mouvements oculaires rapides de la part du dormeur. La période durant laquelle ces mouvements se produisent est appelée sommeil rapide ou paradoxal. Elle prend 20 % à 25 % de la durée globale du sommeil. On croit que les bébés rêvent pendant environ 50 % de la durée de leur sommeil. Les rêves se produisent aussi au cours du sommeil lent, période qui n’est pas caractérisée par des mouvements oculaires rapides.

Les spécialistes divisent le sommeil en stades, définis principalement par l’activité électrique des neurones corticaux captés sous forme d’ondes cérébrales par l’électro-encéphalographe (EEG). L’EEG permet d’enregistrer l’activité électrique du cerveau à l’aide d’électrodes collées sur le cuir chevelu. Les stades du sommeil se suivent en ordre, puis retournent dans l’ordre inverse jusqu’au stade 1 et au sommeil paradoxal environ 90 minutes plus tard. Le cycle se répète toute la nuit, le sommeil paradoxal s’allongeant habituellement à chaque séquence. De façon typique, nous passons par quatre ou cinq périodes de sommeil paradoxal par nuit, lesquelles durent de 5 à 45 minutes. Certains faits tendent à montrer que le sommeil paradoxal a précédé le rêve au cours de notre évolution, et que les deux sont indépendants l’un de l’autre.1

Le sommeil paradoxal est un état actif du point de vue neurologique et physiologique. Lorsque nous sommes plongés dans un sommeil profond, il y a absence de rêves et les ondes (appelées delta) atteignent une grande amplitude, d’environ 3 par seconde. Durant le sommeil paradoxal, les ondes se produisent à la fréquence de 60 à 70 par seconde et le cerveau génère environ cinq fois plus d’électricité qu’à l’état de veille. La tension artérielle, le fréquence cardiaque, la fréquence respiratoire, etc., peuvent changer radicalement au cours du sommeil paradoxal. Comme, de façon générale, il n’y a pas de cause extérieure à ces états, les stimuli doivent être internes et venir du cerveau, ou venir de l’extérieur, sans posséder de nature physique. Cette dernière explication – à savoir que les rêves constituent une porte donnant sur le paranormal et le surnaturel – semble sans grand fondement, malgré son ancienneté. De nombreuses choses peuvent avoir contribué à cette erreur d’interprétation: les rêves dans lesquels on revoit des défunts, les rêves dans lesquels on voyage dans le temps ou dans des pays lointains, les rêves qui semblent prophétiques, et les rêves qui paraissent si étranges, si bizarres, qu’ils appellent d’eux-mêmes une interprétation paranormale. Comme la partie du cerveau dont dépend le sommeil paradoxal est le pont, une section primitive du tronc cérébral qui régule des fonctions réflexes comme la respiration, il semble probable que les stimuli provoquant les changements physiologiques qui ont lieu au cours du sommeil paradoxal ont une origine interne.

De nos jours, on ne croit plus que les rêves constituent des messages des dieux, mais certains parapsychologues comme Charles Tart pensent malgré tout qu’ils sont la porte d’entrée d’un autre univers, un univers paranormal rempli de voyages astraux, de messages cosmiques et d’expériences extatiques. En guise de preuves, il avance ses croyances personnelles, de même qu’une anecdote à propos de sa gardienne d’enfants. Il affirme que cette gardienne anonyme (il l’appelle «Mlle Z») est capable de quitter son corps pendant son sommeil. Il a même soumis sa gardienne volante à des tests dans son laboratoire de l’Université de Californie à Davis, après qu’elle lui eut dit «croire que tout le monde s’endormait, se réveillait au milieu de la nuit, flottait jusqu’au plafond pendant un moment, puis retournait dormir». D’autres psychologues auraient conçu des inquiétudes à propos de la santé mentale de «Mlle Z» et de la sécurité de leurs enfants, mais Tart, lui, s’est pris d’intérêt pour la chose. Il a placé un chiffre haut sur une tablette, a branché «Mlle Z» à un EEG, et a attendu qu’elle s’endorme. Les trois premières nuits, la gardienne a raconté qu’elle avait voleté un peu partout dans la pièce. Elle n’a pu lire le chiffre que la quatrième nuit. Les sceptiques pensent que si Tart n’invente pas cette histoire de toutes pièces, il a tout simplement fallu quatre nuits à «Mlle Z» pour trouver le moyen de tromper le scientifique. (Voir «A Psychophysiological Study of Out-of-the-Body Experiences in a Selected Subject» de Tart, Journal of the American Society for Psychical Research, 1968, 62, pages 3 à 27.) D’autres ont enquêté sur la possibilité que l’esprit soit ouvert aux communications télépathiques au cours du sommeil, et n’ont pu trouver aucune preuve de l’apparition de capacités métapsychiques pendant le rêve. Les travaux du psychiatre Montague Ullman et du parapsychologue Charles Honorton au début des années 1970, au Maimonides Hospital de Brooklyn, à New York, n’ont donné que des résultats conformes aux probabilités, après des donnés initiales qui semblaient corroborer l’existence du psi (Baker).

