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Les frêres Schneider

Les frêres Schneider

Deux frères autrichiens - Rudi (1908-1957) et Willi (1903-1971) - qui affirmaient posséder des pouvoirs paranormaux, dont celui de la psychokinésie. Rudi, qui  travaillait comme médium professionnel, s'est soumis à des tests scientifiques au cours des années 1920 et plus tard. Il a commencé sa carrière à onze ans aux côtés de son frère Willi dans ce qui était le numéro paranormal le plus rentable à l'époque, la séance. Le plus grand titre de gloire de Rudi est qu'aucun chercheur n'a réussi à comprendre comment il s'y prenait pour déplacer des objets ou les matérialiser. Malheureusement, les tests ont eu lieu il y a fort longtemps, dans des conditions moins qu'idéales, et les chercheurs aux talents variables qui les ont menées les ont documentées plus ou moins bien. Tout cela n'empêche pas certains de considérer les tours des Schneider comme des preuves de l'existence des pouvoirs paranormaux. Dean Radin, qui claironne toutes sortes de prétendues preuves sur le sujet dans ses livres 1 et 2, ne mentionne pas les deux frères. Milbourne Christopher, qui s'est montré critique à propos du paranormal et qui était ami de Harry Price (auteur de deux livres sur les frères Schneider) ne les mentionne pas non plus dans ses ouvrages 1 et 2.

Ceux qui font des frères Schneider la preuve irréfutable de l'existence des phénomènes paranormaux se fondent habituellement sur The Strange Case of Rudi Schneider (Metuchen, NJ: Scarecrow Press, 1985) d'Anita Gregory, Parapsychology: A Concise History (Londres: Athlone Press, 1993), de J. Beloff, un des livres de Harry Price, ou des articles du Journal of Psychical Research publiés dans les années 1920. Selon Gregory, Rudi «s'est soumis aux exigences des chercheurs... en acceptant toutes les conditions qu'ils choisissaient de lui imposer... pas le moindre élément de preuve ne peut laisser croire qu'il régnait dans sa vie autre chose qu'honnêteté et transparence». Cette affirmation quant à l'ingénuité de Rudi ne fait cependant pas l'unanimité:

Schneider a commencé à faire la démonstration de ses capacités à l'Institut fur Radiumforschung der Academic der Wissenschaffen de Vienne en 1923. L'année suivante, toutefois, les professeurs Stefan Meyer et Karl Przibram découvrirent qu'il avait tenté de contourner les mesures de contrôle qu'ils avaient mises en place, bien qu'aucune tentative de fraude comme telle n'eût été observée. Après les accusations de Meyer et Przibram, on conclut que la performance de Schneider n'allait pas au-delà de la prépondérance des probabilités, qu'elles résultaient de trucages, et l'homme cessa de présenter tout intérêt pour l'établissement.
 
Trois ans plus tard, en avril 1927, Warren Vinton est allé plus loin, en accusant directement Schneider de fraude dans un article de Psyche. Selon Vinton, Schneider n'arrivait à faire ses exploits qu'à l'aide d'un complice dissimulé. En octobre de cette année-là, le cas a été repris par Malcolm Bird, agent de recherche pour la American Society for Psychical Research. Bird conclut que les accusations de Vinton étaient sensées.*

Quand J. Beloff écrit que «les qualités de médium de Rudi sont maintenant considérées comme les plus authentifiées par la recherche... jamais on ne l'a surpris en train de frauder», les termes à souligner, ici, sont «jamais on ne l'a surpris». Parmi ceux qui ont testé Rudi, on retrouve Harry Price (1881-1948), Albert von Schrenck-Notzing (1862-1929), et Eric J. Dingwall (1890-1986). On ne s'étonnera pas de ce que Schrenck-Notzing n'ait rien vu, puisqu'il semble n'avoir été qu'un dilettante - sympathique, certes, mais complètement incompétent. Il s'agissait d'un

médecin allemand qui avait épousé la fille d'une famille très riche. Schrenck-Notzing a pu ainsi se consacrer entièrement à son loisir, la recherche métapsychique. Doué d'un penchant marqué pour tout ce qui était flamboyant, ce dilettante sans pareil faisait dans l'autopromotion avec un enthousiasme sans borne.
 
