Shacal Thar a écrit:
Croire aux fantômes, c'est croire en la notion d'une âme humaine.
Alors que personnellement, j'ai une conception plutôt matérialiste de ce que peut être l'esprit humain. Je crois que tout est physique, que tout est chimique. La conscience est à mon avis une fabrication de notre cerveau.
Personnellement, je vois plutôt ça autrement : La conscience et la fraction du cerveau qui lui est associée sont une seule et même entité (appelons-la "esprit-cerveau") vue selon deux perspectives différentes, respectivement subjective (expérimentation directe, connaissance intime ou par
acquaintance de l'esprit-cerveau par lui-même) et objective (expérimentation indirecte, connaissance théorico-conceptuelle, qui implique une prise de distance, une séparation entre ce qui est connu et ce qui connaît).
Shacal Thar a écrit:
D'ailleurs, j'ai toujours argumenté comme suit envers ceux qui étaient convaincus que la conscience était la manifestation d'une âme plus ou moins liée au corps : nous n'avons qu'à observer quelqu'un qui souffre d'amnésie, d'alzheimer ou de troubles schizophréniques pour nous rendre compte que la mémoire et/ou la conscience (et par extension l'âme humaine), c'est plutôt basé sur le corps physique.
C'est un argument connu. Toutefois, je pense qu'il est contournable. Je te renvois à la partie de Redico que je suis en train de mener avec Denis pour voir comment, personnellement, j'arrive à concilier un vague espoir en une immortalité personnelle (20%) avec la "dure réalité de la vie"

Je me base sur l'analogie avec le rêve. On peut rêver qu'on est amnésique, alzheimer, schizophrène et même qu'on se fait tuer. Pourtant, au réveil, on est toujours le gars (la fille) à peu près normal(e) qu'on était avant de se coucher.
On peut également faire une analogie avec les univers virtuels (idéalement "à la Matrix"). Dans un univers virtuel, on pourrait être un troll sanquinaire et débile, se prendre des coups d'épée dans la figure, être saoul après avoir bu trop d'hydromel, etc. et tout ça parce que notre cerveau serait relié à un ordinateur puissant gérant les entrées/sorties de manière à nous donner ces impressions. Une fois quitté cet univers virtuel, on serait à nouveau le gars (la fille) à peu près normal(e) d'avant...
Moi qui fait de l'improvisation théatrale et du jeu de rôle, je ne peux m'empêcher de penser aussi à l'analogie du personnage que l'on joue et qui n'est pas nous. Et on est parfois tellement pris par l'ambiance et par le jeu qu'on en oublierait presque qu'on est un gars (une fille) à peu près normal(e) le reste du temps... Je me dis donc que nous ne sommes peut-être que des comédiens qui avons oublié que nous étions en train de jouer et qui nous prenons trop au sérieux...
Shacal Thar a écrit:
Mais tout de même, c'est toujours bon de croire en une certaine magie. Surtout quand on parle de l'amour, par exemple...
Même manger, boire, pisser et chier c'est déjà magique (clin d'oeil à Denis

)
A+
Miky
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La zététique appliquée à elle-même : http://metazet.over-blog.com/"Pour douter, ne faut-il pas des raisons qui fondent le doute ?" (Ludwig Wittgenstein,
De la certitude, § 122)
"
Esprit : Chacun sait ce que c'est qu'un esprit ; c'est ce qui n'est point matière. Toutes les fois que vous ne saurez pas comment une cause agit, vous n'aurez qu'à dire que cette cause est un esprit, et vous serez très pleinement éclairci." (Le baron d'Holbach,
Théologie portative ou Dictionnaire abrégé de la religion chrétienne)