Christian a écrit:
Red Pill a écrit:
Avant d'être d'islamistes, chinois, nippon ou bien québécois les anti-américains sont avant tout anti-américains et ils le sont pour les mêmes raisons quel que soit leur nationalité et leur religion. Ils haissent les USAs qui sont pour eux la cause de tous les problèmes de la planète et les histoires de complots les réconfortent dans leurs préjugés et leur idéologie.
Bref les anti-américains sont de leur propre bord.
Une analyse de l'infiltration de la théorie du complot dans la gauche américaine, par Alexander Cockburn, parue dans le Monde Diplomatique en décembre 2006:
Le complot du 11-Septembre n’aura pas lieuChristian
J'avais envoyé comme beaucoup un droit de réponse à cet article du plus haut ridicule;
Quelques extraits :
Citer:
Messieurs,
Je réagis à la parution dans dernier numéro de votre journal de l’article de A. Cockburn intitulé « Le complot du 11 septembre n’aura pas lieu ».
Je considère que la rigueur et la qualité rédactionnelle de cet article – que j’avais déjà eu l’occasion de lire à la source sur le site counterpunch - me semble peu en accord avec la déontologie qui devrait exister au sein d’un journal comme le votre.
En réponse à une demande de publication d'un article de l'édition norvégienne du Monde diplomatique, l'un de vos rédacteurs avait posé la question pertinente suivante : "Cet article, publié sans notre aval par l’édition norvégienne, est-il pourvu des qualités que nous jugeons indispensables: la rigueur, l’enquête, la vérification des faits ? »
Avez-vous appliqué ces règles de base avec la même rigueur quand vous avez reçu l’article précité de A. Cockburn ? En particulier, avez-vous pris la peine de vérifier les dires de ce rédacteur visant à décrédibiliser un mouvement qui se fait de plus en plus présent, tous parti politique confondus? Etes-vous conscient que nombreux sont les chercheurs et scientifiques qui ne partagent pas les vues de cet auteur extrêmement controversé?
Et, plus fondamentalement sans doute, croyez-vous que le journalisme puisse dans un dossier criminel de cette ampleur, fouler aux pieds les règles essentielles gouvernant la preuve en matière criminelle sous prétexte que ses confrères et concurrents le font ; croyez-vous devoir cautionner aveuglément les autorités qui tentent, sous le prétexte de la terreur latente, d'enfuir dans les cendres de la démocratie, des règles tellement essentielles et fondatrices que les conventions internationales qui les ont institué ne permettent bien souvent jamais d’y déroger pour quelque prétexte que ce soit?
Vous savez ces règles qui veulent que l’on exige de ceux qui mènent l’action publique qu’ils rapportent des éléments précis et concordants de la culpabilité de ceux qu’ils accusent. Ou encore celles qui veulent que les autorités chargées de l’accusation complètent l’instruction d'un dossier criminel avant de désigner des coupables et de les traduire en justice.
J’ai pensé que la gravité des attentats du 11 septembre et les secousses secondaires que l’on ressent chaque jour, méritent un effort, celui-ci fut-il vain de ma part... Je vous livre par conséquent l'état de mes réflexions que vous jugerez bon ou non de publier comme mon droit de réponse à l'offense que vous faites subir à ceux qui en ont assez d'endurer la désinformation ambiante dont vous vous êtes malheureusement fait le chantre et l'apôtre en diffusant un article d'une pauvreté intellectuelle proportionnelle au ton condescendant et ironique qui prédominent toujours chez ces gens qui veulent railler plutôt qu'informer.
Le titre de mon article pourrait être le suivant : Pourquoi le doute est la seule posture intellectuelle admissible pour approcher les événements du 11 septembre? Titre volontairement choquant mais nullement incorrect au regard du fait que, dans une enquête aussi bâclée et pleine de silences que celle du 11 septembre, le doute est effectivement la seule attitude juridiquement et intellectuellement admissible.
(...)
2. La désignation des coupables et des complices.
Si l’on peut en théorie admettre que les citoyens se hasardent à se prononcer sur les questions scientifiques et factuelles qui précèdent, il est en revanche en principe exclu qu’ils portent des accusations contre l’un ou l’autre des personnes qu’ils estiment impliquées dans ces attentats. Compte tenu des nombreuses questions restant ouvertes quant à ces attentats, leur préparation et le modus operandi, ce constat vaut autant pour ceux qui soutiennent qu’Al Quaida les a commis que pour ceux qui désignent d’autres coupables.
Ceci est conforme à la présomption d’innocence, à l’interdiction de calomnier, au droit à bénéficier d’un procès équitable, en ce compris une instruction complète de son dossier, … A noter que la déontologie journalistique reprend expressément l’obligation de ne pas accuser des personnes tant qu’ils n’ont pas été condamnées par une décision de justice.
Nombreux sont ceux qui reprochent à juste titre à l’administration Bush et à la justice américaine de ne pas avoir rapporté à suffisance les preuves de la culpabilité des 19 pirates et leur mentor Ossama Ben Laden ainsi que de ne pas avoir traduit en justice les cerveaux de l’opération, qu’ils prétendent détenir.
