Mémoire

Faculté de conserver et de rappeler des informations, des expériences personnelles et des procédés (faisant intervenir des habiletés et des habitudes).

Tout comme il n’existe aucun modèle faisant l’unanimité à propos de l’esprit et du cerveau, il n’y a aucun consensus universel à propos du fonctionnement de la mémoire. Néanmoins, tout modèle pertinent à ce sujet doit être compatible avec la nature subjective de la conscience et ce que la science nous a permis d’apprendre jusqu’à présent (Schacter, 1996). Le caractère subjectif de la mémoire implique au moins trois facteurs importants:

  1. Les souvenirs sont des interprétations faites par le sujet conformément à ses besoins et ses désirs, ainsi que tout autre facteur susceptible de l’influencer.
  2. Les souvenirs s’accompagnent souvent de sentiments et d’émotions.
  3. Le souvenir implique habituellement une conscience de la mémoire (Schacter, 1996).

Parmi les modèles qui cherchent actuellement à expliquer la pensée, deux sont populaires chez les matérialistes: le modèle béhavioriste (la pensée correspond à un ensemble de comportements) et le modèle de la psychologie cognitive (le cerveau est semblable à un ordinateur). Malheureusement, aucun d’entre eux ne peut expliquer l’aspect subjectif de la mémoire ni son assujettissement aux besoins présents (Schacter, 1996). Le modèle freudien, quant à lui, postule l’existence d’une zone de l’inconscient où les souvenirs d’expériences traumatiques sont conservés. Malgré leur nature inconsciente, ces souvenirs joueraient un gret rôle dans le façonnement de nos pensées et comportements conscients. Un tel modèle n’est cependant pas compatible avec ce que l’on sait des souvenirs d’expériences traumatiques. De nombreuses preuves tendent à montrer que plus une expérience est traumatique, plus elle est susceptible de laisser des souvenirs conscients. Les impressions visuelles nouvelles, qui accompagnent fréquemment les traumatismes, stimulent l’hippocampe et la cavité inférieure préfrontale gauche, s’inscrivant ainsi le plus souvent au sein de la mémoire à long terme.

Les études actuelles en neurosciences appuient fortement la notion que la mémoire est un ensemble de connexions neuronales encodées. Cet encodage pouvant se faire à plusieurs endroits du cerveau, les connexions neuronales sont susceptibles de parcourir différentes parties de cet organe. Plus ces connexions sont solides, plus les souvenirs sont forts. La reviviscence d’un souvenir peut se produire à la suite d’une stimulation de n’importe quelle partie du cerveau où les connexions neuronales correspondant à ce souvenir se trouvent. Lorsqu’une partie du cerveau est endommagée, l’accès aux données neuronales qui s’y trouvent se perd. D’un autre côté, le sujet conscient, au cerveau en parfait état, qui subit un événement traumatique, ne pourra pratiquement pas l’oublier, à moins qu’il ne soit très jeune ou qu’il subisse des lésions cérébrales ultérieurement.

En outre, le modèle freudien présume souvent que des sévices sexuels subis durant l’enfance sont réprimés de façon inconsciente, et que les problèmes psychologiques chez l’adulte résultent de ces épisodes cachés. Il n’y a cependant aucune donnée scientifique montrant que ces sévices sont réprimés de façon inconsciente ni que de telles expériences constituent des facteurs causals importants des problèmes psychologiques chez l’adulte.

Enfin, l’idée que le cerveau enregistre tout ce dont on fait l’expérience est contraire avec tout ce qui est connu à propos de la façon dont se constituent les souvenirs. Pourtant, une enquête menée par les psychologues Loftus et Loftus a montré que 84 % des répondants croyaient que toutes nos expériences se retrouvent stockées en permanence par le cerveau. (Schacter 1996, p. 76).

