|
Pourquoi suis-je né chimpanzé …
_____________________
Bonjour Rotor,
Je tiens tout d’abord, au nom de mon frère Papou inconnu, à vous remercier d’avoir eu une pensée pour les nôtres de la forêt amazonienne. Broyés par la violence de la machine et la rapacité des possédants ; notre destin est si semblable.
_____________________
Mais peut-être attendiez-vous plutôt une réaction au sujet du parallèle que vous faites entre π et l’imagination ?
Cette réaction m’aurait permis de m’octroyer un deuxième point Godwin, en disant combien une telle combinaison me paraît antithétique, presque une faute de goût ; semblable à ce que serait, par exemple, le fait d’associer « rails-de-chemin-de-fer » avec « passionnante-aventure ».
L’imagination, telle que je l’entends, ressemble à une cavalcade aventureuse et créatrice … dans un espace ouvert… Libre !... Libre !... Libre à l’infini !...
Le chiffre π, quand à lui, avec sa suite arithmétique plombée comme des wagons, m’évoque le déterminisme de rails de chemins de fer qui se perdent dans une nuit et un brouillard indéfinis … plus mortels encore qu’un heurtoir.
L’imagination m’apparaît comme une dynamique qui ne vaut que si elle pense ; or la pensée n’existe que dans la dimension du « pourquoi ».
Car une « pensée » confinée dans les rails du « parcequoi » ne crée pas, mais ne fait qu’accommoder, gadgétiser, ‘babioliser’, même si cela finit par faire du bruit, surtout si cela fait du bruit, à Los Alamos, ou ailleurs !
Cette « pensée » ne mérite pas autre chose que des guillemets ; car elle est méprisable. Connaître le rapport entre « circonférence » et « diamètre » ne vaut strictement rien ; car connaître n’est pas penser !
« Penser », comme on croit le faire dans ce forum, c’est vouloir connaître, « avoir » des connaissances pour encore mieux « croire » connaître. Ici, on « pense » … comme ailleurs on « prie » !
Ce lieu n’est qu’une petite chapelle ou l’on veut quantifier, numériser, circonscrire, objectiver ; bref : où l’on veut « finir » pour mieux « posséder ».
Evoquer π ne me sert que pour suggérer l’infini Universel ; et ainsi m’opposer à cette tendance intellectuelle plus trompeuse encore que sclérosante. Mais c'est dans la liberté que cet espace s'ouvre !
_____________________
Tant pis donc pour ce point Godwin manqué, car en évoquant mon ami d’Amazonie, vous m’offrez mieux qu’un surlignage de guillemets !
Vous m’ouvrez une porte opportune …
Je pense à tous les partages d’amitié ; et en particulier à celui de Michel Simon, et de sa guenon.
C’est dans les larmes que le vieil homme racontait leurs longs regards, entre les grilles du zoo qui les avait séparés : Des retrouvailles quotidiennes dont la joie partagée fondait une communauté d’être : Michel Simon avait une sœur guenon !
La pensée, c’est un pas vers l’« autre », qui est en attente d’accueil.
_____________________
« L’ensemble de l’Univers » que vous citez en conclusion semble vous créer un problème …
… le mot « ensemble » peut-être ?
…
Effectivement, c’est un mot qui évoque une bulle, tracée sur une feuille de papier : « L’ensemble {élèves}, c’est l’union de l’ensemble {filles} et de l’ensemble {garçons} » disait le prof. Moi, comme je pensais au singleton {Marlène} qui se trouvait {ailleurs} ; je finissais souvent par m’en payer une autre, de bulle !
…
Le mot « ensemble », qui circonscrit, ne peut effectivement pas, à priori, s’associer avec celui de « Univers », qui par définition suggère une « chose-sans-extérieur », qui donc ne saurait être circonscrite.
Bon, soit … Vous avez raison … Je change alors un peu ma phrase …
« L’ensemble de notre Univers ».
_____________________
Tiens, au fait ! Puisqu’on a causé « Infini et Univers ».
Un jour, il y a un gugusse qui a dit un truc du genre : « L’univers est infini, les étoiles sont comme le Soleil, elles ont des planètes, et sur ces planètes il y a des gens comme nous. »
Le Pape du moment en était très contrarié, car comme tout homme de pouvoir, il ne savait faire que « penser », et de ce fait ne savait plus où caser son Christ Rédempteur, ni surtout définir devant son cheptel la portée de cette rédemption ; et qui en tremblait dans son Saint Parcequoi en se disant : « Puuuutain !... Si les autres s’en rendent compte !!! »
Mais comme en ce temps là les Papes savaient encore y faire, ça s’est réglé en silence et vite fait sur le Campo Dei Fiori, le 17 février 1600.
_____________________
Petite question « parcequoi », histoire de vérifier si vous ne pensez pas à {copine} : …
Si je vous dis : « Vous avez une chance sur dix de survivre » ; vous répondrez « c’est peu ! » Si je vous dis : « Vous avez une chance sur dix de mourir » ; vous répondrez « c’est trop ! » Si je vous dis : « Vous avez une chance sur dix de … ne pas gagner un million » ; vous répondrez « vite, je joue ! »
Tout étant relatif, je vais taper « fort » :… une chance sur un million !
(Hé…hé …hé … Je sens que l’angoisse vous gagne !!!... C’est le moment de laisser passer une page de publicité …)
…
*** PUB *** Le zozo en question s’appelait Giordano Bruno. *** PUB ***
…
(Retour sur le plateau…)
…
Sujet : * Il y a une chance sur un million pour qu’une étoile possède une planète. [La probabilité est sensiblement plus importante, mais je vais rester sur mon million] * Il y a une chance sur un million pour que cette planète soit propice à l’éclosion de la vie. * Il y a une chance sur un million pour que cette vie évolue vers une biosphère diversifiée. * Il y a une chance sur un million pour que cette biosphère diversifiée développe une vie consciente d’elle-même. * Il y a une chance sur un million pour que cette vie consciente évolue vers la « pensée » abstraite. * Il y a une chance sur un million pour que cette « pensée » finisse par penser.
Question : Combien y a-t-il de planètes où l’on pense ?
=================================
Je ne veux pas vous quitter sans penser… … à Michel Simon…
Qui, de lui ou de sa sœur, a le plus reçu de l’autre ?
Ce qui, sous un ciel étoilé, souvent m’inspire : « Qui attend l’autre ? »
_____________________
… et non humain ?...
|