Les séances qui se déroulaient chez les Schrenck-Notzing à Munich tenaient davantage de la réunion sociale que de l'enquête sérieuse. Y assistaient des membres de la monarchie et la crème de la bonne société allemande, à une époque où les séances constituaient un divertissement chic dont les participants pouvaient payer les cachets élevés exigés par les médiums. Schrenck-Notzing butinait joyeusement de spirite en spirite, conviant des célébrités en vogue comme Eva C., de même que Willi et Rudi Schneider, et déclarant que leurs numéros étaient absolument véridiques. Lorsque d'autres enquêteurs produisaient des preuves très claires de fraude, Schrenck-Notzing se mettait en frais de les rationaliser de façon ingénieuse, et s'efforçait d'influencer les chercheurs pour qu'ils gardent sous silence leurs conclusions. En outre, il occupait une position qui le mettait à l'abri de toute critique; il ne craignait pas de perdre ses commanditaires. Malgré son manque flagrant de connaissances et sa naïveté consommée, Schrenck-Notzing a laissé toute une série d'observations qu'on a reprises et citées comme preuves positives des phénomènes qu'il présentait.*

Dingwall, pour sa part, «était un enquêteur réputé et chevronné par rapport à tout ce qui touchait le paranormal», de même qu'un «chercheur aussi respecté qu'aimé».* Au bout de soixante ans de recherche active, il jeta l'éponge, exaspéré par la conduite répréhensible des parapsychologues et dégoûté par la qualité risible des preuves qu'ils présentaient. En expliquant pourquoi il avait quitté le monde de la recherche sur le paranormal, Dingwall écrivit:

Depuis mon abandon presque total de toute recherche active dans le domaine du paranormal, on m'a souvent demandé pourquoi, après plus de soixante ans de labeur dans le domaine, j'ai fini par me désintéresser du sujet. Il y a deux réponses à cette question. Tout d'abord, j'en suis venu à la conclusion que l'immense intérêt qu'on porte à l'heure actuelle à l'occultisme et aux formes les plus vulgaires de superstition est dû, dans une certaine mesure, du moins, à la propagande vaste et insistante à laquelle se livrent les parapsychologues. À ce sujet, selon moi, leur responsabilité est grande. Le déclin graduel du christianisme en Occident n'a pas été suivi, comme on aurait pu le souhaiter, par un mouvement vers une vision rationnelle du monde, mais par une recrudescence de la pensée magique. Ainsi, le christianisme, aussi incroyable que la chose puisse paraître à un esprit rationnel, reposait sur des superstitions occultes venues des ténèbres du passé. L'une des raisons, par conséquent, pour lesquelles j'ai mis fin à mon travail est que je ne désire pas m'associer à des personnes qui soutiennent avec force le genre de superstitions que l'on voit partout aujourd'hui. Je ne puis accepter une telle responsabilité...
 
Après avoir côtoyé pendant soixante ans les parapsychologues les plus connus du temps, je crois qu'on ne trouverait pas plus de noms, parmi ceux qu'on pourrait qualifier de chercheurs objectifs, honnêtement intéressés par la vérité, qu'il n'y a de doigts à une seule main. La grande majorité des parapsychologues cherchent à prouver une chose ou une autre: ils veulent que les phénomènes sur lesquels ils se penchent viennent appuyer leurs théories préconçues...
 