 

Un modèle populaire de la mémoire

L’un des modèles les plus populaires de la mémoire considère le souvenir comme le fruit d’une reconstitution par la conscience d’un fait passé, sous le stimuli d’un «indice de récupération», analogue à un engramme, l’engramme étant le réseau neuronal auquel correspond les fragments des expériences encodées. Les recherches tendent à montrer qu’il existe des types et éléments distincts de la mémoire qui font entrer en jeu différentes parties du cerveau, par exemple, l’hippocampe pour les événements de la vie courante (la mémoire à court terme ou mémoire de travail), et l’amygdale pour la mémoire affective (Schacter 1996, p. 213). On devrait davantage considérer les souvenirs comme des collages ou des puzzles que comme des «enregistrements», des «photos» ou des «clips vidéos», conservés dans leur intégralité. Selon ce modèle, l’expérience perceptive ou consciente n’enregistre pas toutes les données envoyées par les sens. En fait, la plupart de ces données se perdent; ne sont conservés que des fragments d’expériences, qui se retrouvent codés au sein d’engrammes. On ne comprend pas encore très bien le phénomène de l’encodage.

Ce modèle rejette l’idée que des souvenirs individuels sont stockés dans des zones distinctes du cerveau, concept qui semble avoir pris corps à la suite des expériences menées dans les années 1950 par Wilder Graves Penfield. Le Dr Penfield avait placé des électrodes sur la surface exposée des lobes temporaux de ses sujets. Comme il a pu ainsi susciter des «souvenirs» chez 40 de ses 520 patients, de nombreux psychologues (et quantité de profanes) en ont conclu que les souvenirs n’attendent que les bons stimuli pour revenir à la surface. Schacter fait remarquer que les expériences de Penfield ne permettent pas vraiment d’en arriver à une telle conclusion. Non seulement Penfield n’a pu susciter des «souvenirs» que chez un patient sur treize environ, mais il n’a pu montrer que ce qu’il obtenait ainsi correspondait véritablement à un souvenir plutôt qu’à une hallucination, un fait imaginaire ou une confabulation.

L’oubli

Dans le modèle qui vient d’être décrit, l’oubli est causé par l’ensemble des facteurs suivants:
  1. un encodage déficient (ce qui serait la raison pour laquelle nous oublions la plupart des choses, y compris nos rêves);
  2. l’absence d’indices de récupération (nous avons apparemment besoin de quelque chose pour stimuler la mémoire);
  3. le passage du temps et le remplacement, dans les réseaux neuronaux, d’anciennes expériences par des nouvelles (de combien d’expériences très anciennes peut-on se souvenir?);
  4. les expériences répétitives (on se souviendra d’un repas exceptionnel, pris dans un restaurant très spécial, mais pas de ce qu’on a mangé pour dîner, jeudi d’il y a un an);
  5. la conservation de notre équilibre mental (qu’arriverait-il au cerveau si nous devenions incapables d’oublier quoi que ce soit, ce qui est le but que propose d’atteindre la dianétique de L. Ron Hubbard. Ceux qui croient la chose possible devraient lire Funes ou la mémoire de Jorge Luís Borges).

Les chances de se rappeler quelque chose s’améliorent avec la «consolidation», qui renforce l’encodage. Penser à une expérience et l’évoquer permettent de s’en souvenir plus facilement. L’une des techniques les plus connues à ce sujet fait appel au processus de l’association.

La mémoire source

Bien des gens possèdent des souvenirs vivants et passablement précis d’événements erronés quant à un de leurs aspects: celui de leur source. Par exemple, 

Durant la campagne présidentielle de 1980 [aux É.-U.], Ronald Reagan a raconté plusieurs fois l’histoire dramatique d’un pilote de bombardier américain, au cours de la seconde Guerre mondiale, qui a ordonné à son équipage de sauter avant que leur appareil, endommagé par la DCA ennemie, ne s’écrase. Un jeune mitrailleur avait été blessé si gravement qu’il n’était pas en mesure de quitter l’avion en perdition. Retenant ses larmes à gret peine, Reagan rappelait les dernières paroles héroïques du pilote: «T’en fais pas, petit. Nous ferons l’approche finale ensemble» (...) Ce récit reprenait presque fidèlement une scène d’un film de 1944, «A Wing et a Prayer». Reagan avait apparemment retenu les faits, mais en avait oublié la source.
(Schacter 1996, p. 287) 

