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Fluoration de l'eau

Addition de fluorure à l'eau potable dans un but de prévention de la carie. L'efficacité de la mesure ne fait plus de doute. En 1950, aux É.-U., il y avait déjà assez de preuves scientifiques montrant qu'une fluoration de 1,0 ppm réduisait le taux de carie dentaire chez les enfants de 50 %. Cette même année, le Service de la santé publique des États-Unis recommandait que les collectivités dont l'eau était dépourvue de fluorure de source naturelle en ajoutent jusqu'à concurrence de 1,0 ppm. Même si une telle mesure signifiait éventuellement une baisse du chiffre d'affaires des dentistes, l'American Dental Association a appuyé cette politique.

L'innocuité de la fluoration a été contestée à de nombreuses reprises. Aux petites quantités auxquelles le public est susceptible d'être exposé par l'eau potable, la principale préoccupation en matière de santé - qu'on n'a pas exagérée ni déformée au fil des années - est la fluorose dentaire. (Les taches et piqûres que cause une exposition excessive au fluorure ne touchent pas les adultes; toute inquiétude à propos de la fluorose concerne donc la quantité de fluorure que les enfants sont susceptibles d'ingérer.) En janvier 2011, le département de la Santé et des services humanitaires des É.-U. a proposé de faire passer la limite de fluorure qu'il recommandait à 0,7 mg/L, par rapport aux taux précédents de 0,7 à 1,2 mg/L. (Les parties par million - ppm - et les milligrammes par litre - mg/L - sont deux mesures pratiquement identiques. Par exemple, 1,2 mg/L = 1,201370764 ppm.)* L'Agence de protection de l'environnement du pays a annoncé en même temps qu'elle allait réexaminer la limite maximum admise, établie à l'heure actuelle à 4 mg/L pour le fluorure présent de façon naturelle dans l'eau. Aux États-Unis, les enfants obtiennent leur fluorure non seulement par l'eau potable, mais également par les dentifrices, les rince-bouche et certains aliments transformés.

Le gouvernement fédéral des É.-U. révise actuellement les recommandations qu'il fait aux services d'adduction d'eau à propos de la quantité de fluorure à ajouter à l'eau potable en raison des craintes que les enfants soient exposés à de trop grandes quantités du produit.*

Pour des raisons de santé publique, peu de gens s'opposent à l'ajout de chlore à l'eau de consommation, mais beaucoup s'élèvent contre la fluoration, qu'ils voient comme une atteinte injustifiée à la liberté personnelle. Le chroniqueur conservateur James Kilpatrick considérait la fluoration comme de la médication forcée:

Peu importe ce qu'on peut dire à propos de la fluoration comme mesure de santé publique, il s'agit d'un empiètement clair sur des droits personnels - plus précisément du droit de chacun de contrôler les médicaments qu'il consomme. S'il faut choisir entre une molaire ou un droit fondamental, laissons tomber la molaire (cité dans Tourney, p. 75).

D'autres s'opposent à la fluoration parce qu'ils y voient un complot de la part du gouvernement, une machination pour «s'emparer des âmes» des citoyens, c'est-à-dire, détruire leur individualité et les transformer en un troupeau de moutons obéissants aux moindres directives d'une bureaucratie anonyme et invisible (Tourney).

La guerre contre la fluoration n'est pas sans parallèle dans l'histoire des É.-U. Le scénario le plus habituel est le suivant: on fait une découverte qui pourrait être avantageuse pour le public, et le gouvernement en fait la recommandation. Les autorités locales joignent leurs forces à celles des organismes étatiques et du gouvernement fédéral pour appliquer cette découverte. Juste au moment où les élus locaux commencent à mettre en oeuvre la nouveauté, des voix se mettent à crier dans le désert et à protester contre l'imposition de ces changements par des bureaucrates anonymes qui veulent priver le peuple de sa liberté. Le gouvernement cherche peut-être à nous empoisonner, à contrôler les esprits, à nous rendre malades... Il y a peut-être collusion entre les représentants du gouvernement et l'American Dental Association, l'American Medical Association, les grandes entreprises pharmaceutiques, les fabricants de vaccins, les grands producteurs d'énergie, les entreprises de cellulaires, les communistes... On ne doit pas s'étonner si l'opposition à la fluoration s'en prend à des moulins à vent.

