Homère a écrit:
Superbe initiative ce 10:23
Je vais jouer les rabat-joies mais si le côté sensationnaliste de ces démonstrations peut être intéressant pour attirer l'attention médiatique, je crains qu'elles ne soit faciles à contrer
par les tenants de l'homéopathie.
Une démonstration qui reviendrait moins cher - et ne profiterait pas aux compagnies pharmaceutiques - serait de préparer une solution homéopathique à partir d'alcool (ce qui permet de bien expliquer les principes de dilution et de similitudes*), de prendre quelques verres puis d'absorber la solution. On utilise des alcootests avant et après l'absorption de la solution pour voir si la solution a "guéri" l'ivresse (ce qui permet d'expliquer les principes de la vérification scientifique avec groupe contrôle ("avant") et expérimental ("après"), ce n'est pas grave s'il n'y a pas d'aveuglement).
C'est sûr que c'est moins flamboyant que de dire qu'on va se suicider en public mais cela respecte mieux les principes homéopathiques que l'on cherche à dénoncer. Utiliser de l'arsenic (ou autre) "homéopathique" pour se suicider est une sorte d'épouvantail: les homéopathes ne prétendent pas que leurs granules contiennent vraiment de l'arsenic ni qu'elles peuvent tuer. Ils prétendent que ça peut guérir
des tas de trucs (et ne doivent pas être d'accord entre eux sur lesquels) mais certainement pas de la vie
Jean-François
* Dans le cas du "suicide", on peut expliquer le principe de dilution mais pas celui de similitude car ce principe veut que la substance diluée produise
l'effet inverse de la substance non-diluée.