Bonjour Antonio,
J'aurais bien des remarques à faire concernant ton message. Je vais faire le paresseux et te renvoyer au dernier paragraphe de
ce texte (paragraphe sur l'évaluation des thérapies).
Quelques remarques parmis tant d'autres :
- "Effet placebo" est un terme trompeur qui regroupe en fait de nombreux effets (auto-suggestion, suggestion, guérison naturelle, erreur d'évaluation de l'état clinique, etc...) Du coup parler "d'auto-guérison", c'est très vague.
- Comme tu l'auras compris, l'effet placebo impliqué dépend de divers facteur (patient, médecin, pathologie, etc..). L'effet placebo peu donc être très important en bobologie (verrues, petite brulures, petites infections) et quasi-nul en oncologie. C'est pour ça que l'étude de De Marchi est à prendre avec du recul.
Tu dis :
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Et donc tous les patients soignès par l'homèopathie par exemple, simplement classè le tout dans le compartiment, connerie, me semble trop simple, si on se repporte sur le point de vue du patient qui veut guèrir
Quel rapport entre le point de vue du patient (ou même du médecin) et l'efficacité d'un traitement ?
C'est justement le but des essais randomisés en double aveugle : éliminer le subjectif (autant celui du patient que du médecin). Du coup je ne vois pas trop l'intérêt de réintroduire le point de vue du patient sur le traitement qu'il devrait prendre.
Citer:
Voilà ai-je mieux exprimè ma question? et peut-elle avoir un interet mèdical dèbouchant sur une recherche. Je ne recherche pas la rèhabilitation scientifique de la dinamisation, ni de la mèmoire de l'eau, ou des dilutions, mais de comprendre si il y a des rituels utiles
Tout rituel peut être placebo.
Si tu décides d'enterrer une pomme de terre un soir de pleine lune pour soulager ton panaris, tu auras surement un effet placebo.
Et c'est moins cher que l'homéopathie
Quant à savoir quel rituel est plus efficace, c'est impossible étant donné que l'efficacité va grandement dépendre du patient ("à chacun son placebo").
Citer:
Ce qui m'a stimulè c'est l'article que je ne retrouve pas qui disait qu'un placèbo meme conscient pouvait fonctionner ce qui simplifierais la mise en place ethique d'un protocle de recherche
Un placebo conscient a un effet placebo (moindre, mais effet tout de même).
Quant à l'éthique, elle est bien encadrée en recherche sur l'homme. La comparaison au placebo est obligatoire pour des questions de méthode et de fiabilité des résultats, mais les essais sont adaptés en cas de besoin :
- utilisation de pseudo-pacebo (lorsque l'utilisation d'un vrai placebo est impossible)
- comparaison à un traitement standard (très utilisé en oncologie : on fait deux groupes, un avec le traitement standard + le traitement étudié, un groupe avec le traitement standard + le placebo)
- essai sans placebo (si le placebo est connu pour être inutile ou si le système de placebo est impossible à mettre en place).
Cordialement