Si les opposants à la fluoration avaient vraiment à cœur la liberté, ils exigeraient qu'on laisse le libre choix aux municipalités d'ajouter ou non du fluorure à leur eau potable. S'ils avaient vraiment à cœur la sécurité, ils puiseraient leurs arguments dans les données scientifiques qui font consensus, et donneraient des informations exactes. Malheureusement, on entend trop souvent les mêmes deux ou trois exaltés, qu'on place, à titre d'autorités, sur le même pied que le reste de la communauté scientifique. Trop souvent, également, on exige la certitude absolue que la fluoration ne représentera jamais de danger pour qui que ce soit, quelles que soient les circonstances, pour des siècles de siècles, amen. Le principe de précaution et la pseudo symétrie deviennent la norme, tandis qu'on multiplie les fausses alertes et les craintes artificielles.

Les guerres de la fluoration

La brève histoire qui suit sur la fluoration aux É.-U. est un résumé du chapitre 5, «Soul Snatching» (le Vol des âmes), du livre Conjuring Science de Christopher P. Tourney.

En 1901, le Dr Frederick McKay, dentiste au Colorado, décide de se pencher sur les causes de la fluorose dentaire, qu'on connaissait alors sous le nom de «brunissement des dents du Colorado». En 1916, il réussit à déterminer que des doses excessives de fluorure, présent de façon naturelle dans l'eau potable, sont la source du problème. Il constate également qu'il y a une association entre une diminution de la gravité du problème et des dents plus saines et plus solides. En 1931, des épidémiologistes confirment le lien entre le fluorure et à la fois la fluorose dentaire et une denture plus saine. Bientôt, des données scientifiques de treize pays confirment ces conclusions.

En 1945, le Service de la santé publique des É.-U. entame quatre études cas-témoin afin de vérifier si une fluoration artificielle de 1,0 ppm peut donner de meilleures dents sans causer de brunissement. En 1950, on déclare l'expérience concluante. Chez les communautés où l'eau est fluorée, on constate 50 % de caries en moins. On recommande donc que les collectivités où le taux de fluor de source naturelle est insuffisant le portent à 1,0 ppm, ce qu'appuient l'American Dental Association, l'American Medical Association, l'American Association of Public Health Dentists et le National Research Council. Notons qu'il s'agit d'une recommandation, pas d'un programme gouvernemental obligatoire.

Bien sûr, il y a d'autres façons d'administrer du fluorure aux enfants. Mais si on choisit d'en ajouter à l'eau potable, c'est avant tout parce qu'on veut empoisonner le public et transformer les citoyens en zombies décérébrés! Il y a aussi le fait qu'ainsi, on peut administrer le fluorure à absolument tout le monde, chose plus difficile à faire avec des tablettes, du dentifrice, des aliments, etc., ce qui est principalement avantageux pour les enfants vivant dans la pauvreté. En outre, l'adduction à l'eau potable constitue une mesure relativement facile à appliquer et peu onéreuse. Pour bien des gens, le fait que la fluoration puisse présenter un avantage pour des millions de personnes tout en ne constituant qu'un danger minime suffisait à justifier la mesure. Pour d'autres, ces millions de personnes ne pesaient pas assez lourd dans la balance. Que personne ne soit en mesure de garantir une absence absolue de danger signifiait automatiquement qu'il fallait attendre jusqu'à ce qu'on soit totalement sûr de l'innocuité du procédé.

Les «défenseurs de la liberté individuelle» semblent avoir tort au moins en partie, dans le présent cas. Si la majorité des habitants d'une municipalité veulent de la fluoration, ils ont sûrement le droit d'en profiter. Dans le cas contraire, on voit mal comment le gouvernement aurait le droit d'ajouter du fluorure dans leur eau «pour leur propre bien».