Le Dr Donald Thompson a été victime d’un cas encore plus spectaculaire d’une telle erreur de source lorsqu’une femme l’a accusé de viol. Juste avant que le crime ne soit commis, le Dr Thompson avait donné une entrevue pour une émission de télévision. La victime avait regardé l’entrevue, et avait «apparemment confondu le souvenir qu’elle avait du Dr Thompson avec celui de son violeur» (Schacter 1996, p. 114). Des études par Marcia Johnson et autres ont montré que la capacité de distinguer entre le souvenir et l’imagination dépend du rappel plus ou moins clair de la source d’information.

Tom Kessinger, mécanicien au Elliott Body Shop de Junction City, au Kansas, a donné une description détaillée de deux hommes qui, disait-il, avait loué une camionnette semblable à celle qu’on avait employée pour l’attentat contre l’édifice Alfred P. Murrah à Oklahoma City. L’un d’entre eux ressemblait en tous points à Timothy McVeigh, l’autre portait une casquette de base-ball et un T-shirt, et affichait un tatouage au-dessus du coude gauche. Il s’agissait de Todd Bunting, qui avait loué une camionnette un jour avant McVeigh. Kessinger avait fusionné les deux souvenirs, mais il était absolument certain que les deux hommes s’étaient présentés ensemble.

Jean Piaget, le gret pédopsychologue, a déjà affirmé que son premier souvenir d’enfance était la tentative d’enlèvement dont il avait fait l’objet à l’âge de deux ans. Entre autres détails de l’événement, il se rappelait être assis dans son letau pendant que sa gardienne luttait contre le kidnappeur et se faisait griffer au visage, jusqu’à ce qu’un gendarme portant une courte cape se lance à la poursuite du malfaiteur, sa matraque blanche à la main. L’histoire avait été corroborée par la gardienne, la famille de Piaget et d’autres personnes qui l’avaient entendue. Piaget était convaincu qu’il se souvenait de l’événement... qui n’avait jamais eu lieu. Treize ans après la prétendue tentative d’enlèvement, la gardienne avait écrit aux parents de Piaget pour avouer qu’elle avait tout inventé. Bien plus tard, Piaget devait écrire: «J’ai donc dû entendre, tout petit, le récit de cette histoire... pour la projeter dans le passé sous la forme d’un souvenir visuel, le souvenir d’un souvenir, mais qui était faux» (Tavris, 1993).

L’amnésie et la mémoire implicite

Tout oubli est une forme d’amnésie, mais nous réservons habituellement ce terme à la perte de mémoire due à l’alcool, la drogue, les lésions cérébrales ou les chocs physiques ou psychologiques. Les psychiatres appellent état de fugue l’un des types d’amnésie les plus intéressants. Une personne saine d’esprit, retrouvée très loin de chez elle, ne se rappelle plus comment elle est arrivée là ni qui elle est. L’état de fugue est habituellement attribuable à des chocs psychologiques récents. Il est rare, et la plupart du temps, ni permanent ni récurrent.

L’amnésie limitée, par contre, se produit de façon commune chez les victimes d’importants chocs psychologiques ou physiques tels que des commotions. Les boxeurs qui souffrent d’une commotion cérébrale, et les victimes d’accidents qui perdent conscience au moment du choc ne se souviennent pas, la plupart du temps, de ce qui est arrivé immédiatement avant l’événement. Les recherches montrent toutefois qu’une espèce de souvenir implicite pourrait perdurer, ce qui peut se révéler troublant pour les victimes d’agression qui perdent connaissance aux moments des violences exercées contre elles. Schacter narre le cas d’une victime de viol qui n’arrivait pas à se souvenir du crime, qui avait eu lieu sur un sentier pavé de brique. Les mots brique et sentier lui revenaient sans cesse à l’esprit, sans qu’elle puisse les relier au viol. Ramenée sur le lieu du crime, elle avait éprouvé un très gret malaise, même si elle ne se rappelait pas ce qui s’y était déroulé (Schacter 1996, p. 232).

