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Nouvelle Médecine Germanique

Ryke Geerd Hamer

Ryke Geerd Hamer est un ex-médecin allemand qui proposa en 1981 une approche nouvelle du cancer : révolutionnaire et porteuse d'espoirs pour les uns, fausse et dangereuse pour les autres. Par la suite, il a fait l'objet de plusieurs condamnations en Allemagne, en Autriche et en France. L'autorisation d'exercer la médecine lui a définitivement été retirée, mais, depuis la Norvège, il continue à diffuser ses idées à travers des livres et des sites internet en plusieurs langues. Ses théories ont été reprises et plus ou moins remaniées par de nombreux « thérapeutes », y compris des médecins.

Hamer est devenu médecin en 1962, puis s'est spécialisé en médecine interne en 1972. Il est connu qu'à cette époque, il avait déjà des dettes. En 1976, toujours plus endetté, il est parti s'installer avec sa famille en Italie pour échapper à ses créanciers. Et c'est là-bas, qu'en 1978, son fils Dirk a été mortellement blessé par balle. Quelques mois après le décès de son fils, Hamer a été atteint d'un cancer du testicule pour lequel il a été opéré. Hamer a alors fait un lien entre la perte de son fils et sa maladie. Il est persuadé que l'une est la cause de l'autre. Il échafaude une théorie sur la cause de la maladie cancéreuse et le processus de guérison. Il affirme avoir bâti sa théorie sur de nombreuses observations dont il a tiré 5 lois.

Il a baptisé la première loi « loi d'airain du cancer ».

Selon Hamer, tout cancer, ou plus généralement toute maladie, proviendrait d'un choc psychique inattendu, choc qui prend l'être humain ou l'animal « à contre-pied », un choc conflictuel biologique, brutal et dramatique, vécu dans l'isolement : le "DHS" = Dirk Hamer Syndrom.

Schéma évolution cancer
Shéma évolution cancer

Les trois niveaux de l'organisme : psychique, cérébral et organique seraient synchronisés. Le « DHS » aurait donc un impact sur chacun de ces trois niveaux. En fonction du « ressenti psychologique », ce serait une zone spécifique du cerveau qui serait touchée. Au niveau du cerveau, l'impact, visible au scanner, selon Hamer, est nommé « foyer de Hamer »1. Au niveau organique, le cancer (ou toute maladie) se développerait sur l'organe contrôlé par la zone cérébrale où se situerait le « foyer de Hamer ».

Illustrons cela concrètement. Dans la nature, les animaux ont souvent recours à des dépôts d'urine pour marquer leur territoire. Chez un humain, un « conflit biologique de territoire » (mon collègue envahit mon bureau, mon voisin se gare devant mon portail, mes parents m'ont imposé un petit frère, etc.) sera exprimé par une pathologie correspondant au « pipi » (énurésie, cystite, cancer de la vessie).

Selon Hamer, les tumeurs cérébrales n'existeraient pas, il s'agirait de « foyers de Hamer ».

Toujours d'après lui, les métastases, telles que décrites par la médecine scientifique, n'existeraient pas. Hamer conteste la faculté des cellules cancéreuses à migrer dans le corps pour former d'autres foyers cancéreux. Pour lui, chaque localisation de cancer dans le corps serait corrélée à un « foyer de Hamer » dans une zone spécifique du cerveau, en lien avec un conflit biologique. Ainsi, un diagnostic de cancer provoquerait un « conflit de diagnostic », et ce que l'on nomme « métastases pulmonaires » résulterait du « conflit de peur de mourir ».

Ainsi la première idée de cette « loi d'airain du cancer » est que la cancérisation est déclenchée par un stress intense. Or, des études portant sur des personnes exposées à des stress intenses (avoir un enfant malade d'un cancer, décès d'un enfant, etc.) montrent que leur risque de mortalité par cancer est comparable à celui du reste de la population. Autrement dit, l'idée qu'un fort stress peut provoquer le cancer ne correspond pas à la réalité. L'idée d'un lien entre la maladie et des événements particulièrement stressants survenus auparavant est bien acceptée par une large proportion de gens, peu importe qu'elle ne soit pas fondée. Par ailleurs, Hamer a proposé une sorte de cartographie reliant conflit et cancer. Ainsi, pour chaque diagnostic de cancer, Hamer indique le type de conflit qu'il considère comme la cause de la maladie. Le malade est invité à recenser tous les événements vécus plus ou moins récents en rapport avec cette thématique. Le thérapeute n'a plus qu'à choisir un de ces événements qu'il présentera comme "LA" cause du cancer. Cela se rapproche du cold reading, une technique employée par les médiums et voyant(e)s pour faire croire qu'ils savent des choses sur leur interlocuteur...