Quoi qu'il en soit, la question de la liberté ne se pose plus vraiment, parce que personne n'est libre de poser un choix quand on ne peut obtenir de renseignements valides sur les tenants et aboutissants de la question étudiée.

Le mouvement antifluoration est né dès que le gouvernement et les associations de santé ont formulé leurs recommandations. Avant que la mesure puisse être appliquée, les opposants à la fluoration ont exigé un vote sur la question, collectivité après collectivité. De 1950 à 1966, 952 référendums ont été tenus. Les opposants à la fluoration en ont remporté 566 (soit environ 60 %).

On ne pouvait dire grand-chose contre l'efficacité de la fluoration, mais il était par contre assez facile de lancer toutes sortes d'affirmations à propos de son innocuité. D'une part, on gagnait à tout coup avec l'argument éprouvé de la nécessité d'attendre tant qu'on n'aurait pas de certitude absolue que la fluoration ne finirait pas, un jour, par incommoder quelqu'un quelque part. Mais on pouvait aussi affirmer l'existence de preuves que le fluorure cause des maux de tête, de la fatigue, des évanouissements, de l'arthrite, le cancer, le syndrome de Down, des maladies cardio-vasculaires et une foule d'autres affections auxquelles on a récemment ajouté le sida. On pouvait également rappeler que le fluorure de sodium est un raticide et que le fluor a servi à la fabrication du gaz innervant. Ces faits n'ont rien à voir avec la question de la fluoration, mais qu'importe: ils servent à faire croire qu'on cherche à empoisonner le public.

Une fois lancées ces accusations folles, il devenait facile pour des gens comme Bette Hileman, de Chemical and Engineering News de dire que tant qu'on ne sera pas sûr de l'absence totale de lien entre toutes ces choses terribles et la fluoration, mieux vaut jouer de prudence et s'abstenir. Elle a «fait tomber le soutien envers la fluoration en créant une atmosphère menaçante de soupçon et d'incertitude».

Un Geoffrey Smith a eu recours à une tactique différente. Il a simplement fait remarquer que certaines personnes pourraient finir par ingérer trop de fluorure parce qu'on en trouve déjà dans d'autres sources que l'eau. Mais Smith fait partie des antifluorationnistes, et en arrive trop vite à sa conclusion. Mieux vaut suivre la méthode de l'Environmental Protection Agency des É.-U. (EPA), qui consulte les données sur le sujet et recommande qu'on abaisse le taux de fluorure dans l'eau s'il s'avère trop élevé, tout en prévenant les communautés où les taux dépassent les normes de façon naturelle.

Dans ce genre de guerre des cultures, on applique aussi souvent la tactique postmoderne et anti-scientifique, qui consiste à dépeindre la science comme un outil des propagandistes au service du gouvernement. Il n'y a pas de vérité scientifique; il n'y a que la «vérité» de ceux qui sont au pouvoir. La fluoration n'est pas une question de santé, d'hygiène publique ni de liberté; c'est une question de contrôle. Ceux qui appuient la fluoration ne se soucient pas de la santé dentaire des enfants. Ils cherchent plutôt à établir leur propre pouvoir. Brian Martin constitue un bon exemple de ceux qui adoptent cette approche. Tourney commente, d'une façon désabusée: «Bien qu'il soit difficile de jauger l'effet d'une approche qui nie la place de la science dans une controverse scientifique, l'effet du travail de Martin, si effet il y a, doit avoir été de discréditer les partisans de la fluoration».

