Etienne Beauman a écrit:
Citer:
La négation de l'holocauste ( Et uniquement cela ) n'est pas une quelconque opinion, c'est un acte politique très clair.
Quelle est la différence entre nier l'holocauste et nier le génocide Rwandais, nier le génocide arménien, nier les goulags, nier l'esclavage, nier l'apartheid, nier la collaboration française pendant la seconde guerre mondiale, nier l'usage de la torture en Algérie, nier l'absence d'arme de destruction massive retrouvé en Irak, nier le crash d'avions sur les tours jumelles, etc. ?
Toute négation d'un fait historique peut être interprété comme un acte politique. L'argument selon moi ne tient pas.
Citez-moi des partis politiques en France qui systématiquement utilisent le génocide Rwandais, le génocide arménien ( etc , je ne vais pas citer tous vos exemples ) pour justifier leur négation de l'être humain ? Au cas où vous ne seriez pas français, le front national (1) en France n'en est pas à son coup d'essai sur le sujet.
Promis, juré, dès que vous m'en trouverez un, je réviserai ma position.
(1) Et c'est pour cela que Gollnish a été condamné, parce qu'il passe son temps à utiliser son négationnisme pour exciter la fibre antisémite d'une partie de son électorat.
Etienne Beauman a écrit:
L'argument s'applique de la même manière à tous les exemples que j'ai cité.
Sauf qu'en ce que concerne l'holocauste, c'est une très grande majorité des français qui a participé à son existence, en s'adonnant au principe de la délation. La portée n'est clairement pas la même, comme l'indique Pakete.
Etienne Beauman a écrit:
Fair a déjà parfaitement soulevé le problème, la loi s'applique à tous, n'importe quel pilier de bar peut se faire trainer en justice pour peu que quelqu'un porte plaintes et présentent des témoins.
Quel mauvais image vous avez de la justice.
D'abord, on ne se fait pas traîner en justice, on se fait convoquer.
Et oui, même si des faits divers comme Outreau arrivent, la très large majorité des juges, lorsqu'ils rendent leurs jugements, le font en intégrant les actes dans un contexte et en en évaluant la portée.
Contrairement à ce que je comprends de vos propos, ce n'est pas parce qu'un texte de loi existe, qu'on est systématiquement condamné, la justice n'est pas rendue par des machines à la "judge Dredd" ( D'accord, c'était un navet

), une plainte est d'abord perçue par un officier de police, puis un procureur évalue s'il doit la porter en correctionnel, puis si on va jusque là, le prévenu aura droit à l'assistance d'un avocat, il pourra s'exprimer, etc, avant d'être jugé et condamné, le cas échéant.
Dans l'exemple que vous citez du pilier de bar, il n'y aura pas de procès, plus vraisemblablement un rappel à la loi, par le procureur, qui classera la plainte sans suite ( sauf en cas de récidive évidemment )