Mokele-mbembe

Hypothétique dinosaure sauropode qui habiterait dans la région marécageuse du Likouala, au Zaïre. Les pygmées de cette partie du monde, qui l'auraient rencontré, lui ont donné son nom. Mokele-mbembe signifie, selon la source que l'on consulte, “arc-en-ciel”, “celui qui empêche les rivières de couler”, ou “animal monstrueux”. On lui prête la taille d'un éléphant (le gibier favori des pygmées) et un très long cou reptilien. Dépourvue de poils, la créature serait brun-rouge, brune ou grise, et se terminerait par une queue de 1 m 50 à plus de deux mètres de long. Elle passerait le majeure partie de son temps dans l'eau, mais les pygmées affirment qu'ils ont vu des empreintes de pattes munies de trois griffes laissées dans le sol.

Mokele-mbembe

Des récits circulent à son propos depuis plus de deux cents ans, mais il n'en existe ni preuve physique ni photographie. Des cryptozoologistes enthousiastes comme Roy Mackal (A Living Dinosaur? In Search of Mokele-Mbembe, 1987) pensent qu'on devrait croire à son existence autant qu'à celle du monstre du Loch Ness. En effet... Songeons au nombre important d'individus qu'il aurait fallu pour perpétuer l'espèce depuis l'extinction des dinosaures, il y a 70 millions d'années. Où en sont passés les carcasses, les fragments d'os, les fossiles?

Les cryptozoologistes affirment qu'il est possible qu'un dinosaure soit passé inaperçu quelques millions d'années, puisque c'est exactement ce qui est arrivé au cœlacanthe, un poisson qu'on croyait éteint depuis longtemps, mais dont on a capturé un spécimen au large de l'Afrique du Sud. Il y a néanmoins une grande différence entre tomber par hasard sur un poisson qu'on croyait éteint et se retrouver nez à nez avec un dinosaure. Les poissons sont petits, et vivent dans la mer. Les océans couvrent les deux tiers de la surface de la planète, et atteignent des profondeurs de plus de 10000 mètres, ce qui fait beaucoup de place pour dissimuler des spécimens ou leurs restes. Les dinosaures, eux, étaient immenses; ils ont occupé le tiers de la Terre, et en règle générale, ils étaient assez gros pour qu'on ne puisse pas les manquer. Un de leurs représentants serait donc bien plus susceptible d'être repéré qu'un humble cœlacanthe.


 

Autres (sites externes, en anglais) :

Source: Skeptic's Dictionary Retour à l'index

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