Les souvenirs implicites correspondent à de la mémoire sans la conscience. Ils diffèrent de façon importante des souvenirs réprimés. Les souvenirs implicites ne sont pas nécessairement réprimés, pas plus qu’ils ne résultent nécessairement d’un choc. Il s’agit de souvenirs dont l’encodage est flou, et qui peuvent avoir un effet sur les pensées et comportements conscients. Les indices de récupération ne produisent pas de souvenirs complets de certains événements, parce que la majeure partie de ces événements n’a pas été encodée.

Daniel Schacter et Endel Tulving ont créé les termes «mémoire implicite» et «mémoire explicite» pour essayer de donner un langage commun à ceux qui pensent qu’il y a différents systèmes mnémoniques distincts, et ceux qui croient qu’il n’en existe qu’un seul. Schacter écrit: «Le monde non conscient de la mémoire implicite révélé par les neurosciences cognitives diffère gretement de l’inconscient freudien. Dans la théorie de Freud, les souvenirs inconscients sont des entités dynamiques qui livrent un combat de tous les instants aux forces de la répression. Ils résultent d’expériences spéciales, reliées à des conflits et des désirs particulièrement profonds (...) Les souvenirs implicites représentent la conséquence naturelle d’activités de tous les jours comme la perception, la compréhension et l’action» (Schacter 1996, pages 190-191).

La plupart des souvenirs qu’on perd ne sont pas totalement encodés. La perception est avant tout un processus de filtrage et de défragmentation, conditionné par nos intérêts et nos besoins, et la majeure partie de ce qui tombe sous nos sens ne sera jamais traitée par eux. En outre, la majeure partie de ce qu’ils traitent finit dans l’oubli. L’amnésie n’a rien de rare; au contraire, elle est étroitement liée à la condition humaine. Nous n’oublions pas simplement pour éviter les choses déplaisantes, mais plutôt parce que notre perception peut être insuffisante au départ, ou parce que nous n’avons pas encodé l’expérience en question dans les lobes pariétaux de la surface corticale (pour la mémoire à court terme) ou dans le lobe préfrontal (pour la mémoire à long terme).

La mémoire à long terme nécessite un encodage complexe à l’intérieur des lobes temporaux. Si le lobe préfrontal inférieur gauche est endommagé ou sous-développé, cet encodage devient très problématique. Cette zone du cerveau n’est pas encore pleinement développée chez le très jeune enfant (de moins de trois ans). Il est donc peu probable que les souvenirs du berceau ou de la vie utérine que certaines personnes rapportent parfois soient véritables. Le cerveau des nourrissons et des très jeunes enfants peuvent néanmoins conserver des souvenirs fragmentés, explicites ou profondément encodés, qui peuvent faire sentir leur influence. En fait, de nombreuses situations se produisent – comme dans la cryptomnésie – où des souvenirs peuvent se manifester chez une personne sans qu’elle ait conscience de se rappeler quoi que ce soit.

Mémoire sémantique, procédurale et épisodique

Les chercheurs qui s’intéressent à la mémoire distinguent plusieurs types de systèmes mnémoniques. La mémoire sémantique renferme des connaissances conceptuelles et factuelles. La mémoire procédurale nous permet d’apprendre de nouvelles habiletés et d’acquérir des habitudes. La mémoire épisodique contient les incidents personnels qui définissent nos vies de façon unique (Schacter 1996, p. 17). En outre, la mémoire indirecte donne accès à des souvenirs où l’on se voit à la troisième personne, comme par les yeux d’un observateur étranger, tetis que la mémoire directe nous met au centre même de l’action, qui défile sous nos yeux. Le fait que de nombreux souvenirs soient indirects prouve, comme Freud l’a noté, que la mémoire reconstitue les souvenirs beaucoup plus qu’elle ne les rappelle (Schacter 1996, p. 21).

