Zwielicht a écrit:
Dans la chanson des Cowboys Fringants, j'ai plutôt l'impression qu'il offre à la fille à qui il étale ses états d'âme (son angoisse du vieillissement, sa nostalgie) une histoire d'un soir. Bref, il veut la fourrer mais se fout complètement de ce qui va se passer après. Il n'a aucunement l'intention de la rappeler et de sortir avec. Il trouve une façon romantique de l'exprimer (.. mon étoile filante ..) pour que la pilule passe mieux.
On est donc plutôt dans la lignée de "lady Marmelade" (voulez-vous coucher avec moi, ce soir) qu'autre chose.
Peux-êtres as-tu raison.
Je te mets en surbrillance les mots qui me laissent croire que la chanson est plutôt centrée sur l'absence de durée.
Si je m'arrête un instant
Pour te parler de ma vie
Juste comme ça tranquillement
Dans un bar rue St-Denis
J'te raconterai les souvenirs
Bien gravés dans ma mémoire
De cette époque ou vieillir
Était encore bien illusoire
Quand j'agaçais les p'tites filles
Pas loin des balançoires
Et que mon sac de billes
Devenait un vrai trésor
Et ces hivers enneigés
À construire des igloos
Et rentrer les pieds g'lés
Juste à temps pour Passe-Partout
Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va resterDe la p'tite école et d'la cour de récré?
Quand les avions en papier ne partent plus au vent
On se dit que l'bon temps passe finalement...
...comme une étoile filante
Si je m'arrête un instant
Pour te parler de la vie
Je constate que bient souvent
On choisit pas mais on subitEt que
les rêves des ti-culs
s'evanouise ou se refoule
Dans cette réalité cure
Qui nous embarque dans le moule
Le trentaine, la bedaine
Les morveux, l'hypothèque
Les bonheurs et les peines
Les bons coups et les échecs
Travailler, faire d'son mieux
En arracher, s'en sortir
Et
espérer être heureux
Un peu avant de mourir
[
b]Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester[/b]De notre p'tit passage dans se monde efrene
Apres avoir [
b]exister pour gagner du temps[/b] on dira que lon n'est finalement
...Des etoiles filantes[/b]
Si je m'arrête un instant
Pour te parler de la vie
Juste comme ça tranquillement
Pas loin du Carré St-Louis
C'est qu'avec toi je suis bien
Et que j'ai pu' l'goût de m'en faire
Parce que [b]tsé voir trop loinC'pas mieux que r'garder en arrière
Malgré les
vieilles amertumesEt les
amours qui passentLes chums qu'on perd dans' brume
Et les
idéaux qui se cassentLa vie s'accroche et renaît
Comme les printemps reviennent
Dans une bouffée d'air frais
Qui apaise les
coeurs en peineÇa fait qu si à' soir t'as envie de rester
Avec moi, la nuit est douce on peur marcher
Et même si on sait ben que
tout dure rien qu'un tempsJ'aimerais ça que tu sois pour un moment...
...mon étoile filante
Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester...
Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester...
...que des étoiles filantes Tu as vraiment l'impression qu'il n'y a aucune tristesse dans cette chanson? Qu'il n'est pas question de pertes affectives? Qu'il n'y a pas équivalent entre durée et perte (que temps égale perte pour lui)? Tu as vraiment l'impression que l'auteur veut nous faire comprendre que le narrateur n'est qu'un manipulateur qui veut simplement la fourrer sans se faire poser de question?