Toutes ces fausses objections ont nourri et continuent de nourrir l'opposition à la fluoration. On continue de croire que le gouvernement cherche en secret à transformer les citoyens en zombies. Ajouter des médicaments à l'eau de consommation n'est qu'une ruse pour les rendre plus dociles. Quand on en retire les éléments paranoïaques, l'argument des adversaires de la fluoration au sujet de la liberté personnelle n'est pas dépourvu de bien-fondé. La carie dentaire n'est pas contagieuse, et la santé relève de choix individuels. Une fois que le gouvernement s'est assuré de la bonne qualité de l'eau potable, il a fait son travail. Veiller à la santé dentaire du public, c'est aller au-delà de ce mandat. On pourrait très bien se demander en quoi la santé dentaire des citoyens l'intéresse autant? D'autre part, si ces citoyens veulent ajouter du fluorure dans leur eau, ils devraient avoir la liberté de le faire à l'intérieur de limites raisonnables. Il y a des municipalités dont l'eau contient naturellement une quantité de fluorure trop élevée. En ajouter serait nuisible à la population.

D'après un nouveau rapport du National Research Council, les enfants exposés à de l'eau potable contenant 4 milligrammes de fluorure par litre - la concentration maximale permise par l'Environmental Protection Agency - risquent de souffrir d'une grave fluorose de l'émail des dents. Environ 200 000 Américains boivent de l'eau contenant cette quantité de fluorure, provenant à la fois de sources naturelles et de différentes formes de pollution... Les gens qui consomment de l'eau contenant trop de fluorure au cours de leur vie sont susceptibles de courir un risque accru de fractures.*

La recommandation d'abaisser la quantité de fluorure dans l'eau pourrait être la première étape vers la suspension de la fluoration si l'on détermine que la plupart des gens obtiennent une quantité suffisante de fluorure d'autres sources, ou que la fluoration nuit à un nombre important de personnes.

Parallèles

Comme on l'a fait remarquer précédemment, il y a des parallèles à tracer entre le débat sur la fluoration de l'eau et d'autres controverses du genre. Bien qu'il puisse être utile de comparer les dossiers de la vaccination, du tabac, des radiations électromagnétiques, des changements climatiques et des soins de santé en général, il y a cependant des différences importantes à noter.

La question principale demeure: quel doit être le rôle à jouer par le gouvernement dans la société? D'une part, bien des gens disent qu'il n'a pas à se mêler de questions de santé individuelle, opinion qui rejoint celle qu'il ne devrait jamais restreindre les libertés individuelles. Pourtant, toute loi restreint ces libertés. Personne n'a le droit de tuer ou de voler des banques, et les restrictions à cet égard sont parfaitement justifiables. Quiconque pense avoir présenté un argument rationnel contre un projet des autorités simplement en disant qu'il restreindrait les libertés individuelles n'a pas suffisamment réfléchi à la question ou a fait preuve de courte vue. Ce qui est en jeu avant tout, c'est: est-il justifié que le gouvernement intervienne dans ce cas particulier?

Peu importe ce qu'étaient les arguments il y a plus d'un demi-siècle au sujet de la fluoration de l'eau, voilà maintenant six décennies que le gouvernement s'occupe de notre santé dentaire sans qu'on retrouve le moindre signe qu'il veuille nous empoisonner ou ajouter des substances nocives dans notre eau pour contrôler nos pensées ou nos actions. On doit également reconnaître que les avantages de la fluoration ont été prouvés. Cependant, en raison de la grande disponibilité de fluorure provenant d'autres sources, il est légitime de chercher à savoir si cette mesure de santé publique demeure nécessaire, et même, si elle n'est pas nuisible en fin de compte. Le coût de la fluoration est peu élevé, mais il y a également lieu de se demander si on ne pourrait pas en faire l'économie tout bonnement. Est-ce qu'un nombre important d'enfants de milieux pauvres profitent de cette mesure? Là où le fluorure est présent en quantités excessives dans l'eau, les autorités ne devraient-elles pas forcer certaines collectivités, si possible, à défluorer leur eau?