Je suis en accord total avec le Dr Henry Margenau, qui dit que le domaine de la parapsychologie est «largement évité par les scientifiques en raison du traitement bâclé qu'on y accorde à des questions pourtant sérieuses». Clairement, lui, au moins, ne s'est pas laissé tromper par la légende si souvent colportée par la gent des parapsychologues, à savoir que les tenants de l'orthodoxie scientifique refusent d'étudier leurs résultats de peur de voir s'écrouler la vision du monde à laquelle ils s'accrochent. Le plus décourageant est sans doute le fait que très peu de protestations montent des rangs les plus sérieux de la Société. Année après année, les mêmes contes et les mêmes expériences sont publiés, et les sommes dont on a un urgent besoin ailleurs sont gaspillées sur des sujets dépourvus de toute valeur scientifique. On ne fait que très peu pour exprimer sa désapprobation ou ses critiques face aux divagations extrêmes de la presse spiritiste, qui semaine après semaine répand des récits miraculeux qu'on aurait à peine trouvé crédibles à l'époque médiévale. Ainsi, dans un seul et même numéro de ces périodiques à grande circulation, j'ai lu qu'une statuette en bois d'origine africaine a causé un certain nombre de malheurs chez ceux qui l'ont possédée, jusqu'à ce qu'elle se retrouve chez un ministre du Cabinet. Une semaine plus tard, le scandale Profumo éclatait, nul doute à cause de ladite statuette. Dans ce même numéro, j'apprends que des apports n'arrêtaient pas de tomber en pluie fine de l'embouchure de la trompette de Mme Estelle Robert, qu'un homme de Porto Rico, sourd-muet de naissance, parle et chante dans un anglais parfait, que la matérialisation d'une personne à peine décédée est apparue devant une vingtaine de témoins, qu'en Angleterre, un recteur a déclaré que deux porcs ont été réduits à l'état de squelette à cause du mauvais œil. Aucun récit des années 1870 ne pourrait vraiment rivaliser avec cette pléthore de miracles...
 
Je n'ai pas l'intention de perdre encore du temps à étudier les ragots et les inventions des parapsychologues.*

Sans doute Dingwall aurait-il mentionné dans sa diatribe que Schneider faisait exception à ces inventeurs de ragots si la chose avait valu la peine d'être soulignée. Néanmoins, les partisans de l'authenticité des pouvoirs des frères Schneider font valoir un rapport rédigé en partie par Dingwall à propos de la performance de Willi Schneider au cours d'une séance. Dingwall écrit: «... la seule hypothèse raisonnable est qu'une cause surnaturelle quelconque est à l'origine de ce résultat».*

Harry Price

Parmi les autres enquêteurs qui ont mis Rudi à l'épreuve, un vaut la peine qu'on s'attarde sur lui: Harry Price.

Price était un enquêteur paranormal et un auteur qui s'intéressait à un vaste éventail de sujets. Il s'est livré à des enquêtes sur des objets aussi divers que la marche sur le feu, la photographie spirite, les séances et la magie noire. Il a pris part au travail de Dingwall à propos de Willi Schneider, et les deux hommes ont publié ensemble Revelations of a Spirit Medium (1922). En 1927, Price établit le Laboratoire national de recherche métapsychique, «en opposition directe à la Society for Psychical Research (SPR) de Londres.»* L'un de ses ouvrages les plus populaires fut Rudi Schneider: A Scientific Examination of his Mediumship (Methuen & Co. Ltd., 1930). En 1933, Price publia An Account of Some Further Experiments with Rudi Schneider. Sur la page Web qui lui rend hommage, HarryPriceWebsite, on peut trouver une recension détaillée des livres de Price sur Rudi Schneider, des critiques, de la plume de V.J. Woolley, de la SPR et de la méthode de tests électroniques qu'il a appliquée à Rudi, et l'accusation, portée par Anita Gregory, que Price a truqué des photos dans le cadre de son enquête. James Randi a son opinion sur Price:

Sa vie mêla de façon étrange vérité et mensonges. Il disait venir d'une famille d'aristocrates [Né à Londres, à Red Lion Square*, il racontait avoir vu le jour dans le Shropshire], avoir hérité d'une fortune [il avait étudié à New Cross, tout d'abord à la Waller Road Infants School, puis à la Haberdashers' Aske's Hatcham Boys School], et être expert en archéologie, bibliographe, numismate, et - fait très important - chercheur en parapsychologie...
 
