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Psychothérapies (du Nouvel Âge)

"Dans l'histoire de la thérapie, il se pourrait que la décision la plus importante ait été l'idée qu'elle devait être payée à l'heure."
 
"Au préjudice de la société, il existe un laxisme alarmant dans les professions qui s’occupent de santé mentale lorsqu’il est question de contrôler, de commenter ou d’instruire le public sur ce qu’est une bonne thérapie, sur ce qu’est un comportement négligent de la part de professionnels qualifiés, et sur ce qui est du charlatanisme, ou flirte avec."
 

Une psychothérapie est une technique de traitement des désordres mentaux ou émotionnels. Il y a beaucoup de sortes de psychothérapies. Certaines ont été testées empiriquement et sont connues pour être très efficaces, comme la thérapie cognitive. Beaucoup de thérapies du Nouvel Age, cependant, ne sont rien d’autre qu'un mélange de métaphysique, de religion et d’« idées » pseudoscientifiques (pseudoscientific "insights"). Il peut y avoir des désaccords raisonnables pour définir ce qui constitue une thérapie réussie, mais une thérapie réussie ne devrait pas exiger que l’on croit en Dieu, en la réincarnation, aux enlèvements par des extra-terrestres, à la possession par des entités, aux enfants intérieurs, aux douleurs primales, à la canalisation, aux miracles, ou à toute autre notion métaphysique, religieuse ou pseudoscientifique. Pour des descriptions détaillées de certaines des dernières thérapies du Nouvel Age, on peut lire le « "Crazy" Therapies » de Margaret Thaler Singer et Janja Lalich, ou voir le film « Souvenirs déchirés » ("Divided Memories") d’Ofra Bikel diffusé pour la première fois sur Frontline le 4 avril 1994, et disponible en cassette vidéo pour 133,50 USD (155 USD à l'étranger) chez :

Journal Graphics, Inc
1535 Grant Street
Denver CO 80203
303-831-9000

Le documentaire de Bikel sur les thérapeutes permet aux praticiens de montrer avec confiance leur arrogance et leur incompétence. Les thérapeutes ne sont pas conscients du fait qu'ils sont utilisés pour démontrer la monstruosité de leur travail pseudoscientifique et marqué par l’auto-illusion. L’un après l’autre, les thérapeutes parlent librement et montrent à quel point ils se désintéressent de la question de la vérité et à quel point ils sont indifférents aux familles qu’ils contribuent à détruire. Comme un seul homme, ils écartent les critiques, celles-ci étant considérés comme étant « dans le déni ». Les patients sont mis en avant l’un après l’autre comme preuve de leur bon travail, bien qu’aucun d’entre eux ne semble aller mieux grâce à la thérapie et que beaucoup semblent désespérément malades. Il n’est pas trop difficile de trouver un fil conducteur dans ces thérapies, mais sa signification ne va pas conforter ceux qui pensent qu’elles sont scientifiques.

Un de ces fils conducteurs est la croyance qu'une personne ayant des problèmes n'est pas susceptible d'être responsable de ces problèmes. Un autre consiste à croire que la cause d'un problème est un événement passé traumatisant tel qu'avoir été poignardé dans l'estomac dans une vie antérieure ou avoir été sexuellement maltraité au cours de l’enfance, ce dernier étant l'explication passe-partout ("one-size-fits-all", qui veut dire mot à mot « une taille qui convient à tous » ou « taille unique ») des thérapeutes des souvenirs refoulés pour chaque désordre émotif. L'abus sexuel subi au cours de l’enfance est non seulement la cause de la plupart des problèmes, mais selon ces thérapeutes, c’est la cause dont dépendent nos vies-mêmes. Les thérapeutes des souvenirs retrouvés ne sauraient être troublés par le fait que la plupart de leurs patients ne se rappellent pas avoir été maltraités. La thérapie des souvenirs retrouvés les aidera à se rappeler le traumatisme. Dans « Divided Memories », plusieurs thérapeutes affirment avoir été eux-mêmes maltraités ; l’une d’eux découvre avoir subi une agression sexuelle tout en soignant un patient qui se rappelle ses propres agressions. Qu'un thérapeute puisse introduire ses propres problèmes dans le traitement et considérer ses croyances au sujet de la vie passée d’un patient comme appropriées à la maladie du patient amène à considérer que ces thérapies du Nouvel Age sont davantage des cultes que de la science.

