DanB a écrit:
Ça me déboussole un peu de voir qu'on propose de moduler les frais de scolarité universitaire en fonction des revenus espérés.
Feel O'Zof a écrit:
Il y aurait une certaine logique dans tout ça si c'était l'université qui décidait de charger moins cher pour les programmes qui sont moins rentables financièrement pour l'étudiant. Il est légitime que quelque chose qui rapporte plus nous coûte plus cher que quelque chose qui rapporte moins. Donc de la perspective de l'étudiant, ça a du sens.
J'ai besoin de plus d'explications. Je ne vois pas la logique que tu sembles voir. Explique-la...
Ça revient à notre redico à récompenser à l'effort plutôt qu'aux résultats.
Je ne vois pas pourquoi on devrait offrir les bacc inutiles à rabais. Ils resteront inutiles.
Feel O'Zof a écrit:
Mais de la façon dont fonctionne les frais de scolarité en ce moment, c'est sûr que ça n'a pas vraiment de sens... C'est comme si la société payait l'étudiant plus cher s'il choisissait de faire quelque chose de moins utile pour elle. C'est comme de pénaliser l'étudiant qui va ne médecine alors que l'on a justement besoin de médecins.
En ce moment, je crois que pour une année d'étude, le coût est le même, mais je me trompe peut-être? Qu'en est-il?
Feel O'Zof a écrit:
Dans tous les débats à propos des frais de scolarité, on dirait que les opinions sont toujours polarisées en deux positions auxquelles je n'adhère pas. J'ai mis ma position à propos des frais étudiants
sur mon blog. En gros, je pense que l'on devrait fonctionner selon un système de bourses (plutôt que de frais de scolarité) et limiter le nombre de bourses par programmes en fonction des débouchés et de l'utilité de ce domaine pour la société.
Ça peut faire du sens, j'y pense.
Certains diront que c'est trop utilitariste, mais faut se rappeler que ce sont des dollars utilitaristes qui paient pour le système!
Feel O'Zof a écrit:
Je pense que le fait que les personnes ayant un haut revenu payent plus d'impôts que les gens à faible revenu, est une mesure suffisante pour «niveler» les classes sociales. Il n'est pas nécessaire de faire payer plus cher les étudiants selon leur hypothétique revenu futur...
Je crois aussi.
Les stats :
60% des contribuables paient 8% des impôts.
20% des contribuables paient 72% des impôts (ceux qui gagnent plus de 64 000$)
Toutes les modulations, tous les programmes en fonction du revenu, etc, ne font qu'accentuer ce clivage.
Je ne sais pas à partir de quand Françoise David considèrerais que les 20% ont suffisamment fait leur part!