Mario Roy aborde aussi le sujet, sur
Cyberpresse. Son article est moins structuré que celui de Lester mais j'aime bien ce passage:
"[...] Puisque l'élaboration et la circulation des théories du complot constituent désormais un phénomène social majeur. Mais ces mêmes médias ont l'obligation de dire aussi -et ils ne le font pas toujours- qu'il s'agit d'une folie collective regrettable, faite de quatre ingrédients peu ragoûtants.
Un: la haine viscérale d'une nation, toujours la même, pas besoin de la nommer. Deux: le frisson hypocrite de la rébellion formatée et livrée sous vide aux croyants. Trois: la facilité, tout événement de quelque ampleur offrant des zones d'ombre (voir le blogue de l'édito sur Cyberpresse). Quatre, et c'est l'aspect le moins connu: la... business pure et simple."
Le "frisson hypocrite de la rébellion formatée et livrée sous vide aux croyants"

C'est très suggestif de la position que de nombreux conspirozozos prenaient, de petrov à Galileo/Spiritos, à commencer par leur refus de tout ce qui pourrait approcher la "version officielle" (sic). Pas tous, certains ont fait preuve d'un peu d'initiative intellectuelle, mais dans l'ensemble c'est bien des arguments prémâchés qu'ils nous ressort(ai)ent de manière irréfléchie.
L'aspect mercantile, je n'y avais pas pensé. Mais, est-ce que entretenir une théorie de la conspiration peut vraiment générer des profits?
Jean-François