Denis a écrit:
Avant d'aborder tes trois questions, je vais essayer de te décrire comment je vois l'affaire.
D'abord, comme plusieurs te l'on dit (et tu es certainement d'accord), le mot "intelligence" a plusieurs sens.
Ce dictionnaire des synonymes en retourne 67 :
abstraction, accointage, accointance, accord, acuité, adresse, aigle, amitié, art, astuce, capacité, cerveau, clairvoyance, coalition, collusion, complicité, comprenette, compréhension, conception, concert, connaissance, connivence, correspondance, crack, discernement, doigté, don, entendement, entente, esprit, facilité, faculté, finesse, fraternité, génie (par ext.), habileté, idée (fam.), imagination, industrie, ingéniosité, intellect, intellection, jugement, lucidité, lumière, maestria, maîtrise, moyen, mèche, ouverture d'esprit, pensée, perception, perspicacité, profondeur, pénétration, raison, rapport, réflexion, sagacité, savoir, subtilité, tête, union, virtuosité, vivacité, âme
Bien sûr, ils ne tombent pas tous dans le mille.
"Aigle", par exemple. Ou
"amitié".
Le sens "ordinaire" d'un mot se trouve habituellement aux alentours du "centre de gravité" de son nuage de synonymes.
Parmi ces synonymes, ceux qui, selon moi, "goûtent" le plus proche de "intelligence", sont
perspicacité et
sagacité. De justesse avec quelques autres. La
facilité à raisonner vite et bien m'irait assez bien, en guise d'amorce de caractérisation~définition.
Bien sûr, si on étend le concept pour qu'il devienne une sorte d'
intensité globale de toute l'activité mentale, on ne parle plus tout à fait de la même chose. On dilue.
Si, dans l'intelligence, on inclut des qualités morales comme la volonté, la persévérance ou le courage, on commence à le diluer un peut trop à mon goût. Pour l'inclusion de l'imagination, du jugement et la mémoire, ça me va mieux.
Salut Denis
Ce ne sont pas des synonymes mais c'est un champs lexical et franchement en rien cela ne justifie l'assertion selon laquelle le QI mesure très bien l'intelligence, ni même ne rend les thèses de la déclaration des 52 moins ineptes.
Déjà
Perspicacité et
sagacité ça ne se mesure pas avec le QI et on peut avoir un QI de 130 et agir comme un gros con et faire preuve d'autant de perspicacité et de sagacité dans la vie sociale (amoureuse, familiale ou autre) qu'un chien enragé mordant tout ce qui bouge.
Bref encore une fois tu pédales dans le vide ce champs lexical et ce que tu pioches dedans n'est en aucun cas une démonstration de la justesse du texte de Serge Larivée au sujet du QI sensé très bien mesurer l'intelligence, mais j'y revient plus bas car tu as toi même posté un lien qui permet de démontrer l'absurdité et le caractère pseudo-scientifique de cette croyance.
Denis a écrit:
N'empêche que je considère que quelle que soit la grappe de facultés que l'on considère être constutives de l'intelligence, mon modèle multiplicatif
P = Ig x Asc+a, qui s'applique à chaque raisin de la grappe, s'applique à la grappe entière.
La performance est le produit de l'inné génétique par l'acquis socioculturel (et l'apprentissage). Bien sûr, c'est un produit flou. L'exemple de ma chatte (que tu sembles avoir aimé) illustrait simplement un cas extrême.
Une analogie qui me plaît, c'est de comparer les facultés mentales aux facultés corporelles.
Peut-on comparer les qualités corporelles des gens?
Certains sont plus forts que d'autres, ou plus agiles, ou plus résistants. Ils peuvent avoir de meilleurs réflexes ou un meilleur sens de l'équilibre. Certains peuvent être plus doués que d'autres pour l'haltérophilie ou pour la jonglerie.
La plupart des gens ont, concernant les performances corporelles, un inné génétique
Ig suffisant pour que, s'il est développé par un
Asc+a convenable, permettra d'atteindre un niveau très satisfaisant.