Il se peut que le rêve soit relié aux voyages astraux. Dans certains songes, le rêveur assume le rôle d’un observateur, à l’occasion de sa propre personne. Peut-être que le mécanisme cérébral qui provoque de tels rêves, plutôt que des rêves à la première personne, est le même que celui qui donne l’illusion qu’on quitte son corps pendant un voyage astral.

Tart et les autres parapsychologues qui pensent que l’état onirique constitue un accès à un autre monde semblent fonder cette croyance sur les ondes cérébrales distinctes caractérisant les différents stades du sommeil. Ces ondes représenteraient différents états de conscience, et le sommeil lui-même serait un état de conscience altéré. Mais justement, ce n’est pas le cas: le sommeil n’est pas un état de conscience altéré, mais bien un état d’inconscience. En outre, les ondes cérébrales ne correspondent pas à des états de conscience, mais à l’activité électrique du cerveau. Il est vrai que l’activité cérébrale durant le rêve et le sommeil est curieuse. Pendant le sommeil, non seulement fait-on l’expérience de ce qui équivaut à des hallucinations, qu’on qualifierait de psychotiques si elles se produisaient à l’état de veille, mais la plupart des rêveurs éprouvent la sensation de se mouvoir ou d’agir alors que leurs corps demeurent parfaitement immobiles. Pendant le sommeil, certains mécanismes du tronc cérébral bloquent toute activité motrice, afin d’empêcher que le rêveur se blesse ou blesse autrui. Autrement dit, la plupart des gens sont paralysés au cours du sommeil. Certaines personnes souffrent toutefois d’un affaiblissement ou d’une dysfonction de ces mécanismes; il s’en suit un trouble du sommeil durant lequel l’activité motrice n’est plus inhibée. C’est la raison pour laquelle certains dormeurs font des mouvements brusques ou se lèvent et marchent durant leur sommeil, ce qui peut représenter un danger pour eux-mêmes ou leurs proches. À défaut de quitter leurs corps, ils quittent souvent leur lit au beau milieu de la nuit.

Autre fait curieux à propos de l’activité cérébrale durant le sommeil: presque tous les rêves s’effacent de la mémoire à l’éveil. L’amnésie des rêves est la norme. La chose n’a rien de paranormal ni de surnaturel; elle résulte simplement d’une faiblesse de l’encodage. Les souvenirs dépendent de l’encodage des données relatives aux expériences que l’on vit; l’encodage, lui, dépend des connections neuronales de certaines parties du cerveau, qui dépendent, à leur tour des liens avec les expériences mêmes. Un souvenir visuel possédant une forte connotation émotive restera en mémoire plus facilement qu’un souvenir dépourvu d’une telle connotation, car non seulement les composantes visuelles du souvenirs sont enregistrées dans une partie du cerveau, mais les composantes émotionnelles sont enregistrés dans une autre, ces deux parties étant reliées entre elles par des connections neuronales. Le rêveur est plus susceptible de se souvenir de ses rêves s’il s’éveille immédiatement après qu’ils ont eu lieu. Même alors, cependant, il pourra très bien l’oublier en l’absence d’efforts conscients pour s’en souvenir. À cette fin, certaines personnes se lèvent et écrivent immédiatement ce à quoi elles viennent de rêver, mais d’autres préfèrent rester au lit et trouver des associations, les plus faciles consistant à créer un titre lié à une brève description du rêve. Par exemple, un rêve au cours duquel un ours polaire vous pourchasse sur la banquise, jusqu’au au milieu d’une bibliothèque pourrait s’intituler «Bibliothèque polaire». Même le lendemain matin, le titre rappellera le rêve.

La caractéristique la plus curieuse du rêve reste sûrement le fait que la plupart des dormeurs ne se rendent pas compte qu’ils y sont plongés. La tomographie par émission de positons a montré que durant le sommeil paradoxal et le rêve, l’activité du cortex préfrontal est réduite, ce qui pourrait être la clé du mystère. Situé à l’avant du cerveau, le cortex préfrontal régit la détermination du comportement et la conscience de soi. Une baisse de l’activité de cette région pourrait rendre le rêveur incapable de comprendre le caractère irréel de ce qu’il voit et entend. La chose pourrait aussi expliquer le sentiment de distorsion du temps et l’absence de réflexion qui accompagnent le rêve, de même que l’amnésie qui le suit le plus souvent.

