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Médecine orthomoléculaire

Pseudoscience centrée sur le rôle de la nutrition et des suppléments alimentaires dans la préservation d'une bonne santé et la lutte contre la maladie. Ses postulats sont généralement rejetés par la médecine scientifique.

La popularité de la médecine (ou thérapie) orthomoléculaire a engendré un optimisme excessif à propos des avantages pour la santé des vitamines, minéraux et autres suppléments, de même qu'au sujet des aliments biologiques, naturels, non transformés, ou jugés « santé » de façon générale. Dans son sens le plus large, le terme renvoie à la croyance qu'une mauvaise nutrition cause la plupart des maladies, et qu'une nutrition adéquate, par conséquent, guérit tout. Stricto sensu, il est plutôt question de l'emploi de mégadoses de suppléments alimentaires pour traiter la maladie. L'expression « médecine orthomoléculaire » vient cependant du monde de la maladie mentale.

Linus Pauling

Le qualificatif « orthomoléculaire » semble avoir été inventé par Linus Pauling dans son article de 1968, « Orthomolecular Psychiatry », pour le magazine Science. En 1973, Pauling a cosigné un ouvrage portant ce titre avec David Hawkins, qui se fera plus tard le champion d'une pseudoscience connue sous le nom de kinésiologie appliquée. Auparavant, le terme « psychiatrie nutritionnelle » était employé couramment par les psychiatres qui croyaient que des troubles mentaux comme la schizophrénie venaient de déficiences nutritionnelles. Pauling a créé le mot « orthomoléculaire » « pour décrire la pratique consistant à faire varier la concentration de substances présentes de façon normale dans le corps pour prévenir et lutter contre la maladie ».* Littéralement, le terme signifie « bonnes molécules ». De nos jours, on emploie les expressions « thérapie moléculaire » et « thérapie nutritionnelle » de façon interchangeable; dans les deux cas, il est question de fortes doses de vitamines pour favoriser la santé. Malheureusement, dans les deux cas également, il s'agit d'une « parodie de la science de la nutrition », pour reprendre les mots du Dr David Gorsky. Ainsi, Pauling s'est fait l'ardent défenseur de mégadoses de vitamine C pour la prévention du rhume. Au cours des années 1970, il s'est mis à préconiser la vitamine C pour les cancéreux. En 2015, on n'a toujours pas de preuve définitive de l'efficacité des thérapies mégavitaminées, y compris à la vitamine C, contre le cancer.*

Plus d'une décennie avant que Pauling n'appuie l'idée que la maladie mentale puisse être causée par un déficit vitaminique, le psychiatre Abram Hoffer (1917-2009) affirmait que des suppléments de vitamine C et de niacine pouvaient s'avérer efficaces contre la schizophrénie. L'idée que des maladies mentales graves s'expliquent par un manque de vitamines n'est plus prise au sérieux par la médecine scientifique. Quant à la croyance que l'alimentation et les suppléments jouent un rôle dans l'apparition ou le traitement d'affections comme le cancer, bien des gens continuent d'y croire, malgré l'absence virtuelle de confirmation à ce sujet. Les quelques preuves qu'on met de l'avant sont surtout des anecdotes (souvent sous forme d'études de cas), des études en laboratoire sur des tissus vivants dans des boîtes de Petri, des tests sur des rongeurs ou d'autres animaux, ou des spéculations fondées sur la présence ou l'absence de substances chimiques dans le corps ou les excréments de cadavres. Les rares études à grande échelle concernant les effets sur la santé de l'alimentation ou des suppléments démentent les croyances des partisans de la médecine orthomoléculaire. La seule exception, apparemment, est une étude à grande échelle dont les résultats montreraient que des suppléments multivitaminés font baisser le risque de « cancer total » (ce qui doit vouloir dire n'importe quel type de cancer) « de façon modeste mais significative ». Peu de gens savent que les suppléments alimentaires envoient plus de 23 000 personnes à l'Urgence chaque année, ou que les suppléments vitaminiques pourraient bien accroître les risques de mourir d'un cancer.

