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Bonjour,
quoi de plus simple pour se présenter que de vous faire partager ce que je ressens intimement à cet instant ?
Anne-Thérèse de Marguenat de Courcelles (1647-1733) conseillait à sa fille (la marquise de Lambert pour les intimes) : "Approuvez, mais admirez rarement ; l'admiration est le partage des sots." (La culture, c'est comme la confiture moins on en a, plus on l'étale ! Heureusement que Dieu a créé l'Internet ! ) Ainsi donc approuverai-je (pour ne pas dire plus, vous l'aurez compris) l'existence de ce site.
J'y ai découvert le vocable "zozo". Vocable qui, à ma grande stupéfaction, me mis résolument mal à l'aise. Zozo ! Je connaissais Zorro, zoo, zéro mais zozo ? Et d'une certaine manière, ces 4 mots pourraient recéler une certaine similarité de sens : - Les zorros, pourfendeurs de l'obscurantisme scientifico-matérialo-rationnaliste. - Le zoo humain, cette jungle d'êtres dont je me demande souvent au nom de quoi il leur est donné le statut d' "humain". - Le zéro pointé de l'ignorance crasse qui ignore, quoi de plus naturel au fond, jusqu'à sa propre existence. - Le zozo que je me suis découvert être à mes heures perdues (véritablement pour le coup).
Plus sérieusement, j'y ai parcouru plusieurs files. Avec toujours beaucoup d'intérêt. Vraiment. Argumentées, circonstanciées, documentées, drôles parfois, corrosives même. Etonnant. Il est vrai que sur l'internet, on y trouve le meilleur comme le pire. Et là surprise ! En cas de sortie de route, il est possible d'éviter les tonneaux (Denis).
Certaines réponses des modérateurs sont comme des rouleaux compresseurs intellectuels, implacables de logique, de rigueur et de franchise. On ne peut pas lutter. La bêtise est clouée au pilori, la mauvaise foi poussée à la reddition, la crétinerie hachée menu comme chair à pâtée.
Je l'avoue, j'ai cru en l'astrologie. J'en parle comme d'une maladie honteuse. Ha ! L'urgence de trouver du sens coûte que coûte à notre vie face à une donne de cartes distribuées par un mauvais farceur. Maladie honteuse l'astrologie. Si, si. Maladie dont je subis, de temps en temps, les poussées de fièvre. J'ai cru en la chiromancie. Y a-t-il un secret mirifique au creux de mes 2 mains (c'est mieux qu'1 car 2 fois plus de chances de croire n'import'nawouak). Et le marc de café ! Un grand moment ça ! "Je vois un dragon au fond de votre tasse. Un dragon se réveillera en vous !" (sic) Et les NDE. Leessss NNNDDDDDEEEEE !!!!!! Alors ça, ça, c'est le plus difficile pour moi ! Car il m'arrive, encore aujourd'hui, de croire en une vie après la vie. Merci Moody (euh... non, pas l'agence de notation).
Renoncer au monde merveilleux de l'après-vie ! Terrifiant ! Que reste-t-il après ce deuil. Point de tunnel lumineux. Juste un phénomène rétinien etc. Aïe, la tuile. Que croire alors ? Car enfin, comment vivre dégagé de l'infantilisme de toute foi, le plus souvent aveugle et sourde. Vivre debout. Face aux vents. Se hisser à hauteur d'homme.
Mais au fait, j’y repense : qui a fait la poule ? Qui a fait l'oeuf ?
Je vis un antagonisme profond. A l'heure tardive où je ponds ces lignes, je le confesse, ainsi que l'écrivait Michael Sabon, je ne crois pas que la conscience soit fille de l'inerte. Et pourtant, pourquoi y aurait-il quelque chose plutôt que rien ? Tout est possible. Le doute, faute de preuve (s?), Stéphanie Clément 2007. A qui profite le doute ? Le néant ?
- Je suis persuadé que la réponse n'est en aucun cas objective. Comment expliquer la couleur à un aveugle de naissance ? dit-il. - Argument de zozo ! lui répond-on.
Et paf ! Faut être vache avec le bétail.
- Meuh ! dis-je en plein désarroi. - Y pas de meuh ! m'assène-t-on sans vergogne.
Je me console avec le plaisir d'en apprendre un peu plus à la lecture de vos réflexions, de vos doutes, de vos joutes. C'est revigorant et stimulant. Le véritable débat n’est en aucun cas un échange de politesses convenues. Ne changez rien. D'ailleurs, je suis persuadé, qu'en fin de compte, ce qui anime les modérateurs de votre site et autres intervenants "éclairés" est un humanisme profond.
Alors, une fois encore merci.
Jean-Alain
_________________ Fluctuat nec mergitur.
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