Les seuls éléments de preuve connus du grand public impliquant formellement Ossama Ben Laden et des membres de son réseau dans la commission de ces attentats (ce qui va au delà de leur préparation) sont des éléments aussi peu probants qu’un passeport retrouvé parmi les décombres des tours ou des vidéos parvenues dans des conditions très douteuses – parfois, et même le plus souvent, plusieurs années après les faits et à des moments où les revendications n’offraient plus le moindre intérêt pour ceux dont l’opinion majoritaire reconnaissait la culpabilité, à des moments que l'on ne peut que considérer comme stratégiques dans l’agenda politique US (La vidéo la plus longue et circonstanciée a été envoyée la veille des élections US) ; des spécialistes ont en outre établi la haute probabilité qu’elles aient été falsifiées, en particulier celle où l’on voit un Ossama Ben Laden au facies physiquement méconnaissable reconnaître pour la première fois (après avoir nié précédemment) la paternité des attentats, tout en expliquant à ses hôtes du jour qu’il était fier d’avoir été le seul à deviner que les tours allaient s’écrouler grâce au choc des avions… N’oublions pas encore que les videos-testaments de certains kamikazes qui sont parvenues à Al Jazeerah quatre ans après les attentats ne pourraient techniquement qu’établir l’intention de commettre les crimes et non pas les crimes eux-mêmes.
Et puis l’enquête officielle peut-elle se satisfaire de la confiscation et la destruction des pièces à conviction des attentats criminels (vidéos du Pentagone, bandes sons des conversations entre les opérateurs des tours de contrôle avec pilotes découpées en confettis le jour des attentats par un membre de la FAA), boîtes noires vues par les témoins dont l’existence est niée par le FBI, ...) ?
En clair, s'il est difficile de nier qu'il existait depuis longtemps un projet d'attentat terroriste émanant d'extrémistes islamistes visant à utiliser des avions pour frapper des cibles civiles (mais ce projet n'existait-il pas en germe bien avant, à l'époque de l'opération Northwoods dont le document déclassifié est publié sur le net), on peut penser que les preuves judiciaires confondant les 19 accusés et leur commanditaires dans l'exécution de ces attentats sont tellement peu convaincantes par rapport aux zones d’ombre de cette affaire que personne d’autre que l’endoctriné Z. Moussaoui en aveu ne pourrait être condamné de ce chef par un jury. Cette indigence de preuves expliquerait-elle que GW Bush ait exigé que ces « combattants ennemis de la liberté » soient traduits devant des tribunaux militaires d’exception et non des tribunaux civils ?
Ceci étant, les lacunes de l’enquête menée par les autorités n’autorisent, je le pense, pas les citoyens à accuser en retour des personnes sur base d’éléments troublants mais isolés résultant de leur propre enquête, à peine de se substituer aux autorités et de violer les principes de droit ci avant rappelés.
En accusant à tort et à travers en lieu et place des autorités compétentes, l’on prend le risque de fouler aux pieds les mêmes procédures et principes de droit que l’on reproche aux autorités de négliger.
Or, ce travers est omniprésent sur le net et même dans la littérature où l’on accuse à tour de rôle, le gouvernement ou l’un ou l’autre de ses membre ainsi que diverses personnalités du monde politique ou immobilier new-yorkais, voire des sociétés commerciales ou des services secrets… De formidables raccourcis peuvent être lus çà et là : L’un des plus courants oublie que ce n’est pas parce qu’il couvre certains mensonges que le Gouvernement US est l’auteur des attentats...
Ces raccourcis et accusations nuisent considérablement au travail phénoménal accompli par certains pour démontrer la caractère orienté des conclusions officielles et amènent des personnes peu scrupuleuses et promptes à exploiter la moindre faiblesse à caricaturer le discours dit "sceptique" et le qualifier, sans craindre le ridicule de "conspirationniste" ou pire "négationniste", alors qu'une portion à mon avis majoritaire de leurs tenants se refusent à élaborer des thèses et accuser des coupables alternatifs, en fonction de leurs affinités idéologiques... Puisse A. Cockburn se reconnaître dans cette génération de journalistes peu scrupuleux…
- Conclusions-
Deux constats assez solides peuvent émerger parmi les doutes que devrait susciter une perception aussi objective et impartiale que possible des attentats du 11 septembre :
L’enquête officielle sur ces attentats pèche par de nombreux aspects.
Tout d’abord, elle est le produit d’une inversion chronologique entre l’établissement des événements factuels – en ce compris leur approche scientifique - et la recherche des coupables. Ainsi, 36 heures après les attentats, on connaissait les 19 coupables et leurs commanditaires alors que cinq ans après, les réponses données aux causes de la disparition des trois tours et les circonstances exactes des crash du Pentagone n’ont pas encore livré un verdict qui évite de sérieuses controverses.
Ensuite, il est manifeste que l’enquête a systématiquement évité tous les éléments qui ne corroboraient pas la version dite officielle, ce au prix de mensonges, non-dits, omissions, et falsifications pourtant particulièrement éhontés.
A l’inverse, malgré toute la suspicion légitime que peuvent éveiller les manquements de l’enquête, il ne revient pas au citoyen de lui substituer d’autres coupables mais de pousser leurs dirigeants et, avant cela, la presse à faire son travail et le cas échéant à exiger qu’une enquête digne de ce nom soit initiée qui aboutisse à traduire les responsables de ces crimes.
Il devrait exister un point de non retour au delà duquel le journalisme ne pourra plus se murer dans le silence actuel, difficilement compréhensible.
C’est dans cette dernière optique que s’inscrit la présente lettre également.
A+