Maladies causées par une mauvaise alimentation ou des carences nutritionnelles

Il y a, bien entendu, beaucoup de maladies causées par une mauvaise alimentation, et on peut les traiter par des suppléments. Le manque d'iode, par exemple, entraîne des problèmes de thyroïde. Comme le corps ne produit pas d'iode, il faut le prendre en suppléments.

Avant les années 1920, la carence en iode était courante dans la région des Grands Lacs, des Appalaches et du Nord-Ouest des États-Unis, ainsi que dans la majeure partie du Canada. Le traitement par sel iodé a virtuellement mis fin à la prévalence du goitre dans cette zone géographique. Malheureusement, dans bien d'autres parties du monde, il n'y a pas assez d'iode disponible dans le régime alimentaire, et la carence demeure un important problème de santé publique. Environ 40 % de la population mondiale est encore soumise au risque d'une carence en iode.*

Certains aliments constituent une bonne source d'iode, par exemple, la poitrine de dinde, les algues séchées, les crevettes, la morue, les pommes de terre, les œufs, le homard, le lait et les fraises. La plupart des habitants du monde industrialisé sont en mesure d'obtenir les vitamines et minéraux dont ils ont besoin par leur alimentation. Les suppléments ne sont nécessaires que si l'on souffre d'une carence précise. Ainsi, certaines personnes peuvent avoir besoin d'un supplément de vitamine D, de vitamine B12, ou d'acide folique.

L'organisme humain ne produit pas de vitamine C, mais peut le puiser dans de nombreuses sources alimentaires. Le Dr James Lind (1716-1794) a constaté que la consommation d'agrumes entraînait une baisse de l'incidence du scorbut, maladie qui a tué plus de marins que les guerres navales du dix-huitième siècle. Nous savons maintenant que le scorbut est causé par une carence en vitamine C (acide ascorbique).

Le rachitisme, le béribéri, et la pellagre sont des maladies carentielles, mais la médecine orthomoléculaire, contrairement à la médecine scientifique, ne s'intéresse pas aux types de carences nutritionnelles reconnues pour causer des maladies. Plutôt, ses partisans se concentrent sur des choses comme les aliments et régimes qui causent ou préviennent le cancer, ou les traitements aux mégavitamines qui guérissent du cancer ou qui permettent de traiter la maladie mentale.

La vitamine C et le traitement du cancer

Ron Hunninghake, MD, préconise des injections intraveineuses de vitamine C pour traiter le cancer, ainsi que d'autres affections.

La vitamine C par intraveineuse fait bien plus que simplement tuer les cellules cancéreuses. Elle renforce l'immunité. Elle peut stimuler la formation de collagène qui aide le corps à isoler la tumeur. Elle inhibe l'hyaluronidase, enzyme que les tumeurs emploient pour faire des métastases et envahir d'autres organes. Elle induit l'apoptose, qui fait que les cellules cancéreuses meurent plus tôt qu'elles ne le feraient normalement. Elle remédie au scorbut, presque universel chez les cancéreux. Les patients cancéreux sont fatigués et apathiques. Ils souffrent facilement d'ecchymoses et manquent d'appétit, dorment mal, et présentent une faible tolérance à la douleur. Tous ces symptômes correspondent de façon classique au scorbut, maladie que le médecin ordinaire néglige très souvent.*

L'Hôpital Memorial Sloan Kettering donne une information différente, peut-être plus équilibrée, à propos des bienfaits de la vitamine C:

