Brève de comptoir a écrit:
Donc l'arbre désigne le doigt ? En général, on dit le contraire. Peut-être une confusion, sinon c'est moi qui confusionne et qui ait du mal à comprendre de quoi vous voulez effectivement parler.
Il n’y a pas de confusion. Doigt = le mot concept. Arbre = la conscience en tant que telle.
Brève de comptoir a écrit:
Ils ont expliqué ce qu'ils ne comprenaient pas à travers un concept qui s'attache à quelque chose oui d'immatériel et de totalement fumeux. Je suis désolé de rester sur ce "concept" mais, pour définir ce qu'il ne comprenait pas, ils ont inventé l'âme.
Ils n’ont rien expliqué du tout. Ils ont juste ressentis et ont eu peur.
Brève de comptoir a écrit:
La conscience, c'est juste la version psychanalytique de l'âme.
Pardon, mais la psychanalyse n’a rien à voir là dedans.
Brève de comptoir a écrit:
Donc du vent
Du vent qui suscite bien des interrogations…
Brève de comptoir a écrit:
Autant, il reste bien des mystères dans ce monde, autant je ne vois pas quel mystère on peut trouver dans la conscience.
C’est un point de vue.
Brève de comptoir a écrit:
Une fois qu'on accepte que l'idée d'âme est un leurre,
Quand on examine tout le charabia qui y est associé, cela ne fait aucun doute. Mais ma recherche ne porte pas sur l’existence d’une âme en particulier…
Brève de comptoir a écrit:
cette conscience est juste un outil qui lui a permis de survivre et de mettre un peu de sel, de culture à sa vie, oui, ça me parait une évidence.
Si on devait définir ce que n’est pas la conscience, je dirais qu’elle n’est pas un outil. Un outil reste un outil. Pris isolément, il ne décide pas de sa propre finalité, de son utilité. C’est l’utilisateur qui le destine à quelque chose. C’est très différent.
Brève de comptoir a écrit:
Y a pas à se poser de questions quand la question ne se pose pas.
Mon post serait-il inepte ? Pardon, je plaisantais.
Brève de comptoir a écrit:
"Pourquoi il y a-t-il une conscience ?"
Je n’ai jamais posé la question : pourquoi ? Je m’interroge juste sur ce qu'elle ce ne pourrait pas être. Il y a une différence majeure et fondamentale. Sans doute me suis-je mal exprimé…
Brève de comptoir a écrit:
A l'échelle du microbe, toujours doué de conscience, il se demanderait si les globules qu'il croise ont comme lui une conscience. Et la conscience du nid, lui serait inconnu.
Là, c’est de la bande dessinée. Mais je ne déteste pas.
Brève de comptoir a écrit:
Il ne se la pose certainement pas comme ça parce qu'il ne dispose pas des mêmes outils. Mais il est possible que partageant une histoire commune que ce qu'on interprète comme conscience avait déjà des chez nos ancêtres communs ce qui plus tard se développera pour devenir la conscience. Les autres primates participent souvent à des cultures parmi les plus développées et complexes du règne animal. On ne sait pas s'ils sont conscients d'eux-mêmes, parce que nous ne partageons pas le même outil pour nous poser la même question.
… je lis …
Brève de comptoir a écrit:
Si je vous demande en chinois si vous avez une conscience et que vous ne comprenez pas la question, je ne vais pas déduire que vous n'en avez pas une parce que vous ne comprenez pas la question.
Cela n’a rien à voir. Les chinois et moi, c’est, au bout du compte, la même chose. Ou alors, j’ai raté un épisode de Star Treck. La seule différence réside dans la contingence (et la richesse, au passage) culturelle.
