C'est bien le problème, cher Homère, de définir une morale absolue, une espèce de "morale céleste" qui nous surpasserait tous, et à laquelle, vous l'avez compris, je ne crois pas une seconde.
Si l'on reste le plus terre à terre possible, en une manière de pragmatisme, nous pourrions prendre la définition bien moins large du petit Larousse (fournie gracieusement par Wiki):
Code:
- Morale (du latin mores, mœurs) :
Ensemble des règles d'action et des valeurs qui fonctionnent comme norme dans une société,
En ce sens, lorsque vous me précisez qu'une action dépend du droit et non de la morale, je me sens autorisé à vous répondre que le droit, en temps que règle d'action, fait partie de la morale, tout comm les valeurs qui conduisent nos vies, et dont dépendent les fondements du droit (la plupart du temps).
C'est pour ça que je posais la question de la différence de traitement de l'homosexualité dans deux pays, à savoir, l'Espagne et l'Iran.
J'aurai pu prendre d'autres sujets, comme le statut de la femme, ou de l'enfant, l'esclavage, l'économie, etc... et nous en serions toujours au même point, à savoir qu'il n'existe sans doute pas de "morale céleste" mais une multitude de morales selon les cultures et les individus (je reprends votre argument culturel sur lequel je suis d'accord).
Lorsque je lis sur ce forum, l'enfilade sur l'euthanasie, je constate plusieurs avis divergents et pourtant, nous sommes tous issus d'une culture commune. Si j'excepte les intégristes religieux pour qui l'euthanasie est une crime au sens où seul dieu à le droit de donner et de reprendre la vie, nous avons tous un point de vue de fond similaire, et pourtant, s'il s'agissait de voter, il y a fort à parier que le résultat serait partagé. C'est que nos valeurs diffèrent à un point à la frontière entre le droit à la vie, et le droit au choix.
Donc, pas de morale absolue.