Même si je suis plutôt du type gringalet, je pense bien que si je m'étais mis tôt à l'haltérophilie, je serais devenu relativement performant dans cette spécialité, et dans celles qui requièrent des qualités voisines.
Bien sûr, je ne serais jamais parvenu à égaler les performances d'un
Vassili Alexeiev. Il est parti avec un trop gros avantage en
Ig. Ça m'aurais pris un
Asc+a impossible.
Si on prenait un bébé-clone de Denis, qu'on entraînerait à l'haltérophilie et un bébé-clone d'Alexeiev, qu'on entraînerait, disons, à l'écriture au clavier, puis si, quand ils ont 20 ans, on les confrontais en haltérophilie, je pense bien que mon clone battrait l'autre. Mais je n'en suis pas certain. Il a vraiment l'air naturellement costaud, le bougre.
Pour être champion du monde dans n'importe quel domaine, tant mental que corporel, ça prend
à la fois un
Ig exceptionnel et un
Asc+a exceptionnel. Un seul peut suffire pour devenir excellent, mais pas pour devenir champion.
Je pense que c'est à peu près pareil pour les performances intellectuelles. Certains enfants apprennent plus vite et mieux que d'autres. Ils ont un meilleur
Ig, et ça leur prend moins d'
Asc+a pour atteindre un même niveau de performance.
Mon cher Denis j'ignore si vous l'avez à tout hasard remarquer mais vos tentatives de formulations mathématiques de l'intelligence ne constituent pas une démonstration de la doctrine voulant que le QI mesure très bien l'intelligence.
Par ailleurs c'est sympa de faire des mathématiques aller à mon tour.
Soit Ps l'ensemble des élément constitutifs du psyché et donc de la personnalité d'un individu. Soit Ig, le substrat génétique (on va laisser les facteur épigénétiques de côté pour se facilité la vie) et enfin soit Ex l'ensemble des facteurs et influences environnementaux, c'est-à-dire tout ce qui n'est pas génétique ce qui regroupe aussi bien ce que la maman mangeait pendant sa grossesse que le prêtre qui aurait violer noôtre individu dans son enfance alors qu'il pensait naïvement que le confessional était fait pour se confesser.
Bref cela nous donne la formule Ps = Ig x Ex
Voilà c'est mignon tout plein mais concrètement ça ne se mesure pas avec un chiffre et ça ne pourra jamais se calculer pas plus que ce qu'on appelle intelligence qui est constitué de multiples manifestations qualitativement différentes qui constituent d'ailleurs elles-mêmes le psyché.
Bref c'est pur dire si ton histoire de formulation mathématique de l'intelligence ne soutient nullement la thèse selon laquelle l'intelligence peut se mesurer avec le QI.
Denis a écrit:
Je suis convaincu que si on prenait 20 bébés-clones de Mozart et 20 bébés-clones de, disons,
Mike Tyson, et qu'on plaçait ces 40 bébés dans un orphelinat-collège orienté
"piano et boxe", alors, quand tout le monde aura 20 ans, les clones de Mozart seront significativement meilleurs que les autres en piano, et ce sera l'inverse pour la boxe. En doutes-tu ?
Tu es convaincu mais sur la base de quoi?
Sur le fait que Mozart avait une réelle facilité pour le piano? Au fait que Mike Tyson est robuste? Mais peux-tu exclure que Mike Tyson n'aurait pas pareille facilité? Peux-tu exclure que Mozart se serait découvert d'autres talents y compris pour le combat, dans d'autres conditions?
D'ailleurs parmi les paysans de l'époque de Mozart combien de Mozarts auraient pu émergé si leurs conditions de vie avaient été différentes?
TU es convaincu à l'avance, cela en dit long sur ta croyance qui est tout à fait similaire à celle d'un fervent religieux!
Denis a écrit:
Bon. Après ce préambule un peu lourd, j'arrive à tes trois questions.
