Bonjour AlexandreB.
Tout ou presque a été dit sur ce message, mais je m'attarde un peu sur certains points de l'argumentaire que je trouve plein de sophisme, ce qui est pas mal dommage pour défendre un point de vue.
Par exemple:
Citer:
Les connaissances que nous avons aujourd'hui de notre monde sont probablement très loin de la réalité, nous ne sommes que poussières d'étoiles...
C'est un sophisme relativiste assez courant parmi les zozos (dont vous ne faites pas parti à priori, mais c'est pour l'exemple) qui consiste à relativiser la portée de la connaissance humaine actuelle pour justifier qu'on laisse une place à leur croyance pourtant infondées la plupart du temps.
L'exemple historique des changements de paradigmes (que vous avez mentionné) servant de preuve à un relativisme qui s'opposerait à l'intégrisme des sceptiques.
Sauf que c'est un sophisme, puisque ça fait reposer la valeur des hypothèses infondées sur l'hypothétique possibilité qu'elles auront un fondement dans le futur. Or, on ne peut pas laisser la probabilité d'un futur dont on ignore la valeur dicter nos considérations actuelles quand au jugement de la valeur d'une hypothèse. Le futur de la science ne doit influencer le présent que sur un développement probable soutenu par des faits présents et pas sur un développement qui amènerait à trouver ces faits inexistant aujourd'hui.
C'est une version sophistiqué du "open your mind" que professe les adeptes du paranormal en tout genre, et c'est anti-scientifique comme raisonnement, car ça fait reposer la valeur d'une théorie sur une conviction et non sur des faits.
L'évolution possible de la science n'est en rien une raison de relativiser le présent pour faire une place à des théories qui ne rentre pas dans le modèle établit.
Si elle arrive à se prouver, elles auront leur place, sans cela, les réfuter avec force et parfois violence quand elles sont dangereuses (comme par exemple des dérives pseudo-médicale ou des dérives sectaires comme le créationnisme) est nécessaire, même si ça fait passer la science pour intégriste.
De fait, elle est intégriste, refusant catégoriquement ce qui n'est pas fondée sur au moins un indice valable (un indice valable est un indice qui s'intègre dans le modèle existant, comme par exemple les indices qui conduisent à supposer la présence de matière noire ou du boson de higgs, à la différence d'un fait qui peut ne pas s'y intégrer et entraine une remise en cause du modèle, comme le serait l'absence du fameux boson.).
Mais elle est intégriste que jusqu'à preuve du contraire, ce qui veut dire qu'elle a l'esprit fermé effectivement, uniquement quand il n'y a pas de preuve. Quand il y en a, elle s'ouvre et est même prête à jeter ses dogmes à la poubelle pour en prendre de nouveau.
C'est ça l'important: être inflexible sur l'acquis tant qu'il est établit, mais être capable de le rejeter s'il ne l'est plus, pas de s'ouvrir à des possibilités sur le modèle du "on ne sait jamais" qui est stérile en terme d'obtention de connaissances solides.