Un autre fil conducteur de ces thérapies consiste à croire que le patient doit découvrir la cause de son problème pour être aidé. Cette démarche « intellectuelle » ("insight" approach) est très ancienne en psychothérapie, mais n'a jamais été testée, ni validée scientifiquement. Ce que signifie être aidé par une psychothérapie ne semble pas non plus être une idée très claire. Le seul trait commun concernant le traitement semble être que le patient croit qu'il sait ce qui a causé ses problèmes. Le fait de croire que vous savez qui (ou ce qui) vous a nui au cours du passé constitue le traitement. La qualité de la vie du patient, les interactions survenant dans certains cadres sociaux significatifs de celui-ci – tels que famille, amis et collègues de travail – : cela n’est pas considéré comme pertinent. Que le patient ait confiance en le thérapeute est de la plus haute importance. Pour gagner cette confiance, une des tactiques habituelles des thérapeutes est de tourner le patient contre sa propre famille. Ceci est fait en menant le patient à croire que la cause de ses problèmes est un membre de la famille ou plusieurs membres de la famille. La famille ne peut pas aider le patient parce que la famille est la source de ses problèmes. Un ou plusieurs membres de la famille ont maltraité le patient et sont maintenant soit des menteurs, soit dans le déni ; les autres membres de la famille sont trompés ou engagés dans une conspiration pour protéger le mauvais membre de la famille. Naturellement, cette demande voulant que le patient fasse confiance à son thérapeute a son corollaire : en échange, le patient met toute sa foi dans le thérapeute. Le patient a été persécuté ; le thérapeute est son sauveur.

Manque d'intérêt pour la vérité ou l'exactitude

Le trait le plus effroyable commun à toutes ces thérapies est le profond manque d'intérêt pour la vérité ou l'exactitude. Ni le patient, ni le thérapeute ne doivent se préoccuper des faits ou d’une preuve tangible que la « cause supposée » ("believed cause") s’est réellement produite. En fait, que la « cause supposée » soit la véritable cause n’est pas considéré comme pertinent dans la thérapie. Le patient crée la vérité et elle est aussi vraie pour le patient que les faits pour le sceptique. C’est tout ce qui importe. "Nous vivons tous dans la délusion", proclame un thérapeute. Ainsi, pour lui, ce n'est pas un souci que la « cause supposée » de son patient soit pure délusion. N'importe quel étudiant de première année de psychologie identifiera la notion de projection dans cette affirmation. Le spectateur n'a cependant besoin d'aucune formation pour voir que ce thérapeute est clairement dans la délusion quand il affirme qu'il n'a pas induit chez son patient les contes bizarres de violences rituelles de la part de ses parents et grands-parents adeptes de cultes sataniques. Son manque total d'intérêt pour des preuves qui corroboreraient l’histoire de son patient, son indifférence pour la famille qu'il contribue à détruire, ses affirmations insincères au sujet de la nécessité de croire sur parole tout ce que lui raconte son patient, le fait qu’il soit apparemment inconscient de l'absurdité et de la cruauté d'inciter son patient à intenter un procès contre sa famille assorti d’une demande de 20 millions de dollars de dommages et intérêts, son affirmation illusoire selon laquelle il peut dire dès la première séance avec une patiente si elle a été maltraitée lorsqu’elle était enfant, tout cela se résume au paquet thérapeutique autoproclamé : délusion. L'impression dominante que laisse le documentaire de Bikel est qu'il existe un certain nombre de thérapeutes du Nouvel Age qui mélangent la métaphysique, la religion et le charlatanisme. Ils n'ont aucun intérêt pour les faits ou la vérité et, parce qu'ils sont pseudoscientifiques, n'ont aucune manière de vérifier si leurs pratiques sont pertinentes ou non.*