De nombreux essais cliniques et études épidémiologiques ont examiné les bienfaits supposés de la vitamine C. Une prise régulière de suppléments de vitamine C peut réduire la durée et la gravité d'un rhume commun. Toutefois, l'effet est minime, sauf chez les personnes exposées à un stress physique aigu (2). On croit que la vitamine C peut contribuer à la santé cardio-vasculaire, mais les conclusions à ce sujet ne sont pas unanimes. Des études antérieures laissent entrevoir qu'une prise de vitamine C - dans le régime alimentaire, et non sous forme de suppléments - peut réduire le risque de maladies coronariennes (3). Cependant, deux essais randomisés ont été effectués à grande échelle sans qu'on puisse en dégager des bienfaits de ce genre (4) (5). En outre, la prise de suppléments de vitamine C et E fait croître le risque de mortalité et de crise cardiaque non mortelle chez les patients souffrant de coronaropathies (6). Les données sur l'effet de la vitamine C dans la baisse de la tension artérielle sont également contradictoires (7) (8)...
 
Rien n'est clair quant au rôle de la vitamine C dans la prévention du cancer. Selon certaines études, elle réduit le stress oxydatif (18). On associe de hauts niveaux de vitamine C dans le plasma à une incidence plus faible de cancers gastro-intestinaux, sans doute grâce à ses effets protecteurs contre les composés nitreux cancérigènes présents dans l'alimentation (19). Un apport en vitamines A, C, ou E réduit le risque de cancer du col utérin (20), mais ne prévient pas les cancers gastro-intestinaux (21), de la prostate (22), ou des poumons (23), n'a pas d'effet sur l'incidence d'autres cancers, et ne change pas le taux de mortalité dû au cancer (24). De plus, une prise supplémentaire de vitamine C est associée à un risque plus élevé de cancer du foie, danger qui ne semble pas accompagner la vitamine C de source alimentaire (25).
 
On a recours depuis longtemps à de fortes doses de vitamine C en médecine parallèle (26) à partir de l'hypothèse que les formations de nouveau collagène résistent aux infiltrations malignes (27). Les premières études sur l'acide ascorbique par voie parentérale et orale avaient montré des résultats prometteurs (28), mais des essais randomisés contrôlés subséquents chez des cancéreux consommant 10 g par jour de vitamine C par voie orale n'avaient pas permis d'obtenir des bienfaits significatifs (29) (30). Cette absence d'effet a plus tard été expliquée par la découverte, en pharmacocinétique, du fait que l'acide ascorbique ne peut atteindre qu'une concentration limitée dans le plasma lorsqu'il est administré par voie orale (31). Une concentration pharmacologique plus élevée, qu'on obtient uniquement par injection intraveineuse, présente des effets cytotoxiques sélectifs sur des lignées cellulaires cancéreuses (32) (33). On suppose que l'acide ascorbique transporte le peroxyde d'hydrogène dans le liquide extracellulaire (32), où il génère des radicaux libres contre les cellules tumorales (33). De fortes doses d'acide ascorbique intraveineux, allant jusqu'à 1,5 g / kg / jour semblent bien tolérées (34), peuvent améliorer la qualité de vie des cancéreux en phase terminale (35), et réduire la toxicité associée à la chimiothérapie chez les patientes souffrant du cancer des ovaires (67). La chose a mené à un regain d'intérêt dans l'étude de fortes doses de vitamines C par intraveineuses comme traitement contre le cancer (34) (36). Toutefois, on doit considérer qu'il s'agit d'une drogue expérimentale, à n'employer que dans le cadre d'essais cliniques.
 
Fait intéressant, les contre-indications au sujet de suppléments de vitamine C en cours de chimiothérapie ne sont pas absolues. Des études in vitro et sur des modèles animaux ont montré que les cellules cancéreuses fixent la vitamine C de façon préférentielle (37), ce qui rend certaines préparations chimiothérapiques moins efficaces (38). Également, on se préoccupe beaucoup du fait que les antioxydants comme la vitamine C peuvent nuire à la chimiothérapie et à la radiothérapie, pour lesquelles on compte sur la production d'espèces d'oxygène réactives pour leur activité cytotoxique (39). Par contre, une étude clinique a montré que l'acide ascorbique ne réduit pas les effets thérapeutiques du paclitaxel et du carboplatine (40). Selon une autre étude, une prise inadéquate de vitamine C accroît les effets indésirables associés aux produits chimiques chez les enfants souffrant de leucémie lymphoblastique aiguë (41).

