Denis a écrit:
Vous ne considérez là qu'un terme de l'équation, la sélection
Tu rates l'essentiel: Julien n'utilise pas la bonne "équation". Il fausse le problème parce qu'il ne veut (activement) pas le comprendre.
Julien a écrit:
Nous assistons donc, non pas à une augmentation de la force de l’espèce, mais tout simplement à l’élimination d’un caractère, ce qui est contraire à la prédiction de l’évolution qui prétend expliquer l’augmentation des caractères en vue de l’apparition de nouvelles espèces avec de nouveaux caractères
Julien prouve une nouvelle fois son incompréhension de la théorie de l'évolution. Celle-ci est un moyen d'expliquer la
diversité des êtres vivants* - les espèces actuelles ou disparues - et non une quelconque "augmentation des caractères en vue de blablabla". D'ailleurs, Julien, qui n'en est pas à une incohérence prêt ne comprend pas le ridicule de son affirmation: l'importance est l'apparition de nouveaux caractères (qui, à partir d'un certains degré, déterminent automatiquement de nouvelles espèces, Julien ne comprend pas ce principe pourtant simple), et une "augmentation des caractères" (terminologie plutôt floue) n'est pas la seule manière de produire pas de nouveaux caractères.
Ce qui est important, c'est que des nouveaux caractères apparaissent (sont apparus) au sein des espèces au cours du temps, ce qui a modifié l'ensemble de ces espèces. Cette modification de l'ensemble des espèces au cours du temps qu'on appelle "évolution", est tellement bien vérifiée par des constats empiriques provenant d'un grand nombre de disciplines scientifiques (biologie moléculaire, anatomie, physiologie, génétique, etc.) que l'évolution peut être considérée comme un fait. Maintenant, les principes théoriques qui expliquent comment ces changements sont (seraient) subvenus au cours du temps sont moins sûrs, moins factuels, ce sont des explications plus ou moins validées.
Au passage: "augmentation de la force de l'espèce" ou "détérioration de l'espèce" sont des formulations qui ne veulent rien dire en soi. Si un nombre important d'animaux change, il y aura eu évolution vers une ou de nouvelle (s) espèce(s).
Jean-François
* Au contraire du créationnisme, qui part du livre biblique de la Genèse pour tenter d'adapter la réalité à ce livre. Pas étonnant que Julien ait autant de mal à comprendre ce qu'est la science: il adopte un raisonnement totalement inversé.