Quelques chercheurs voient dans la baisse de l’activité préfrontale le signe de la fonction réparatrice du sommeil. Dormir permet d’accorder du repos aux lobes frontaux, la partie la plus active du cerveau à l’état de veille. Il est possible que les rêves lucides, dans lesquels le rêveur est conscient de son état, se produisent chez ceux ou celles dont les lobes frontaux ne se désactivent pas complètement au cours du sommeil. La plupart des parapsychologues, cependant, ne s’intéressent pas à la physiologie du sommeil, mais plutôt au contenu des rêves, qu’ils supposent révélateur d’un monde paranormal ou surnaturel.

Le rêve clairvoyant ou prophétique est sans doute la raison première de ce type de croyance. Il faut bien reconnaître que certains rêves paraissent fort étranges, et semblent prédire des événements. Si un nombre important de nos rêves, et même des rêves d’une seule personne, annonçaient l’avenir, les avantages pour l’ensemble de l’humanité seraient évidemment considérables, et tenter de comprendre le phénomène permettant ce genre de choses deviendrait essentiel. Malheureusement, la ou les personnes présentant une telle caractéristique restent encore à découvrir. Les rêves individuels qui, à l’occasion, semblent relever de la clairvoyance ne constituent que des preuves très faibles à ce sujet. L’auteur des présentes lignes a déjà fait un rêve dans lequel un avion s’écrasait sur San Diego (où il habite depuis vingt ans). Quelque dix ans plus tard, un avion s’est écrasé sur cette même ville. S’agissait-il d’un rêve prophétique? La chose aurait-elle été plus claire si l’accident avait eu lieu le lendemain du rêve? On peut en douter fortement.

La plupart des parapsychologues reconnaissent la possibilité de coïncidences entre les rêves que chacun fait et la réalité qui se produit par la suite, mais ils croient qu’il y a tout simplement trop d’exemples de rêves d’allure prophétique pour qu’ils soient tous attribuables au hasard. En effet, on ne saurait invoquer la coïncidence pour tous les rêves de ce type. Dans bien des cas, il pourrait s’agir de faux souvenirs de rêves créés après les faits, ou encore, plus platement, de mensonges ou de fabulations. Néanmoins, le hasard demeure sans doute la principale explication. De tels rêves paraissent impressionnants à ceux qui comprennent mal des phénomènes comme la loi des très grands nombres, le préjugé de confirmation et le fonctionnement de la mémoire. S’il y a une chance sur un million qu’un rêve quelconquesoit véritablement prophétique, étant donné le nombre d’êtres humains sur Terre et le nombre moyen de rêves que chacun d’eux fait chaque nuit (on rêve à 250 sujets différents par nuit, selon Hines, p. 50), on pourrait s’attendre à ce que chaque jour se produise plus d’un million et demi de rêves en apparence clairvoyants. Et ce, sans compter les chats, les chiens et les autres animaux qui pourraient très bien faire des expériences métapsychiques (mais pour les raconter à qui?). En outre, si le rêve était une voie d’accès au paranormal et au surnaturel, les aveugles feraient des rêves en tous points semblables à ceux des personnes douées de la vue, or les aveugles de naissance n’ont pas de rêves visuels.2

Certains pensent, par ailleurs, que l’état onirique constitue une voie d’accès vers des vies antérieures, voire que les rêves que nous faisons aujourd’hui résultent des rêves qu’ont fait jadis nos ancêtres chasseurs-cueilleurs. Certains thèmes oniriques universels, comme la poursuite ou la chute, renverraient à ce passé. Si nous en rêvons, ce serait parce que nos ancêtres se faisaient poursuivre par des tigres à dents de sabre et dormaient dans des arbres. Les preuves à ce sujet sont négligeables, sinon inexistantes, mais il pourrait y avoir du vrai là-dedans relativement à la forme plutôt qu’au contenu des rêves. Elle pourrait bien résulter d’un développement évolutif lié à l’exercice de comportements instinctifs nécessaires à la survie de l’espèce.

Si l’état onirique donne accès à quoi que ce soit, c’est sans doute à nos craintes et espoirs personnels d’aujourd’hui plutôt qu’à ceux de créatures simiesques appartenant à des époques révolues. On estime que le rêve possède une utilité, mais elle est bien plus susceptible d’exister en relation avec la vie présente qu’avec des existences antérieures. Toute théorie censée à propos du rêve doit tenter d’expliquer pourquoi, pendant le sommeil, le cerveau stimule les souvenirs et confabulations associées à l’état onirique. Il est très probable que le rêve résulte de la stimulation électrique de certains souvenirs, situés dans différentes parties du cerveau, mais pourquoi précisément ces souvenirs et pas d’autres? La question demeure sans réponse, malgré les nombreuses explications plausibles avancées. Les théories paranormales et surnaturelles ont cependant moins de chance d’être fondées que celles qui se limitent aux mécanismes biologiques et émotionnels liés à l’activité cérébrale.