Le « "Crazy" Therapies » de Singer et Lalich décrit un large éventail des thérapies pseudoscientifiques prisées des thérapeutes du Nouvel Age. Les auteurs attribuent une partie de la popularité des thérapies bizarres à la montée de l'irrationnel et à la demande de tels sujets de la part des émissions de télévision (« talks shows ») et des groupes éditoriaux. Certains thérapeutes, comme Sondra Ray, avocate du rebirth, se considèrent comme des guides spirituels et non pas comme des scientifiques. Ils sont fiers de leur manque de base scientifique. Certains affirment que la maladie mentale est provoquée par le fait que le patient est possédé par des entités spirituelles qui doivent être apaisées. D'autres emploient la régression à des vies antérieures pour trouver la cause du problème. Certains prennent au pied de la lettre les récits d’enlèvements par des extra-terrestres. Il y a plusieurs thérapies cathartiques qui se réfèrent au cri primal, au rebirth ou au reparenting (recherche de nouveaux parents). Aucune de ces thérapies n'a de validité scientifique. D'autres, telle que la communication facilitée (CF) et la désensibilisation-retraitement des mouvements oculaires (Eye Movement Desensitization and Reprocessing (EMDR)), semblent scientifiques mais la CF n’est pas communément reconnue comme efficace par la communauté scientifique et l’EMDR semble être une simple variante de thérapie cognitivo-comportementale. Il est difficile d’élire la thérapie du Nouvel Age la plus effarante, mais la technique d'organisation neuronale (Neural Organization Technique (NOT)) développée par le chiropracteur Carl Ferreri pourrait mériter le titre. Ferreri a décidé, sans la plus légère once de preuve scientifique, que tous les problèmes mentaux et physiques sont dus à des crânes présentant des défauts d’alignement. Ferreri croit que pendant que vous respirez, vos os bougent à l’intérieur de votre crâne, causant des déviations d'alignement qui peuvent être corrigées par manipulation. Cette théorie a été mise en pratique sans la moindre preuve que les os crâniens se déplacent ou que la notion d’ « alignement standard » ("standard alignment") ait un sens quelconque. Cependant, Ferreri n'a pas été arrêté par la logique, mais par des procès et des accusations pénales.

Une longue liste de thérapies « folles » ("crazy" therapies)

La liste des thérapies « folles » est trop longue pour être reproduite ici, mais Singer et Lalich décrivent ce qui suit :

Leonard Orr a développé la théorie de respiration d'énergie et de rebirthing. Selon Orr, si vous apprenez comment respirer correctement l'énergie, vous pouvez expirer les maladies et la douleur aussi bien physique qu’émotive.

Marguerite Sechehaye et John Rosen pratiquent la théorie de régression et de reparenting. Le thérapeute devient le parent de remplacement du patient pour compenser le funeste travail accompli par ses véritables parents.

La théorie de Jacqui Shiff affirme que le patient doit utiliser des couches-culottes, sucer son pouce et boire au biberon pour être soigné.

Sondra Ray et Bob Mandel croient que vos problèmes sont dus à la manière dont vous êtes né. Ils vous aideront à « renaître » ("rebirth"), correctement cette fois.

John Fuller, Bruce Goldberg, Brian Weiss, Edith Fiore, Richard Boylan, David Jacobs, Budd Hopkins et John Mack emploient l'hypnose pour découvrir les vies passées ou futures du patient où celui-ci a été kidnappé par des extra-terrestres, pour essayer de l’aider.