Très lourd oui et cela dans le sens
de la formulation en verlan de Franck Dubosc.
Denis a écrit:
75%, c'est-à dire "plutôt OUI que NON".
Je pense que la facilité à raisonner vite et bien (ma définition "coeur des synonymes") peut être assez bien mesurée par des épreuves objectives, du type "test de QI". Bien sûr, en réduisant le tout à une seule composante principale, on perd de l'information. Mais si Xavier est plus performant que Yvon dans un large éventail d'épreuves visant à mesurer à quel point ils raisonnent vite et bien, il devient difficile de soutenir que X et Y sont équivalents en facilité à raisonner vite et bien.
Ton champs lexical ne constitue nullement une définition ni même ne permet de cerner ce qu'est l'intelligence qui est, rappelons le, un terme générique. Par ailleur il faut vraiment être naïf pour croire qu'une série de tests sur papier permet à elle seule de dire qui raisonne le plus facilement. Si tu met un test de QI devant un gamin des rues sont résultat sera médiocre ce n'est pas pour autant qu'il ne raisonnera pas vite et bien pour s'en sortir dans le milieu dans lequel il vit. Un test de QI ne nous dit rien à lui seul à ce titre je cite un passage du site Rationalisme.org.
Nous savons également qu'un test du QI ne cerne pas l'ensemble des capacités intellectuelles, encore moins l'ensemble des aptitudes et facultés cognitives. Ces tests ont comme point de focus les uniques standards formalisés des dits tests, plus adaptés aux populations les mieux scolarisées - occidentales de préférence - car stimulées et exerçant préférentiellement ces quelques aptitudes testées par les matières que favorise leur même scolarité... puisque le test est issu du même tissu appréciatif. Les résultats au dit test ne reflètent finalement que la facilité à plus rapidement répondre aux problèmes du test, à un instant T - réultats en performances, quantifiés en ratio sur des moyennes normalisées pour un âge donné... C'est là la première série de biais de ces tests lorsqu'ils sont utilisés hors de leur champ d'utilité de dépistage : une batterie d'outils pour détecter d'éventuels pépins, retard ou précocité, du système "logico-déductif" par quelques faisceaux comparatifs sur des moyennes normalisées.. Des moyennes normalisées établies justement sur des populations à environnement socio-éducatif occidental...isé. La boucle est bouclée. Par ailleurs, prétendre que l'intelligence puisse être mesurée et quantifiée numériquement par un seul chiffre est bien évidemment ridicule : l'intelligence au singulier est déjà un dogme gratuit ; une bêtise simpliste aussi inepte ou valable que la quantification du charisme - qu'il est tout à fait envisageable de quantifier tout aussi bien par une batterie de tests. Intelligence quantifiée par un quotient ? Croyance cocasse et tests du Q.I qui, lorsqu'utilisés hors de leur champ d'utilité, le dépistage, sont aussi controversés que ridicules. Ces tests sont pourtant bien utiles parmi une batterie d'autres outils pour détecter et pallier à d'éventuels problèmes cognitifs pouvant entraîner un retard scolaire, ou une précocité, lorsqu''ils sont bien interprétés. Hors ce champ-là, ils sont aussi inutiles et grotesques que ne le fut la phrénologie, la craniométrie, ou la Théorie du criminel-né, fruit de l'imagination de César Lombroso en son époque...Denis a écrit:
Bien sûr, comme je l'ai déjà dit, si on étire le concept d'intelligence pour qu'il devienne une sorte d'
intensité globale de toute l'activité mentale, on ne parle plus de la même chose. Plus on ajoute de paramètres, plus on perd de l'information en réduisant le tout à une seule composante principale. Et plus ça devient arbitraire.
Parle-t-on toujours de la facilité à raisonner vite et bien ? Si c'est OUI, ma réponse est 90% : je pense que c'est presque démontré. Je n'ai pas mis 100%. En tout cas, les arguments
pour me paraissent plus forts que les arguments
contre. J'ai candidement l'impression que les principaux arguments
contre se résument à un bouquet de voeux pieux
politically corrects.
