Kraepelin a écrit:
Tu as vraiment l'impression qu'il n'y a aucune tristesse dans cette chanson? Qu'il n'est pas question de pertes affectives? Qu'il n'y a pas équivalent entre durée et perte (que temps égale perte pour lui)?
C'est la petite crise existentielle pseudo-intello du gars qui commence sa 4e année de Cégep ou sa 5e année d'université dans un programme quelconque à l'UQAM..
Kraepelin a écrit:
Tu as vraiment l'impression que l'auteur veut nous faire comprendre que le narrateur n'est qu'un manipulateur qui veut simplement la fourrer sans se faire poser de question?
Non. C'est plutôt que le type se rend compte de certaines choses, ce qui le fait se sentir "profond" et "philosophe", et du même coup il se rend compte qu'il pourrait utiliser cela pour
scorer.
La chanson n'est pas écrite pour nous montrer un manipulateur; la chanson est écrite par un type qui se croit profondément philosophe et intéressant.
Mais une me vient en tête, la chanson de Stéphane Venne chantée par une femme (années '70):
"
le temps est beau, le ciel est bleu, j'ai deux amis qui sont aussi mes amoureux"
À moins que la polygamie soit envisagée à long terme, ici, c'est plutôt une chanson qui évoque une relation instable et assumée.
Deux bémols :
-cette chanson était composé pour un film qui se voulait, à l'époque, osé, donc ne reflète peut-être pas tant les moeurs de l'époque que les moeurs tranchants qui étaient représentés dans la film
-il n'y a pas de mélancolie ni de tristesse, uniquement du "bonheur" d'évoqué
Sinon, je suis d'accord que ce genre de chansons (comme Lapointe) n'était pas fréquent aux débuts de la chanson pop. Même que
La chanson des vieux amants de Brel me semble une des premières non pas à exprimer la rupture mal acceptée ni l'amour naïf qui commence, mais une sorte de relation compliquée où on se "déchire" mutuellement sans pouvoir non plus se passer de l'autre. À la différence de Lapointe, c'est une vieille relation (le titre le dit) et non une qui commence.