Druides

«Sages» des peuples celtes. Bien qu’on ne sache presque rien d’eux, une quantité impressionnante de livres ont été rédigés à leur sujet. Leurs connaissances, de nature ésotérique, étaient transmises oralement, et leurs pratiques demeuraient en majeure partie cachées. Sans tradition écrite à étudier, sans grands temples dont les œuvres d’art pourraient fournir des indices, les historiens doivent se fier aux commentaires et spéculations d’observateurs étrangers contemporains pour en apprendre plus long sur les druides. 

Des auteurs de la Rome antique – Strabon, Diodore, Posidonius et Jules César – les ont dépeints comme des officiants de rituels sanglants, ce qui fait qu’on les a longtemps vus comme des prêtres s’acquittant de fonctions religieuses. Mais Diodore les désignait également comme des philosophes, et Strabon, des bardes et des devins, réputés fins médiateurs. Peu importe ce qu’ils étaient, les druides jouissaient d’un statut élevé dans la société celte – tout à fait le contraire des «druides» modernes, qui s’en consolent en communiant avec l’herbe ou le vent, tout en tournant autour de cercles de pierres.

Les «druides» modernes voient les monuments mégalithiques des îles britanniques tels que Stonehenge comme des lieux de culte. Il faut cependant se rappeler que les cercles de pierres, les menhirs et les dolmens de Grande-Bretagne ont été érigés par des peuples qui ont précédé les Celtes de un à trois milliers d’années. Ainsi, la construction de Stonehenge s’est poursuivie sur des siècles, de 2800 à 1550 avant Jésus-Christ. Les Celtes, eux, ont débarqué dans les îles britanniques bien après l’érection des derniers mégalithes.

Il semble probable que les druides formaient une classe distincte de celle des guerriers celtes. «Leur rôle au sein des tribus et des clans était celui de juges, de prophètes, de devins, de sages et de gardiens de la mémoire collective» (Herm, 61). Ils étaient des intellectuels dans une société guerrière, ce pour quoi ont les a comparés aux brahmanes du système de castes de l’hindouisme.

Le mot «druide» lui-même viendrait du grec drus (chêne) et de l’indo-européen wid (sagesse), «ce qui nous donne "celui qui possède la sagesse du chêne", une apparente absurdité» (Herm, 57). Quoi qu’il en soit, on associe les druides aux chênes. Certains auteurs pensent qu’ils se rassemblaient dans des bosquets sacrés, qu’ils recherchaient le gui parasitant les chênes ou qu’ils vouaient un culte à l’arbre même. Cependant, le culte à la Nature des druides modernes est une invention du Nouvel-Âge, et surtout, il n’y a aucun lien direct entre les druides celtes et la wicca. 

Druides

 

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Source: Skeptic's Dictionary Retour à l'index

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