Brève de comptoir a écrit:
Peut-être les autres primates ont ils une autre manière de "conceptualiser" leur propre conscience, qui nous sera de toute façon étrangère parce que nous serons toujours incapables de partager un outil identique. Après tout la notion de conscience ne me parait pas nécessité tant de ça "d'intelligence". Avoir conscience de son corps, c'est déjà une chose, la conscience de sa survie, établir un minimum de stratégie pour arriver à ce qu'on veut... tout ça, c'est déjà des indices pour savoir si ces primates ont "une forme primitive de conscience". Ils n'ont pas besoin d'attendre le Descartes des singes pour se poser la question. La conscience n'est pas tombé comme une pomme, une fois mûre, comme le "je pense donc je suis". Donc ce n'est pas parce qu'ils n'ont pas leur Descartes qu'ils n'ont pas leur "conscience" (primitive).
Il n’y a pas de questionnement existentiel à proprement parler chez le singe. Si tel était le cas, il chercherait probablement comme nous à dépasser sa condition. Vous usez d’abus de langage et de simplification qui n’illustre rien du tout. Vous faites, excusez-moi, un sacré mélange des genres. Avoir "une forme primitive de conscience", je vous cite, est une chose. Inventer la psychanalyse en est une autre. On n’évolue pas du tout dans le même registre. Heureusement pour nous. Sinon, nous serions obligé de rémunérer notre médecin en régime de bananes, ce qui ne manquerait pas, je vous le parie, de le mettre sacrément en rogne… A moins qu’il ne soit un singe lui aussi. Je vous mets au défit de le lui dire.
Cependant, toutes ces considérations, aussi intéressantes soit-elle, ne sont pas mon questionnement initial. On dérive lentement mais surement. Je vous invite à consulter les réponses que j’ai rédigées en réponse à ceux qui m’ont répondu. Cela recentrera notre dialogue.
Brève de comptoir a écrit:
Peut-être parce que les questions dont vous vous posez ne sont pas du domaine scientifique mais philosophique. Je n'ai encore vu aucune étude cherchait à découvrir ce qu'est la conscience.
Cela ne prouve en rien qu’elles n’existent pas. De plus, ma question n’est absolument pas philosophique. Pas à ce stade. Elle s’interroge sur le matérialisme arrêté d’une grande majorité de scientifiques (avec tout le respect que je leur doit car la somme de leur travail et leur "intelligence" force dans bien des cas la considération) à propos de ce que pourrait être ou pas (matière ou autre chose) "ce" qui leur permet de mettre en œuvre toutes leurs recherches. Quand je considère, quand je tente d’évaluer la portée de certaine intuition scientifique, je me dis que décidément, la conscience n’est pas fille de l’inerte… (pour paraphraser Michael Sabom, cardiologue de son état).
Brève de comptoir a écrit:
Vie et conscience ce n'est pas la même chose. En vous lisant, on pourrait comprendre que la conscience que vous recherchez serait cette étincelle qui aurait "allumé" la vie à ses débuts. Autant dire l'âme, ou Dieu. Le mystère il est dans l'origine,
Je ne recherche pas de conscience en particulier puisque je l’ai déjà trouvé : moi-même. Ce n’est pas une pirouette de ma part. Pourquoi chercher dans je ne sais quelle croyance, théorie, doctrine fumeuse ce que j’ai déjà à portée de la main ?
Si comme le disais Rémy de Gourmont : "Pour expliquer un brin de paille, il faut démonter tout l'univers." alors à n’en pas douter, nous portons en nous-mêmes tous les mystères… Point besoin d’aller chercher dans les origines… Nous sommes l’origine.
Brève de comptoir a écrit:
Et je serais tenté par dire que "je suis" parce que j'ai une histoire.
En somme vous vous réduisez à la contingence des circonstances et à la mémoire que vous avez gardé. Bon.
Tiens ? Pour le coup, c’est vous qui faites de la psychanalyse !
Brève de comptoir a écrit:
La conscience ne suffit pas elle seule à définir mon existence. J'existe et je me pense, me conçois, parce que je suis le résultat d'un long processus évolutif.
Ah ? Pourtant, le jour où vous la perdez, vous disparaissez. Si ce n’est pas définir en tout premier lieu votre existence, je ne sais pas ce que c’est ?