jpm a écrit:
mirt a écrit:
:lol: Je me suis dit la meme chose.
Il faut se souvenir qu'a l'epoque d'anaximandre, tout les astres sont a la m[eme distance de la terre. Donc, quand il observait les etoiles le reflex n'etait pas de se dire que la lune est sous fond d'etoile. De plus pour Anaximandre tout les astres sont du feu. Du feu superposer a du feu difficile de dire c'est dans quel ordre.
Pour l"ordre je pensse qu'Anaximandre a enfait considere que plus ces lumineux plus c'est chaud, donc pour pas que la terre soit trop chaude, plus ca devait etre eloigner...
Donc, Anaximandre réfléchissait avant d'ouvrir les yeux.
ps: le mot astre à une connotation astrologique....
ps2:
" Pour restituer au moyen de ces données, tant positives que négatives, l’idée que Thalès pouvait se faire de l’univers, il suffit d’y ajouter un trait, son opinion connue que l’eau est le principe des choses, tout en remarquant que, pour les Ioniens, le principe n’est pas seulement l’élément primordial, mais celui qui remplit l’espace par delà les bornes de notre monde, engendré dans son sein.
On arrive dès lors inévitablement à la conception suivante : l’univers est une masse liquide qui renferme une grosse bulle d’air hémisphérique ; la surface concave de cette bulle est notre ciel ; sur la surface plane, en bas, notre terre flotte comme un bouchon de liège ; les dieux célestes nagent dans des barques circulaires lumineuses, tantôt sur la voûte (la concavité des disques est alors tournée vers nous), tantôt autour du disque terrestre (alors ils sont invisibles à nos yeux). Je ne prétends nullement que ce soit là précisément la conception que Thalès ait adoptée ; car il ne semble pas en avoir exposé une bien précise (Aristote ne parlait déjà de ses opinions que d’après la tradition) et peut-être ses idées n’ont-elles jamais pris une forme bien arrêtée. Mais la représentation que j’ai indiquée est déduite de la combinaison rigoureuse des opinions qu’on lui connaît comme propres et de celles qui forment le fonds commun de la physique ionienne ; on peut donc dire qu’elle a au moins dû flotter devant ses yeux et qu’elle correspond, en fait, à ce qu’il a apporté en Grèce.
Or, elle est absolument identique avec celle que l’on retrouve dans les plus anciens papyrus d’Égypte.
« Au commencement était le Nou, masse liquide primordiale dans les profondeurs infinies de laquelle flottaient confondus les germes des choses. Lorsque le soleil commença à briller, la terre fut aplanie et les eaux séparées en deux masses distinctes. L’une donna naissance aux fleuves et à l’Océan ; l’autre, suspendue dans les airs, forma la voûte du ciel, les eaux d’en haut, sur lesquelles les astres et les dieux, entraînés par un courant éternel, se mirent à flotter. Debout dans la cabine de sa barque sacrée, la bonne barque des millions d’années, le soleil glisse lentement, guidé et suivi par une armée de dieux secondaires, les Akhimou-Ordou (planètes) et les Akhimou-Sekou (fixes)[12]. »
Cette conception cosmologique est, à divers points de vue, tout à fait grossière, et il est assez probable qu’à l’époque de Thalès les prêtres de l’Égypte l’avaient déjà abandonnée pour se rapprocher des doctrines chaldéennes, de même qu’après la conquête d’Alexandre ils s’assimilèrent celles des Grecs. Mais quelles qu’aient pu être les révolutions accomplies à cet égard dans les sanctuaires d’Héliopolis ou de Thèbes, les opinions vulgaires n’avaient probablement pas changé et c’étaient celles que Thalès pouvait s’approprier le plus facilement."
Pour l’histoire de la science Hellène