De son vivant même, on a révélé la fausseté de ses prétentions. Chercheur brillant et compétent, il désirait apparemment gonfler sa réputation par des moyens frauduleux. Après sa mort, des enquêtes ont révélé que Price avait été un aventurier bien plus qu'il ne l'avait laissé voir. Il avait gagné la confiance enthousiaste de ses partisans par le plagiat, le mensonge et le bluff, tout en menant des recherches en partie authentiques et valables.*

Bref, Price était à la fois le Bon, la Brute et le Truand. Il est révélateur, cependant, que ces jours-ci davantage d'attention soit accordée à ceux qui ont enquêté sur les présumés pouvoirs paranormaux des frères Schneider qu'aux preuves mêmes de ces pouvoirs. Les deux bonshommes semblent n'avoir fait rien de plus que divertir et mystifier bien du monde. Que l'on sache, rien ne montre qu'ils aient consacré leurs talents à une cause sociale positive. Le fait qu'on ne les ait jamais surpris à frauder, ou du moins qu'on ne l'ait jamais rapporté, peut difficilement servir de preuve solide de l'existence du paranormal. D'autres bateleurs ont été assez habiles pour faire illusion pendant longtemps; s'ils n'avaient pas avoué, ils auraient emporté leur secret dans la tombe. Un exemple? James Alan Hydrick (né en 1959).

James Hydrick

Au moment de la rédaction de ce qui suit, Hydrick est derrière les barreaux, et c'est derrière les barreaux d'une prison de comté de Los Angeles qu'il a appris à diriger son souffle de façon telle qu'il puisse s'en servir pour faire tourner les pages d'un livre ou frémir un crayon placé au bord d'une table. Il pouvait ainsi regarder dans une certaine direction et souffler dans une autre, parvenant ainsi à faire croire (mais pas à tout le monde!) qu'il n'employait aucun trucage. Aux yeux de bien des gens, Hydrick semblait posséder des pouvoirs de psychokinèse, mais apparemment, son public ne savait pas quel mal on peut se donner, parfois, pour tromper autrui, surtout quand il y a des sommes intéressantes à la clé.

Une fois sorti de sa prison de Los Angeles, Hydrick a mis sur pied l'Institute of Shaolin Gung Fu à Salt Lake City. Il s'est affublé du nom de Song Chai, et s'est mis à accepter des étudiants (payants, bien sûr), à qui il promettait d'enseigner les arts martiaux anciens, de même que la capacité de faire trembloter les pages d'un livre et les crayons en n'utilisant rien d'autre que l'énergie mentale. Autrement dit, il leur montrerait à faire, aux prix de grands efforts, ce que lui n'accomplissait qu'en trichant. Quoi qu'il en soit, la perspective d'utiliser ses pouvoirs mentaux, même pour des exploits parfaitement ridicules, semble attirer certains types d'amateurs.

Hydrick s'est gagné un public international en faisant la démonstration de ses habiletés à la télé américaine, à l'émission That's Incredible! L'épisode a été retransmis en décembre 1980, et montré en reprise en 1981. Il a exécuté son tour, consistant à faire pivoter un crayon, en demandant à l'animateur sceptique [John Davidson n'est sceptique que pour la forme] de mettre sa main sur sa bouche pour bloquer son souffle (Davidson ayant affirmé qu'il pouvait entendre Hydrick souffler). Hydrick a simplement disposé le crayon dans un équilibre aussi précaire que possible, afin qu'il puisse bouger à la moindre vibration causée par ses mains. Il a également fait tourner encore et encore une page d'annuaire téléphonique, prétendument par télékinésie. James Randi a décerné un Uri Award, rebaptisé Pigasus Award, pour 1980 à l'émission «qui a proclamé le caractère paranormal d'un simple tour de magie».*

Randi est allé plus loin que de décerner un prix bidon à une émission de télé favorisant la crédulité. Lors d'une autre émission, That's My Line, il a fait une démonstration de la fraude commise par Hydrick.