Les « traitements » les plus communs associés à la médecine orthomoléculaire se fondent sur la prise de fortes doses de vitamines ou de minéraux, mais l'idée originale, telle que conçue par Pauling, voulait que la santé physique et mentale dépende avant tout d'un bon (« ortho ») équilibre moléculaire, pouvant varier d'une personne à l'autre. À ce sujet, Pauling ne se fondait pas sur des preuves empiriques robustes, mais sur une intuition incroyablement fausse, qui a fait sombrer l'un des grands esprits du vingtième siècle dans la plus consternante patamédecine.

Quelques promoteurs de la médecine orthomoléculaire

Journal of Orthomolecular Medicine: « La médecine orthomoléculaire se caractérise par l'emploi thérapeutique de substances que l'on retrouve naturellement dans l'organisme. Constituée à l'origine dans le contexte du traitement et de la prévention des maladies psychiatriques, elle cherche à constituer un environnement moléculaire optimal pour le cerveau et les tissus en modifiant la prise de nutriments comme les vitamines (et leurs métabolites), les minéraux, les oligo-éléments, les macroéléments, ainsi que toute autre substance active du point de vue métabolique ». Les partisans de la thérapie orthomoléculaire ont créé cette publication parce qu'ils n'arrivaient pas à faire paraître leurs travaux dans des journaux scientifiques. Ils affirment faire l'objet de persécutions de la part de factions corporatistes. Ceux qui rejettent leurs travaux y voient plutôt un gaspillage de papier.

Orthomolecular.org: Ce groupe considère le Linus Pauling adepte de la pseudomédecine comme son Père fondateur, ce qui est un peu ironique quand on lit la définition de la médecine orthomoléculaire qu'il emploie: « Prévention et traitement de la maladie par l'administration de quantités optimales de substances se trouvant naturellement dans l'organisme ». Dans les médias populaires, Pauling est surtout connu pour sa croyance dans le pouvoir miraculeux de doses massives de vitamine C, capables de prévenir et guérir le cancer. Or la vitamine C n'est pas produite par l'organisme humain, et l'idée que 10 000 mg de vitamine C par jour soit une quantité optimale est tout simplement fausse.

Linus Pauling: Récipiendaire de deux prix Nobel, il est fort dommage que Pauling ait terminé sa carrière comme pseudoscientifique. Conjointement avec Ewan Cameron, il a publié une étude supposée démontrer que des mégadoses de vitamines C guérissent du cancer.

Malheureusement, eu égard aux protocoles habituels d'expérimentation clinique, cette étude était un gâchis total. Linus Pauling n'était pas un clinicien et n'avait aucune expérience dans la conception d'essais cliniques, la chose est évidente. Même dans le cadre d'une analyse rétrospective, son étude s'avère embarrassante. On n’y retrouve aucune standardisation, aucun appariement des sujets du groupe de contrôle par âge, stade de cancer, ou échelle de performance. Étant donné ces défauts de conception rédhibitoires, il y a clairement eu, à tout le moins, biais de sélection. Les failles de l'étude, trop nombreuses pour qu'on les mentionne toutes, ont produit des résultats essentiellement dénués de sens. Le passage de l'étude le plus révélateur à cet égard est sans doute celui-ci: « Nous croyons que les patients traités à l'ascorbate représentent un échantillon aléatoire de tous les patients en phase terminale de l'hôpital, même si aucun processus de randomisation n'a été utilisé ». Faut-il préciser que dans une étude clinique, « croire » que le groupe de contrôle représente un échantillon aléatoire et qu'il y a eu appariement adéquat est nettement insuffisant? Il faut démontrer la chose. Le Dr William D. DeWys, chef de la Direction des enquêtes du Programme de traitement du cancer au National Cancer Institute a bien montré comment Pauling et Cameron n'ont pas su contrôler ces variables, même de façon rudimentaire:
Quand Cameron jugeait un patient « non traitable », il commençait à lui administrer de la vitamine C. La survie ultérieure du patient était ensuite comparée à celle des patients du groupe de contrôle, justement à partir du moment où il avait été déclaré « non traitable ».
 