Si tu parles plutôt de l'intensité globale de toute l'activité mentale (y compris, par exemple, l'aptitude à l'empathie), je t'accorde que c'est beaucoup moins clair.
Quand tu parles d'intelligence, de quoi parles-tu ?
Quelles sont les facultés que tu y inclus ? Je ne connais pas ces gens, ni leurs idées.
Je réponds 90% à ta question 3, comme à ta question 2.
Cette table ne me choque pas plus que
celle-là.
Bien sûr, même si le hollandais moyen est 20 cm plus grand que le cambodgien moyen, ça n'empêche pas qu'il y ait des géants cambodgiens et des nains hollandais. La variabilité à l'intérieur des groupes est plus grande que celle entre les groupes.
Ok je réunis tes deux réponses à mes deux questions en un seul passage car permettant de souligner à quelle point ta position est absurde.
Pour ce faire je vais revenir sur la liste de QI moyen par nation que tu as mis en lien et dont l'origine est en fait
Richard Lynn.
On peut notamment y constater que les allemands ont un QI moyen de 102 et les Congolais ont un QI moyen de 65. Ces résultat signifient donc si l'on admet le postulat que le QI mesure très bien l'intelligence que la majorité des congolais sont très en retard intellectuellement par apport aux allemands et n'ayant pas peur des mots que les noirs africains sont en général bien moins intelligent pour ne pas dire gravement limités en matière d'intelligence. Richard Lynn l'affirmant d'ailleurs lui-même puisqu'adhérant également à cette doctrine voulant que le QI mesure très bien l'intelligence c'est à un des signataire de la déclaration des 52.
Donc selon toi les africains pour la plupart raisonneraient bien moins vites et bien moins que la plupart des européens pourquoi? Parce que le QI mesure très bien l'intelligence?
Or bien sûr c'est totalement inepte à moins de penser que les tests de QI mesure réellement la manière dont les individus congolais intéragissent entre eux et avec les difficultés de leur milieux sociaux respectifs. Comme si un test de QI standardisé selon des attentes, normes des sociétés modernes, ne pouvaient pas être biaisées culturellement et socialement par apport à des sociétés où les attentes, normes, situations, interactions, etc, etc.....sont différentes.
Mais peut-être veux-tu encore et toujours t'accorcher à ton dogme et donc confirmer que tu penses toi aussi que les congolais sont pour la plupart très limités en matière d'intelligence?
Si c'est le cas mes félicitations tu as bien mérité une médaille en caca sculpté à partir des excréments de Richard Lynn.
Autre chose à noter la manière dont tu compares unearticle relatant des moyennes de tailles avec des résultats sensés relater des moyennes d'intelligence sachant que le QI est sensé très bien mesurer l'intelligence.
Vois-tu le problème n'est pas les résultats des tests en tant que tel le problème est que ceux qui les présentent prétendent que ces testes mesurent l'intelligence au singulier. Et donc ils présentent ces résultats de tests comme des mesure de l'intelligence moyenne des différentes populations tout comme on mesure des tailles moyenne en centimètres.
Or on ne peut mesurer l'intelligence comme on mesure la taille, l'analogie entre un mesure impliquant une unité physique et une soit disant mesure de l'intelligence est absurde pour ne pas dire débile à un point défiant l'imagination.
Par ailleurs tu prétends ne pas connaître les auteurs de
«The Bell Curve» ainsi que les personnalité tel que Richard Lynn et qui constituent pourtant ici une de tes sources. Es-tu à ce point là aussi peu au courant des thèses auxquelles sont rattaché ce dogmatisme du QI? Si c'est le cas alors je te conseil vivement de te renseigner, par exemple en commençant par lire en diagonal (même pas besoin de lire entier pour le comprendre)
ce présent papier de John Philippe Rushton (qui est l'un des signataires de la déclaration des 52) revient nous voir ensuite pour partager tes impressions et surtout tes opinions ça nous intéresse.
Aller salut!