Comme on l'a mentionné précédemment, la fluoration n'a pas été la seule guerre culturelle où l'on a cherché à effrayer, à tromper, à présenter de rapports mensongers à propos de dangers pour la santé, à donner à des marginaux une crédibilité égale aux experts scientifiques, à exiger l'application du principe de précaution à tout prix, tant que toute possibilité de danger n'aura pas été absolument écartée, etc. On a vu la même chose à propos de la vaccination, du tabagisme, des changements climatiques et de l'utilisation des téléphones cellulaires, par exemple.

Pour les gouvernements, la protection de la santé publique n'est pas qu'un droit, c'est un devoir. Mettre en quarantaine des personnes souffrant de maladies graves et hautement contagieuses va à l'encontre de la liberté individuelle, mais la mesure est justifiée. Le bien commun, dans de tels cas, l'autorise pleinement. Les autorités ont le droit de restreindre les libertés pour des raisons de sécurité nationale ou de sécurité publique. En cas de guerre ou de catastrophes naturelles, le droit de se déplacer à sa guise ou de laisser les lumières allumées la nuit peut être circonscrit.

La vaccination générale est peut-être contraire à la liberté individuelle, mais laisser des personnes non vaccinées menacer la santé du public est inacceptable. Ceux qui ont des caries plein la bouche ne menacent pas le public; la carie n'a rien de contagieux. Il doit y avoir une autre justification à la fluoration. Comme on l'a dit précédemment, la question est bien différente de l'ajout de chlore dans l'eau. Même si certains s'y opposent, pour une raison quelconque, on a le droit de chlorer l'eau pour prévenir des maladies comme le choléra, qui est contagieux et mortel. De quel droit peut-on forcer les gens à fluorer leur eau? L'argument traditionnel a toujours été que la mesure profite à des millions de personnes sans pour autant coûter une fortune. Ceux qui s'élèvent contre la fluoration n'en subissent aucune conséquence négative, pourquoi s'en font-ils autant? Même si l'on ne croit pas qu'il faille s'abstenir d'agir tant qu'on n'est pas absolument certain de l'innocuité de la mesure qu'on veut appliquer, il faut reconnaître que des doses excessives de fluorure posent un certain risque pour la santé. Les utilitaristes diront que la fluoration fait plus de bien que de mal, et que ceux qui craignent d'ingérer trop de fluorure doivent simplement utiliser un dentifrice sans fluor et d'autres produits semblables. Si jamais on parvient à démontrer que la fluoration est inutile (parce qu'on peut obtenir assez de fluorure d'autres sources), il n'y aurait plus de justification pour la poursuite de cette mesure d'hygiène publique.

L'industrie du tabac est le modèle à suivre quand on veut confondre le public, et c'est ce qu'ont fait les adversaires de la lutte aux changements climatiques, les alarmistes qui mettent en garde contre les cellulaires et le Wi-Fi, les opposants à la vaccination, et ceux qui s'élèvent contre la réforme des soins de santé aux É.-U. Hormis la question générale du bien commun s'opposant aux libertés individuelles, et le problème des alarmistes semeurs de confusion qui sont contre tout ce que font les autorités par principe, il ne semble pas avoir de véritable analogie entre ces débats et celui sur la fluoration de l'eau. Laisser de côté ce que dit la science sur les changements climatiques pourrait avoir des conséquences générales et catastrophiques. Les préoccupations à propos des radiations électromagnétiques viennent de ceux qui veulent que le gouvernement intervienne auprès de l'industrie et dans le cadre des libertés individuelles. Les hauts cris contre la tyrannie chaque fois qu'il est question de fluoration pourraient bien mener les gens à croire que la fluoration est une bonne chose puisque tant d'idiots s'y opposent. La mesure avait certainement du bon quand on l'a introduite, et elle est peut-être encore indiquée, mais les chances de pouvoir tenir un débat rationnel à ce sujet décroissent face à la cacophonie que provoque le moindre des gestes posés par les autorités. Quoi qu'il en soit, ceux qui pensent que de telles questions sont purement scientifiques et ne devraient être résolues que par la science devraient réfléchir un peu plus.

 

 

Source: Skeptic's Dictionary Retour à l'index

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