DeWys a raisonné à juste titre que pour deux groupes comparables, le temps moyen séparant le diagnostic initial de l'attribution du statut « non traitable » devait être le même, ce qui n'est pas le cas. Il en a conclu que beaucoup des patients de Cameron avaient été classés « non traitables » plus tôt que les autres, et qu'on devait donc s'attendre à ce qu'ils vivent plus longtemps. DeWys a également remarqué que plus de 20 % des patients du groupe de contrôle étaient morts quelques jours après qu'on les eut déclarés « non traitables », tandis qu'aucun des patients de Cameron n'était décédé, ce qui permet de penser que les patients de Cameron en étaient à un stade moins avancé de la maladie quand on a décrété qu'ils étaient « non traitables ».
En fin de compte, pour les raisons précédentes et bien d'autres, il concluait que l'étude de Pauling et Cameron présentait de très graves défauts méthodologiques, ce qui n'a pas empêché nos deux chercheurs de publier en 1978 une étude de suivi censée confirmer les conclusions de l'étude de 1976.*

Comme souvent dans la monde de la pseudoscience, Pauling n'a pas mené d'études adéquates sur la vitamine C, n'a pas rédigé de rapports véritablement scientifiques sur ses études, et n'a pas soumis ces rapports à des revues à comité de lecture. Il a créé son propre institut, et s'est lancé dans des tournées de conférences pour faire la promotion de ses livres et de ses croyances. L'un de ses associés, le tristement célèbre Matthias Rath, a agi de même, et on considère qu'il est l'un des principaux instigateurs de la tentative de traiter le sida à l'aide de suppléments de vitamine C en Afrique du Sud.

Frederick Robert Klenner (1907-1984). Klenner affirmait avoir guéri un grand nombre de patients de toutes sortes de maladies, y compris la polio, par des doses massives de vitamine C. Il a écrit beaucoup de rapports de recherche sur des cas où les patients s'administraient eux-mêmes de la vitamine C, ou sur des patients qu'il disait avoir traités, mais les groupes de contrôle et la sélection aléatoire des sujets lui étaient inconnus. Hors du monde orthomoléculaire, on ne tient guère compte de son œuvre. Linus Pauling, en revanche, l'admirait. Pour les partisans de la médecine orthomoléculaire, Klenner est un non-conformiste et un pionnier. Le monde médical le voit plutôt comme un détraqué ou un charlatan.

Il est évident qu'une saine nutrition est essentielle pour une bonne santé, mais il est faux de dire qu'on peut guérir le cancer (ou la polio) par des nutriments. Oui, les nutriments sont essentiels à un système immunitaire robuste, et un système immunitaire robuste est nécessaire pour prévenir le cancer, mais il est faux de dire qu'un système immunitaire robuste est suffisant pour prévenir le cancer. Rien ne permet d'affirmer que les aliments naturels, les régimes spéciaux, divers nutriments, ou des suppléments vitaminiques ou minéraux peuvent « renforcer » le système immunitaire et guérir le cancer. En revanche, certains suppléments peuvent être nocifs, et certains d'entre eux peuvent nuire aux traitements de chimiothérapie. Les personnes soumises à de tels traitements devraient toujours dire à leur oncologue quelles herbes médicinales ou quels suppléments alimentaires elles prennent. En croyant améliorer leurs chances de vaincre le cancer par l'ajout de traitements vantés par Internet, elles pourraient sans le vouloir obtenir un résultat tout à fait contraire. Bien des choses inoffensives en soi peuvent devenir nuisibles quand on les prend en même temps que des produits pharmaceutiques sous ordonnance.

 

Source: Skeptic's Dictionary Retour à l'index

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