La théorie de John Bradshaw dit que vous avez un « enfant intérieur » ("inner child") que vous devez élever et avec lequel vous devez être bon, si vous voulez être en bonne santé.

Arthur Janov pratique la thérapie primale. Selon Janov, le patient doit se débarrasser de la douleur primale qui ne peut être supprimée qu’en apprenant la manière appropriée de crier et d’en tirer profit.

Le nouveau processus d'identité de Daniel Casriel (New Identity Process (NIP)) implique de crier dans le but allégué de débloquer ce qui est bloqué. Le hurlement de Casriel est apparemment un meilleur type de cri que le hurlement de Janov.

Nolan Saltzman pratique la bio-psychothérapie du hurlement. Ses cris sont apparemment meilleurs que ceux de Casriel et Janov parce qu'il a plus d'Amour en lui.

Pour conclure, voici l’hypnothérapie. L’hypnothérapie est extrêmement populaire et est pratiquée par des milliers de thérapeutes qui ont obtenu leur formation au cours d’une conférence tenue sur un week-end. Singer et Lalich notent :

Il n'y a aucune exigence d'autorisation, aucun prérequis pour la formation, ni aucune organisation professionnelle envers laquelle ceux qui hypnotisent les autres sont responsables. Vous pouvez être en réalité agent immobilier, artiste graphique, professeur d'Anglais ou coiffeur et également vous intituler hypnothérapeute en accrochant sur votre mur un certificat qui indique que vous avez suivi seulement dix-huit heures de cours sur l'hypnose. (P. 53)

Cette carence de contrôle mène à toutes sortes d'abus et de méfaits.

Suggestion

Beaucoup d’hypnothérapeutes semblent ignorer qu'ils suggèrent des choses à leurs patients. Les dangers de cette pratique sont énoncés par Martin Orne : « Les signaux suggérant ce qui est attendu (du thérapeute) peuvent être involontairement communiqués avant ou pendant le procédé hypnotique, par l’hypnotiseur ou par quelqu'un d'autre, et ce peut être, par exemple, un sujet précédemment évoqué, une histoire, un film, une pièce de théâtre, etc. De plus, la nature de ces signaux peut être tout à fait obscure aux yeux de l’hypnotiseur, du sujet et même de l'observateur qualifié (P. 96) Cependant, beaucoup d’hypnotiseurs ne semblent pas être conscients des dangers et des pièges de l'hypnose lorsqu’on l’emploie au cours d’un acte thérapeutique.

Beaucoup de thérapeutes du Nouvel Age semblent inconscients de questions auxquelles devrait s’intéresser tout thérapeute compétent. Par exemple, tous ces thérapeutes développent des théories qui excluent la possibilité qu'un patient puisse avoir un problème physique ou une faille de caractère. Aucun patient n'est malade physiquement. Aucun trouble mental n'est biochimique. Aucun patient n'est responsable de ses problèmes. C'est toujours quelqu'un d'autre ou autre chose qui est fautif. Les patients ne mentent jamais, pas plus qu’ils ne manœuvrent, trompent, trichent, déforment, rationalisent, commettent des erreurs, etc. Si un patient a un défaut, c'est qu’il ou elle n’a pas suffisamment confiance en son thérapeute. Les patients ont des « maladies mentales », des « problèmes émotifs » et autres « syndromes », mais pas de failles de caractère. Ce serait un fait stupéfiant si l’on découvrait que les personnes qui ont des désordres émotionnels ou des difficultés mentales sont absolument exemptes de défaillances de caractère. Cependant, les avocats de ces thérapies semblent soigner tous les patients comme s’ils étaient des enfants innocents, incapables de la plus légère peccadille.

