Reiki

Forme de médecine traditionnelle par manipulation du ki, version japonaise du chi. En japonais, reiki signifie force vitale universelle.

Comme l'acupuncture en médecine traditionnelle chinoise, et le toucher thérapeutique en Occident, le reiki voit dans la maladie une perturbation de la force vitale. Dans les trois cas, on postule qu'une énergie particulière circule dans l'univers, sous une forme qui ne peut être mesurée, mais que certains initiés peuvent sentir et utiliser. Le praticien reiki diffère de l'acupuncteur en ce qu'il ne tente pas de débloquer le ki de son patient, mais cherche plutôt à canaliser celui de l'univers pour amener la guérison. L'opération se fait par imposition des mains, sans qu'un contact ne soit nécessaire, comme pour le toucher thérapeutique, puisque le ki passe du corps du guérisseur à celui du patient par la voie des airs. Les praticiens reiki disent qu'ils peuvent insuffler le ki à leurs malades pour effectuer ce qu'ils appellent un « rééquilibrage ». En outre, les maîtres reiki prétendent accroître leur propre énergie à même celle de l'univers chaque fois qu'ils opèrent une guérison. Dans The Reiki Handbook, Larry Arnold et Sandra Nevins affirment que le reiki peut traiter les lésions cérébrales, le cancer, le diabète et les maladies vénériennes. Tout échec est attribué à une résistance du patient à l'énergie.

Le reiki connaît une grande popularité auprès des adeptes du nouvel âge, férus d' «harmonisation» et de «rééquilibrage». Les apprentis reiki versent de fortes sommes à leurs maîtres pour devenir maîtres à leur tour. Ils y arrivent en passant par plusieurs niveaux d'harmonisation. Il leur faut apprendre quels symboles utiliser, quand invoquer la force vitale, comment traiter une maladie émotionnelle ou spirituelle, et comment guérir un patient en son absence.

Le reiki a été popularisé par Mikao Usui (1865-1926). Après avoir jeûné et médité pendant de longues semaines, celui-ci avait eu des hallucinations et entendu des voix lui transmettant les «clés de la guérison».

 

 


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Source: Skeptic's Dictionary Retour à l'index

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