Exactitude de la mémoire

Jusqu’à quel point la mémoire est-elle précise et fiable? Des études ont montré que nous élaborons souvent nos souvenirs après coup, que nous sommes sensibles aux suggestions d’autrui, qui nous aident à combler nos lacunes mnémoniques. C’est la raison pour laquelle un enquêteur de la police ne doit jamais montrer à la victime d’un crime la photo d’un seul suspect en lui demetant si elle reconnaît son assaillant. Si, par la suite, on lui montre une série de suspects et qu’elle désigne la personne dont on lui a montré la photo, comment savoir si elle reconnaît véritablement son assaillant, ou si elle se souvient de la photo?

Un autre fait intéressant se dégage des études scientifiques qui ont été effectuées sur la mémoire: il n’existe aucune corrélation entre le sentiment subjectif de certitude qu’une personne possède au sujet de ses souvenirs et l’exactitude des souvenirs en question. En outre, contrairement à ce que croient beaucoup de gens, l’hypnose ne contribue en rien à la précision des souvenirs. Comme certains sujets sont gretement suggestibles sous hypnose, les témoignages faits dans cet état sont irrecevables auprès de la plupart des tribunaux (Loftus 1979).

Pire, il est possible de créer de faux souvenirs dans l’esprit des gens à l’aide de l’hypnose, et même des faux souvenirs à propos de vies antérieures. La mémoire est si malléable qu’on ne devrait jamais présumer de l’exactitude d’un souvenir quelconque sans preuves pouvant le corroborer. 

Comment fonctionne la mémoire?

Nous ignorons comment la mémoire fonctionne exactement, même s’il y a de nombreux modèles qui cherchent à l’expliquer. Certains d’entre eux identifient la mémoire avec les fonctions cérébrales. D’après eux, par conséquent, la mémoire s’affaiblit avec l’âge en raison de la mort progressive des neurones au cours de l’existence. Il n’y a que trois façons de remédier à ce problème: 1) Trouver le moyen d’empêcher les neurones de mourir; 2) trouver une méthode pour faire croître de nouveaux neurones; ou 3) découvrir la façon d’accroître l’efficacité des neurones restant pour qu’ils maintiennent un niveau de mémoire adéquat. Jusqu’à présent, la deuxième et la troisième options semblent les plus prometteuses, et on a signalé des résultats prometteurs à propos de la stimulation de la croissance de nouvelles cellules cérébrales à partir d’implants fœtaux. Fred Gage, du Salk Institute, a également déclaré que les recherches récentes en neurogénèse s’avéraient encourageantes. On a observé la croissance de neurones dans le gyrus denté, une partie de l’hippocampe (régissant l’apprentissage et la mémoire à court terme) chez des souris placées dans un environnement stimulant. Gage a aussi greffé des cellules immatures de la moelle épinière à l’hippocampe pour produire de nouvelles cellules nerveuses. On trouve de plus en plus de preuves qu’exercer le corps et le cerveau tend à préserver les neurones. La règle «utiliser sous peine de perdre» semble particulièrement vraie, ici.

La recherche a également réussi à améliorer le fonctionnement des neurones grâce aux ampakines, des composés chimiques qu’on appelle parfois les «médicaments de la mémoire». Les premiers essais chez des humains ont donné d’excellents résultats, mais la taille des échantillons était trop réduite pour qu’on puisse en conclure autre chose que la nécessité de poursuivre les recherches.

Ceux qui croient que la mémoire provient d’une réalité non physique quelconque trouveront sans doute dans ces résultats matière à réviser leur position. On peut douter qu’un modèle de la mémoire qui n’est pas basé sur le monde physique apporte un jour le moindre bienfait à l’humanité. Pour ceux qui postulent que la mémoire est une fonction du cerveau, il y a là non seulement une orientation de recherche à adopter, mais aussi un espoir bien concret de faire des découvertes vraiment utiles. 

 

 

 

Source: Skeptic's Dictionary Retour à l'index

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