La plupart des thérapeutes examinés par Bikel, Singer et Lalich semblent inconscients de (ou indifférents à) la suggestion et de l'incitation qu’ils exercent sur leurs patients. Ils conditionnent leurs patients, les poussent, et dans certains cas, implantent clairement des notions dans les esprits de ceux-ci. Ils leur donnent des ouvrages à lire ou des vidéos à regarder, non pas pour aider le patient à comprendre un problème, mais pour amorcer chez lui la croyance en une certaine thérapie folle. Ils implantent des notions pendant l'hypnose, les sessions de groupe, etc., et alors ces notions implantées sont « retrouvées » et exhibées comme validation de leurs techniques thérapeutiques et de leurs théories. Plutôt que dispenser une vraie thérapie, ces thérapeutes « fous » ("crazy" therapists) endoctrinent des patients conformément à leurs propres visions du monde. Le plus troublant étant peut-être que cette pseudoscience surréaliste continue d’être presque incontestée des associations professionnelles de santé mentale et des médias.

 

Note : En 1998, Jill Christman a publié un article dans lequel elle a contesté le travail de Bikel, qualifié de « biaisé » parce qu'elle n'y incluait pas l’histoire de Christman. Christman affime qu’elle a la preuve d'un souvenir retrouvé d'abus sexuel au cours de l’enfance corroboré par un observateur indépendant. En 2002, Christman a vu son histoire éditée par l'université de Géorgie (« Darkroom: A Family Exposure » - cabinet noir : une exposition de famille). Elle est maintenant professeur-assistant de littérature créatrice non romanesque à l'université de l'Alabama. Son histoire est répertoriée comme numéro 2 de 33 cas corroborés de souvenirs retrouvés d’abus sexuels d'enfance qui sont listés sur la page (web) du professeur Ross E. Cheit à Brown University : Ross E. Cheit's "Recovered Memory Project" page.

L'article de Christman soulève d’importantes questions de crédibilité. Après six ans de boulimie et quelques jours de thérapie et de Prozac, elle commence à avoir des rêves d'abus sexuel. Elle écrit : « Étrangement, dans l'histoire dont j'ai reconstitué les événements, j’étais parfois maltraitée (caressée, violée, sodomisée) en présence d'un autre enfant – un garçon un peu plus âgé que moi, avec lequel j'étais toujours en contact, une fois devenue adulte » L'exactitude de ces souvenirs, qui commencent dans des rêves, est hautement incertaine. Leur « corroboration » consiste à contacter cet homme pour « lui dire ce dont je me souvenais, et lui demander s'il se rappelait quelque chose. » N'importe quel investigateur compétent devrait marquer une pause ici et préciser que le témoignage du corroborateur a été altéré par la méthode d'enquête. Un investigateur compétent n'indique pas au témoin ce que vous vous rappelez pour lui demander ensuite de le vérifier. Car vous influencez ainsi le témoin en lui indiquant ce que vous vous rappelez. Je ne blâme pas Christman pour ce qu'elle a fait. Elle avait seulement 19 ans et ne menait pas intrinsèquement une recherche. Mais son indignation envers Bikel, du fait que celle-ci n’a pas pris son histoire au sérieux, se trompe vraiment de cible. Le fait que l'homme lui ait dit que ce qu'elle s'est rappelée était ce qu'il se rappelait également ne peut pas être considéré comme une confirmation maintenant. Pour être considéré comme tel, il aurait fallu obtenir son témoignage indépendamment du sien et les deux devraient concorder sur des points essentiels. Ceci ne signifie pas que son histoire n'est pas vraie ou que l'histoire de l’homme n'aurait pas été identique à la sienne si elle avait été obtenue dans des conditions correctes. Cela signifie seulement qu'elle a tort la penser que son histoire a été confirmée et que Bikel mentait lorsqu’elle a dit ne pas avoir trouvé un seul cas confirmé de souvenir retrouvé d’abus sexuel subi au cours de l’enfance.

 

 

Traduit par Jean-Louis Racca 

Source: Skeptic's Dictionary Retour à l'index

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