Poulpeman a écrit:
Salut Kraepelin,
Désolé si je suis un peu H.S :
Niveau éthique, j'ai du mal à comprendre comment des médecins peuvent prescrire des antidépresseurs à des femmes enceintes, surtout sachant que leurs effets sur les foetus sont mal connus. Je ne comprends même pas qu'on puisse autoriser leur prescription (à moins d'une urgence vitale) si facilement (tiré de la notice de la fluoxetine : "Consultez votre médecin traitant avant de prendre PROZAC en cas de grossesse ou d'allaitement.". Un peu frileux comme mise en garde).
Je comprends vos réserves et elles ne sont pas sottes. Mais il y a un revers important à cette médaille. C'est que l'on connaît bien les effets de la dépression de la mère sur le nouveau né. Ces effets sont rapides, traversés rapidement un seuil d'irréversibilité et ils ont des conséquences terribles!
- Problèmes d'attachement graves
- Insécurité
- Retard de développement moteur et du langage
- Manque d'exploration de l'environnement
- Manque d'initiative
- Problème de socialisation
- Probabilité plus élevée de symptômes anxieux et dépressifs.
Plus tard :- Retard scolaire
- Faible estime de soi
Une fois adulte.- Toutes les conséquences des problèmes de développement
+
- Problème d'attachement amoureux
- Problème d'attachement avec ses propres enfants (si femme)
Aussi, le dépistage et le traitement des mères dépressives sont critiques. Jusqu'ici nous étions rétisant à prescrire des antidépresseurs. Nous avions besoin de données empiriques fiables. Elles commencent à entrer!