Thomas:
>Si je suis un "fan" du psi comme vous me qualifiez, c'est que je ne vois
>pas d'explication de ces résultats.
Comme tu ne voyais pas non plus d'explication aux résultats de Péoc'h
avant qu'on te mette le nez dans ses graves problèmes de méthodes
et de protocole. Encore as-tu essayé d'éviter de reconnaître tes
erreurs en prétextant de nouvelles expériences 'positives' (toujours
aussi incontrôlées, hélas). Bref, la fuite en avant typique des zozos.
David:
>Les parapsychologues essaient d'étudier des phénomènes totalement
>inconnus. Il faut donc d'abord :
0) s'assurer qu'ils existent
réellement.
>Si on sophistique constamment les protocoles, c'est parce qu'ils sont
>constamment critiqués ; et çà, çà fait perdre énormément de temps.
Ils sont constamment critiqués lorsque, comme pour Péoc'h, ils sont
fabriqués de façon ad hoc, pour donner l'illusion d'un phénomène
existant là où aucun phénomène n'existe réellement.
>Par ailleurs, ce n'est pas parce qu'il n'y a pas encore de théorie que le
>Ganzfeld ne sert à rien.
Epistémologiquement, c'est pourtant une grande faiblesse.
>Certains mécanismes -assez logiques, d'ailleurs- semblent se dégager
>après analyse des résultats.
Aucun mécanisme ne peut se dégager tant que l'existence même du
phénomène soi-disant mesuré est douteuse.
>mais pour le Ganzfeld, ne sont souvent pris en compte que les études
>utilisant un protocole répondant aux critères fixés par Hyman et
>Honorton en 1986, et qui garantissent une sécurité plus que suffisante.
Un ganzfeld avec des juges pour décider si le récepteur a bien réçu ?
>Il y en a qui trouvent qu'il y a eu suffisamment d'expériences pour
>considérer qu'on a "démontré le psi".
Le problème, c'est que ceux qui prétendent ça n'ont toujours pas
réussi à prouver leurs dires au bout de 20 ans. Une période très
longue pour une 'science'.
>Ce n'est pas anecdotique, il y a eu des études quantitatives (cf les
>références que j'ai mis sur ce forum).
Références publiées dans un journal scientifique peer-reviewed ?
>Oui, çà repose sur l'idée que le psi est une réalité, parce que pour un
>certain nombre de scientifiques, les données récoltées leur sont
>suffisantes pour accepter l'idée que le psi puisse être réel, et partent
>ensuite sur ce principe.
Ce qui est certain ici, c'est surtout un appel fallacieux à l'autorité.
Il ne peut pas y avoir d'expert scientifique dans un domaine quand le
domaine en question est largement considéré comme une fumisterie
par l'énorme majorité des scientifiques.
>Par ailleurs, ce n'est pas parce que la pensée résulte de quelque chose
>qui est localisé dans l'espace qu'elle ne peut pas s'étendre.
L'analogie avec l'audition et la vue pourrait paraître correcte. Mais
ce n'est pas le cas avec la pensée. L'analogie s'applique à l'activité
électromagnétique du cerveau, mais pas à la pensée. Ce mot est
parfaitement inadapté du point de vue de l'étude scientifique. Donc
la 'transmission de la pensée' est illusoire. Imaginer un récepteur
d'ondes électro-magnétiques dans le cerveau n'est pas totalement
délirant, mais qu'il puisse interpréter de façon cohérente les (faibles)
émissions d'un autre cerveau l'est.
>Un champ de conscience (c'est assez en vogue, comme idée, en ce
>moment). Le creveau générerait un champ de conscience qui s'étalerait
>dans l'espace, voire dans le temps. Pourquoi pas ?
Pourquoi pas d'autres délires, non plus ? On voit là toute l'inconsistence
d'une théorie du 'psi'.
>Ce n'est pas parce qu'elle dépend entièrement du cerveau qu'elle ne
>peut s'étendre : quand on regarde les équations du champ
>gravitationnel de toute planète, on voit qu'il ne s'annule en aucun point
>de l'espace (çà ne s'annule que pour r = infini ), alors que la masse est
>localisée...
On dispose d'une équation relativement simple pour le définir et en plus
on a vérifié son existence dans la
réalité.
>On pourrait très bien imaginer quelque chose de similaire pour la
>pensée... non ?
Généralement, ça s'appelle plutôt des fantasmes.
>Oui, vous devriez lire un peu de philo
J'aurais un avis très réservé sur les performances des philosophes dans
le domaine des sciences. Il y a des scientifiques qui ont fait de la
philosophie, bien sûr, mais il y a beaucoup plus de philosophes qui
ont
cru faire de la science.