Dans un épisode ultérieur, Randi et Hydrick se sont affrontés. Lorsque Randi a institué une mesure de contrôle toute simple, en plaçant de petits morceaux de polystyrène sur la table autour de l'annuaire (afin de vérifier si Hydrick faisait tourner les pages à l'aide de son souffle), toute trace de télékinésie s'est évaporée. Hydrick a tenté de justifier son échec en disant que le polystyrène, chauffé par l'éclairage du studio, s'était chargé d'électricité statique qui, ajoutée au poids des pages, rendait nécessaire qu'on applique plus de force pour obtenir un résultat quelconque. [Essayez de ne pas trop rire!] Randi et les juges, pour leur part, ont déclaré tout net que cette hypothèse n'avait aucune base scientifique.
 
Après que Hydrick eut passé une heure et demie (coupée au montage) à regarder fixement les pages sans réussir à les faire remuer, et à insister sur la réalité de ses pouvoirs, il a finalement reconnu qu'il était incapable de relever le défi. Le jury (qui comprenait un parapsychologue, John Palmer) a déclaré qu'à son avis, aucun phénomène surnaturel n'avait été constaté. L'exploit avorté a mis fin à la carrière télévisuelle de Hydrick (à la suite de l'abandon de Hydrick, Randi lui-même exécuta le tour en employant la technique que Hydrick avait perfectionnée).
 
En 1981, les prétendus pouvoirs psychiques de Hydrick ont été définitivement dénoncés par le journaliste d'enquête Dan Korem. Hydrick a avoué sa fraude à Korem et à reconnu avoir développé son talent particulier pendant son séjour en prison; il ne l'avait pas appris d'un vieux maître chinois, comme il l'avait d'abord affirmé.

Cette anecdote ne montre pas que les Schneider étaient des fraudeurs, même si une arnaque semble évidente dans leur cas. Ce qu'il importe d'expliquer, par contre, c'est comment des enquêteurs comme Harry Price, prestidigitateur d'expérience lui-même, ont pu se faire rouler dans la farine par de telles personnes. Nul n'est assez fort pour se penser à l'abri des fraudeurs. Si Randi n'avait pas vu le numéro de Hydrick et la réaction qu'il a suscitée d'un animateur de télé soi-disant sceptique, Hydrick aurait pu se retrouver dans un labo quelconque et duper des scientifiques et des chercheurs du domaine paranormal. Si Hydrick n'avait pas avoué, on ne peut savoir jusqu'où serait parvenue sa réputation (en supposant, naturellement, qu'il ne se serait pas retrouvé en prison encore une fois). Pourquoi Price n'a-t-il pas révélé le pot-aux-roses à propos des frères Schneider? Impossible de le dire. Peut-être n'avait-il pas vraiment de preuve; peut-être ont-ils vraiment réussi à le tromper. Les choses doivent en rester là tant qu'on n'aura pas découvert dans les papiers de Price l'aveu qu'il a préféré se taire pour une raison quelconque. En attendant, il est sans doute assez sensé d'affirmer que les frères Schneider étaient très bons dans ce qu'ils faisaient, mais que ce qu'ils faisaient n'avait rien de paranormal. Nous ignorons comment ils s'y prenaient, mais on peut croire qu'ils n'auraient pas réussi autant s'ils n'avaient pas eu affaire à des victimes consentantes. Comme Pascal l'a déjà compris, nous voulons être trompés, et comme Freud l'a déjà remarqué, plus la question est importante, moins on exige de preuves. Eh oui...

Source: Skeptic's Dictionary Retour à l'index

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