J'ai du mal à comprendre ce qui vous pose problème Invité. Ce qui vous gêne, c'est que les organisateurs des défis sceptiques ne précisent pas s'ils reconnaîtront en cas de succès le caractère paranormal de l'effet produit?
A vrai dire je ne vois pas comment ils pourraient en faire autrement. De toute façon, s'ils ne le font pas ils se ridiculiseront un peu plus. Je pense que la bonne réaction en cas de succès d'un participant au défi sceptique ce serait de dire:
nous reconnaissons qu'Untel a produit un effet paranormal dans des conditions contrôlées et nous pensons qu'il serait utile pour la science de poursuivre dans la voie qu'a tracée Untel. Si toutefois quelqu'un était capable de nous apporter la preuve définitive que le participant a réussi le test en usant de moyens "normaux", nous reviendrions sur l'affirmation du caractère paranormal de l'effet produit même si bien sûr l'argent serait conservé par le vainqueur du défi.
Je ne pense pas que les organisateurs des défis sceptiques seraient en désaccord avec une telle déclaration.
Vous dites à un moment s'agissant des défis dont le succès repose sur une significativité statistique que c'est un peu le loto. Effectivement on peut voir ça comme ça et les gens qui réussissent à gagner au loto (1 chance sur 14 millions) le font sans produire d'effet paranormal. Mais gagner une fois le gros lot c'est possible mais gagner 2 fois c'est quand même plus rare. Car tous les défis sceptiques comportent une phase préliminaire. Si un participant avait un super gros coup de moule à cette première phase il lui faudrait en avoir un autre pour le test formel. Vous me direz ça reste envisageable. Mais après tout dépend du seuil de signification choisi.
De toute façon, encore une fois, si un participant réussit le test de Randi par exemple et que ce dernier explique ensuite que c'est un coup de chance, il va avoir l'air encore plus stupide que s'il avalisait la nature paranormale du phénomène. A lui de bâtir des protocoles qui ne laissent aucune place à la chance.
Les sceptiques ont bcp plus à perdre qu'à gagner avec ces défis. Tous les échecs des participants ne prouveront pas l'inexistence des phénomènes paranormaux mais une seule réussite prouvera leur existence (l'existence du phénomène produit et la possibilité de l'existence de bcp d'autres). En tout cas médiatiquement. Après si Stéphane ou un autre n'étaient pas convaincu par la réussite à tel test, ce serait leur droit le plus strict vu qu'il ne sont pas impliqués. Personnellement je serais pas mal convaincu.
A part ça j'ai une question pour Roger Héquet à propos du test avec Denis: quelle écart pouvez-vous accepter entre une vraie date et une fausse? Par exemple imaginons qu'une vraie date de décès soit le 23 juin 93 et qu'on vous donne comme possibilité soit le 10 novembre 97, soit le 24 juin 93. Pour l'ACB, la probabilité de se tromper serait-elle la même dans les 2 cas? Si oui je pense qu'il serait légèrement plus aisé pour Denis de proposer un test un peu plus corsé avec par exemple 20 essais à p=0,1. Vous me direz c'est pas trop dur d'inventer des dates mais bon en faire 10 qui se suivent c'est plus simple. En tout cas je serais plutôt d'avis qu'il faille faire plus difficile qu'une chance sur 2. 1 chance sur 5 me semble un minimum. Bien sûr si vous scorez 19 ou 20 sur 20 à p=0,5 ce sera déjà extrêmement significatif. Mais si vous faites la même chose à p=0,1 on pourra d'ores et déjà considérer l'ACB comme la science du 3ème millénaire.