En gros, il faut d'abord tirer les vers du nez à la personne et ensuite se servir de ce qu'elle a dit.

De plus, sur la base de cette théorie, il suffit d'avoir un bouquin qui liste les maladies et les conflits correspondants pour s'installer comme thérapeute. Les clients indiquent leur diagnostic et le thérapeute brode à partir de ce qu'il lit dans le paragraphe correspondant. Le principal "talent" du thérapeute est d'affirmer avec aplomb. S'il donne l'air de maîtriser son sujet, pas grand monde n'osera mettre sa parole en doute.

Une autre idée importante de cette fameuse « loi d'airain du cancer » est que les métastases telles que définies par la médecine scientifique n'existeraient pas. Selon Hamer, les différentes localisations cancéreuses dans le corps d'une même personne ne pourraient pas être le résultat de la migration des cellules de la tumeur initiale. Hamer et quelques-uns de ses disciples affirment que chaque tumeur serait la résultante d'un conflit bien spécifique. Selon eux, les cellules cancéreuses ne pourraient pas migrer dans l'organisme et coloniser de nouveaux organes.

En réalité, on sait que certaines cellules cancéreuses peuvent se détacher de la tumeur d'origine, migrer par voie sanguine ou lymphatique et coloniser d'autres organes. Imaginons le cas d'une personne atteinte d'un cancer du rein (tumeur primaire) chez qui on observe des lésions cancéreuses au niveau du poumon. Si cette personne s'adresse à Hamer ou à un de ses disciples, elle entendra que ses lésions pulmonaires sont un nouveau cancer (une nouvelle tumeur primaire) dû à un « conflit de peur de mourir ». Mais si on effectue un prélèvement de ces lésions pulmonaires et qu'on analyse les échantillons en laboratoire d'anatomopathologie, on risque d'arriver à des conclusions bien différentes. Soit, les cellules observées ont les caractéristiques de cellules pulmonaires et alors il s'agit, en effet, d'un nouveau cancer, d'une tumeur primaire du poumon ; soit, les cellules observées ont des caractéristiques proches des cellules de la tumeur du rein, et il s'agit de métastases (tumeurs secondaires).Pour résumer, on peut dire qu'un cancer secondaire est bien différent d'un deuxième cancer. L'observation au microscope des cellules cancéreuses permet de confirmer l'existence des métastases telles que la médecine scientifique les définit. Étant donné que les métastases sont le signe de la propagation de la maladie, autrement dit de son aggravation, le fait de nier l'existence des métastases revient, dans une certaine mesure, à nier la gravité du cancer. En fait, ce que Hamer décrit comme un processus de guérison correspond à ce que la médecine considère comme une maladie dangereuse. Avec Hamer, les malades sont encouragés à considérer les signes d'aggravation de leur maladie comme des étapes normales du retour à la santé. Hamer déconseille fortement le recours à la chimiothérapie, car il prétend que cela bloquerait le bon déroulement de cette phase de guérison. C'est pour cela que des gens souffrant de cancers avancés avec de fortes douleurs se sont longtemps abstenus de soins médicaux. Certains ont même supplié leurs proches de ne pas les faire hospitaliser. Il est certain que pour les malades qui adhèrent aux théories de Hamer, le fait de se croire sur le chemin de la guérison suffit à les dissuader de recourir aux traitements médicaux classiques. Rien d'étonnant à ce que de nombreuses personnes soient mortes prématurément d'avoir fait confiance aux thèses de Hamer ou d'un de ses disciples, ainsi qu'on peut le voir dans le premier reportage de cette émission de la télévision belge.

Les autres "lois biologiques" de Hamer ne tiennent pas davantage la route que la première. C'est expliqué en détail ici.

Mais suffisamment de gens sont ignorants des réalités du cancer pour accorder du crédit à ces thèses. Et bien des gens, lorsqu'ils entendent parler des théories de Hamer pour la première fois sont enthousiasmés. Un discours apparemment scientifique, truffé de termes empruntés à la biologie et à l'embryologie, émanant d'un médecin et qui balaie nos peurs de la maladie... Ça donne envie d'y croire.