L’une de ces théories, qui porte sur les rythmes associés au sommeil, veut qu’il s’agisse du moyen que prend le cerveau pour libérer le cortex de l’influx sensoriel. Quand on dort, les neurones du thalamus empêchent l’influx nerveux des sensations de se rendre au cortex.3 On expliquerait ainsi pourquoi les gens privés de sommeil perdent leurs capacités de pensée critique et commettent des erreurs de jugement. D’après une autre hypothèse, le rêve jouerait un rôle dans le traitement des souvenirs, en particulier des souvenirs émotionnels. Durant le sommeil paradoxal, en effet, les amygdales, qui jouent un rôle dans la formation et la consolidation des souvenirs et des expériences émotionnelles, deviennent passablement actives. On croit également que les rêves sont le «gardien du psychisme» (Baker). Ils constituent un mécanisme qui influencent et orientent nos sentiments et nos émotions. Autrement dit, les rêves nous permettent d’exprimer des craintes et des désirs qui doivent trouver un exutoire, mais qui, pour une raison quelconque, ne parviennent jamais à l’état de veille. Si cette dernière théorie est vraie, seule une personne très proche du rêveur devrait tenter d’interpréter un rêve particulier. Les songes nous demeurent très personnels et correspondent à la vie émotionnelle intime du rêveur. La «plus sûre clé des songes, ce sont les sentiments et le jugement du rêveur, qui, au plus profond de lui-même, connaît le vrai sens de ses rêves» (Baker). Cette idée semble se fonder sur le fait que la plupart des rêves portent sur des événements qui se sont produits la veille ou l’avant-veille, et qui reflètent la vie présente et les préoccupations du dormeur, y compris ses sentiments non résolus. Cette théorie implique également que l’interprétation des rêves peut jouer un rôle important dans la découverte de soi, car les rêves refléteraient des sentiments et désirs dont nous ne sommes pas conscients à l’état de veille. Dans ce cas, nos rêves seuls pourraient révéler des désirs ou des angoisses que nous ignorons.

La plupart d’entre nous n’aurions aucune difficulté à puiser dans notre propre expérience des exemples de rêves anxieux ou de rêves relatifs à l’accomplissement de désirs. Il est possible qu’on demeure inconscient de désirs ou de craintes jusqu’à ce qu’ils soient portés à notre attention par le rêve. Parfois, nos rêves symboliques sont si clairs qu’il n’est aucun besoin d’une aide extérieure pour en interpréter le sens. Par contre, de nombreux songes sont si étranges, irrationnels ou bizarres qu’on n’arrive pas à les décrypter, et qu’on se tourne alors vers ceux ou celles qui se disent experts en la matière. Ceux qui font métier d’interpréter les rêves devraient faire très attention de ne pas imposer leur théorie favorite dans l’interprétation des rêves d’autrui. Le rêve mentionné précédemment de l’ours polaire pourchassant le rêveur jusque dans une bibliothèque pourrait recevoir de nombreuses interprétations, mais seuls le rêveur lui-même, son conjoint ou ses proches pourraient être véritablement en mesure d’y trouver un sens, la seule interprétation «correcte» étant celle qui éclairerait le rêveur. Sans doute, des disciples de Freud ou de Jung y verraient des éléments révélateurs, mais serait-ce vraiment intéressant, en l’absence de tout moyen d’en vérifier l’exactitude, et de toute preuve quant à l’existence du subconscient?

Nous faisons tous des cauchemars, mais certaines personnes, qui ont subi des événements particulièrement terrifiants au cours de leur vie, les voient se répéter nuit après nuit (Sacks). Il paraît incompréhensible que le cerveau ressasse sans cesse des expériences aussi pénibles. De tels rêves n’ont pas plus de valeur que des comportements obsessionnels-compulsifs. Les victimes de tels cauchemars souffrent de bien plus que de mauvais rêves; ils redoutent l’heure où ils doivent aller se coucher. Ce qu’il leur faut, c’est un bon thérapeute, et non quelqu’un pour interpréter leur rêve. Plusieurs méthodes, mettant en oeuvre une préparation visuelle ou auditive, leur permettront de modifier le contenu ou l’issue de leurs cauchemars. Certains thérapeutes affirment avoir aidé les victimes de cauchemars récurrents en traitant ce qu’on appelle un peu vaguement le syndrome de stress post-traumatique. Le rêve lucide est également réputé utile à ce sujet. Quoiqu’il en soit, on n’a jamais aidé qui que ce soit en traitant les rêves comme une voie d’accès à un plan supérieur de conscience.

 

Voir également: Clairvoyance; Mémoire et Rêve lucide.
 
  • Le rêve, Sciences et Avenir, Coll. Quintescience, dirigée par Laurent Mayet et Olibier Néron de Surgy, Paris, France, 1999

Source: Skeptic's Dictionary Retour à l'index

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