Yi king

(ou I Ching)

hexagramme

Traité de la Chine ancienne utilisé comme méthode divinatoire. Le Yi king ou Livre des transformations permet de répondre à des questions angoissantes du genre: «Que me réserve l’avenir?» Le traité énumère 64 hexagrammes, soit le nombre de combinaisons possibles de paires de lignes brisées et continues (les trigrammes)*. Les lignes représentent les deux principes cosmiques fondamentaux de l’univers, soit le yin (les lignes brisées) et le yang (les lignes continues). Les trigrammes eux-mêmes représentent le ciel, la terre, le tonnerre, l’eau, la montagne, le vent, le feu et les lacs.

Le sens des hexagrammes a été fixé dans des temps anciens par des prêtres-philosophes chinois qui vivaient en harmonie avec le tao (le chemin ou la voie, en langue chinoise). Il s’agit d’aphorismes dignes de petits biscuits chinois: «À l’homme sincère, lumière et succès», «La fortune sourit aux persévérants» ou encore «L’homme supérieur différencie la grandeur de la bassesse»…

On peut consulter le Yi king en lançant des jetons numérotés et en additionnant les nombres obtenus pour déterminer les hexagrammes. Une méthode fait aussi appel à des tiges d’achillée réunies en faisceaux.

Carl Jung voyait dans le Yi king un exemple de synchronicité. D’autres n’y voient à l’œuvre que notre capacité de tirer un sens de données vagues et ambiguës.

 

Voir également : Linéomancie, Oracles et Pensée magique.

Source: Skeptic's Dictionary Retour à l'index

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© 2016 Robert Todd Carroll (version anglaise)
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