Selon la cinquième loi, celle de la "quintessence", il n'y aurait pas lieu d'avoir peur de la maladie, mais de comprendre et respecter les lois biologiques. Cela respecte une règle quasi universelle chez les charlatans : pour soutirer un maximum d'argent au client, il faut toujours minimiser la gravité d'une pathologie sévère et exagérer la gravité d'une pathologie bénigne.

Dans le premier cas, l'objectif est de dissuader le malade de s'adresser à des gens plus compétents et dans le deuxième cas, il s'agit de se faire mousser et de s'attribuer les mérites de la guérison.

Les théories de Hamer existent depuis plus de trente ans. Il n'existe aucun cas connu de guérison attribuable à son approche médicale. Mais cela ne semble pas trop dérouter les gens. Hamer a toujours prétendu avoir validé ses lois en examinant des milliers de dossiers médicaux. Il affirme que les malades soignés selon ses méthodes guérissent dans 98% des cas, mais qu'il n'a pas pu expérimenter à grande échelle et faire reconnaître ses succès, car ils contrecarrent les intérêts économiques de toute une filière.

Pour revenir à cette histoire de 98% de guérison, c'est vraiment un chiffre bien pensé : ce taux est suffisamment énorme pour susciter de gros espoirs chez les malades et leurs proches, et à chaque échec, les gens sont persuadés de faire partie des rares malchanceux, des 2% d'échec. 98% de réussite pour Hamer, comparés aux 2,2% de réussite pour la chimio, comme le disent de nombreux défenseurs des thérapies alternatives... Ça donne envie d'opter pour l'approche de Hamer... Sauf qu'il a mis en oeuvre ses principes dans quelques « cliniques » en Allemagne, où il était le médecin... Et les résultats ne sont pas brillants. Dramatiques même. Les conditions étaient déplorables et les malades mourraient dans d'atroces souffrances, sans même un traitement pour soulager les douleurs. Et on ne connaît aucun malade qui ait trouvé la guérison dans une des cliniques tenues par Hamer. C'est pourquoi, Hamer et ses disciples s'abstiennent de parler de ces cliniques de l'horreur.

Les raisons du succès des théories de Hamer

De nombreux thérapeutes s'inspirent plus ou moins directement des "cinq lois biologiques" de Hamer et ces théories sont très populaires auprès des adeptes des médecines alternatives.

La chimiophobie, le refus de la chimiothérapie, et plus largement des traitements médicaux classiques du cancer reposent sur une image négative de ces traitements. Sur internet, de nombreux sites répandent les idées que, majoritairement, les médecins ne feraient pas confiance à la chimiothérapie, et que la chimiothérapie ne connaîtrait qu'un très faible taux de réussite.

D'autres peurs, plus personnelles, telles que la phobie de la vue du sang ou la phobie des aiguilles et objets pointus ou tranchants constituent aussi un terrain favorable à la chimiophobie. Mais le rejet catégorique des soins médicaux classiques en cas de cancer ne concerne qu'un faible pourcentage de malades. Bien trop faible pour assurer la subsistance de tous les thérapeutes proposant des voies alternatives. Beaucoup jouent donc la carte de la complémentarité entre médecine et charlatothérapie pour gagner des clients parmi les nombreux malades qui bénéficient d'un traitement médical classique. Ils s'appuient sur la croyance selon laquelle le traitement médical seul serait insuffisant pour obtenir une "vraie" guérison. C'est aussi un bon moyen de ne pas endosser de responsabilité vis-à-vis du malade ou de ses proches en cas d'abandon ou de rejet du traitement médical ou d'échec de la thérapie.

Associée à la méfiance à l'égard des traitements médicaux classiques du cancer, on retrouve plus largement la croyance que "le naturel" serait bon tandis que "le chimique" serait mauvais. La popularité des thérapies alternatives du cancer doit aussi beaucoup à la méconnaissance des bénéfices possibles du traitement médical. Chez certains malades mal informés, il y a l'idée que tout se vaut, la croyance que quel que soit le chemin choisi, l'issue sera la même : la mort.

En réalité : certains diagnostics sont associés à de (très) bons pronostics. Ainsi, un rapport de l'INCA indique que, selon la localisation de la tumeur primaire, le taux de survie à dix ans varie de 1% à 93%. En revanche, se contenter d'un simulacre de thérapie au lieu d'un vrai traitement médical, c'est prendre le risque de perdre ses chances de guérison. Plus un malade rentre tard dans le traitement, plus sa maladie risque d'être difficile à traiter : traitement plus long, plus éprouvant, et moins de chances de guérison.

Il y aussi les cas des malades dont le pronostic reste peu favorable (leurs chances de guérison sont infimes). Ils peuvent méconnaitre les bénéfices apportés par des traitements palliatifs, qui peuvent améliorer non seulement la durée, mais encore la qualité de vie, en soulageant symptômes et complications. La prise en charge de la douleur représente un volet important de cette qualité de vie.

La popularité de la "méthode Hamer" s'explique aussi en partie par la méconnaissance du grand public de sa dangerosité et de son inefficacité.

Avec cette histoire des "deux phases de la maladie" (la deuxième "loi biologique" de Hamer), les gens sont encouragés à considérer les signes cliniques de l'aggravation de la maladie (inflammation, douleurs, fatigue, éventuellement ulcération et infection) comme faisant partie du "processus de guérison". Cette méconnaissance explique que des gens aient pu longtemps persévérer dans l'aggravation de leur maladie en refusant toute aide médicale, persuadés d'être engagés sur le chemin de la guérison.

Une tumeur traitée selon la "méthode Hamer" évolue rigoureusement de la même façon qu'une tumeur non traitée, car la "méthode Hamer" n'est qu'un simulacre de traitement.

De plus, Hamer présente une caution médicale rassurante : Hamer est présenté comme un médecin, et on trouve des médecins, infirmiers et autres professionnels de santé parmi ceux qui défendent les théories de Hamer. Les théories de Hamer sont également très populaires auprès de nombreux "thérapeutes". Ce succès d'explique en partie par le manque de connaissances médicales et scientifiques de ces "thérapeutes". Les théories de Hamer, ce sont des idées simples, voire simplistes, dont tout le monde peut s'emparer. En fait, présenter les théories de Hamer consiste à passer d'un vocabulaire scientifique à des mots de tous les jours. C'est un peu la "science du pauvre". À l'issue d'une conférence de 2 heures, les auditeurs peuvent avoir la conviction de connaître dans les grandes lignes les principes qui régissent la maladie et la guérison et croire qu'ils en savent presque autant, si ce n'est davantage, que ceux qui ont étudié la médecine pendant des années à l'université. Ancien barman, ancien assistant social, ancienne femme au foyer, etc. ; connaissant le diagnostic et muni d'un des nombreux ouvrages de décodage biologique, n'importe qui peut s'improviser thérapeute.

Et on peut même avoir l'impression d'une continuité avec la vraie médecine, car la "méthode Hamer" suppose de connaître assez précisément la pathologie, donc de s'appuyer sur un diagnostic posé par un vrai médecin.

Et ce vernis scientifique des théories de Hamer ne séduit pas que des personnes n'ayant pas fait d'études. Il y a aussi des médecins qui décident d'abandonner la pratique de la vraie médecine pour se lancer dans cette « thérapie » selon les préceptes de Hamer. Ou bien des personnes ayant effectué plusieurs années d'études de médecine... Et ils ne peuvent pas se cacher derrière l'ignorance ou le manque de formation pour justifier leur choix. Même les moins brillants d'entre eux disposent des connaissances requises pour repérer les failles et les incohérences des théories de Hamer et pour prendre la mesure du danger que représente la "méthode Hamer" pour les malades. Une simple conférence peut s'avérer extrêmement lucrative... À cela, il faut ajouter les séances individuelles de thérapie, les formations d'autres thérapeutes, la vente de livres et DVD...

Mais la vénalité n'explique pas tout... Il ne faut pas oublier le goût de la notoriété et de l'influence. Pour passer à la postérité, un titre de docteur en médecine ne suffit pas. Alors qu'en publiant dans la presse qui bafoue et détourne les notions scientifiques pour donner une apparence de validité à des pseudo-thérapies, il y a moyen de devenir populaire assez rapidement.

Il y a de nombreux titres de cette presse gratuite dont le contenu rédactionnel vient prolonger la publicité...

La rançon du succès

De nombreux thérapeutes se sont emparés des théories de Hamer et y ont ajouté leur petite touche personnelle, ont affublé le tout d'un nouveau nom et monté leur propre école de formation. Autant de clients en moins pour Hamer. Alors il a réagi en nommant ses théories Nouvelle Médecine Germanique® (Germanische Neue Medizin® ou Germanische Heilkunde®) ou encore Médecine Sacrée® (Medicina Sagrada®). Depuis la Norvège où il s'est réfugié - car la Norvège n'a pas d'accord d'extradition avec l'Union européenne - Hamer continue à diffuser ses livres et ses idées, à lutter contre la médecine scientifique (voir : le trajet de Hamer en Europe). Il se présente comme un héros qui résiste à l'oppression du complot pharmaceutique... Un peu comme De Gaulle à Londres. Ou injustement persécuté comme Galilée. C'est aussi comme cela qu'il est présenté par un de ses défenseurs. Cependant, si les idées de Hamer ont fait florès, le personnage, lui, est sulfureux : il a été condamné, notamment en France, à des peines de prison et a perdu l'autorisation d'exercer la médecine. En outre, ses propos antisémites lui ont donné mauvaise réputation. Et Hamer n'a pas que des défenseurs.

De fait, on trouve un certain nombre de thérapeutes qui affirment se désolidariser des excès et outrances du personnage. Ce qui ne les empêche pas de continuer à faire de larges emprunts aux théories de ce dernier et d'en appliquer les principes dans leur pratique thérapeutique.

Pour illustrer cela, il y a un thérapeute qui a écrit un livre pour dénoncer charlatanisme, le manque de déontologie et les outrances diverses de Hamer tout en reprenant sur une autre partie de son site web l'idée que le cancer du poumon est dû à un conflit de peur de mourir, que la fumée de cigarette ne serait pas la vraie cause, etc.

Dans la pratique, beaucoup de thérapeutes ont créé leur propre thérapie et leur propre école de formation de thérapeute en empruntant à Hamer l'idée que la maladie exprime un conflit vécu par le malade, que la maladie a un sens qu'il convient de déchiffrer pour permettre la mise en route du processus de guérison ou pour prévenir la récidive. La grande différence entre Hamer et les autres, c'est que Hamer va généralement chercher le conflit dans les mois qui précèdent l'apparition de la maladie, tandis que d'autres n'hésitent pas, en s'appuyant sur telle ou telle théorie, à aller chercher ce conflit dans un passé plus lointain dans la vie de la personne malade , et pourquoi pas dans l'histoire de ses ancêtres (psychogénéalogie et transgénérationnel ), ou éventuellement, dans les vies antérieures de la personne malade. Chacun apporte sa touche personnelle...

Le premier dissident connu de Hamer, est l'ex-médecin Claude Sabbah qui a créé la Biologie Totale des Êtres Vivants®. En fait, la Biologie Totale® mêle transgénérationnel et théories de Hamer. Selon lui, une personne peut donc être malade à cause d'un conflit vécu, par exemple, par un grand-oncle...

Cette idée reprise aussi dans le Décodage Biologique®. Son inventeur a écrit un nombre incroyable de best-sellers sur la correspondance entre maladies et conflits. Beaucoup de thérapeutes se servent de ses ouvrages dans leur pratique quotidienne.

Et la marque Décodage Biologique® étant déposée, un autre courant s'est nommé Biodecoding. Sans oublier le Biodécodage® et encore quelques autres... Il y a même des thérapeutes qui proposent le décodage de situations du quotidien, telles que le décodage de la crevaison de pneu... Sans parler du décodage du prénom. Tout est bon pour habituer les personnes à l'idée de chercher le sens caché de la moindre chose ! Puisqu'ils rencontrent des difficultés plus ou moins graves dans tel ou tel domaine de leur vie, c'est qu'ils ont "quelque chose" à résoudre... Cela permet de maintenir les gens dans la dépendance vis-à-vis du thérapeute.

 

Voir également: Biologie Totale.

 

 

Note du relecteur
 
1 - En réalité, il s'agit d'artéfact (« ring artefact ») ; les artefacts sont couramment rencontrés en tomodensitométrie clinique (TDM), et peuvent masquer ou simuler une lésion.*

 

Remarque: Cette définition n'est pas une traduction du Skeptic's Dictionary, mais une production originale de Zoélie F. (Institut Supérieur de Charlatologie).

Source: Cancer : Hamer a tort ! Retour à l'index

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