Hello à tous,
Accordez-moi le droit de participer à la "controverse" et d'être en accord sur quelques questionnements qu'apporte Kraepelin :
carlito a écrit:
Kraepelin a écrit:
Pensez-vous vraiment que la femme a attendu que la société lui accorde ce droit pour disposer de SON foetus?
Croyez-vous que les gens ont attendu la légalisation de la vente d'organe pour vendre leur rein? La constatation de l'existence factuelle d'un acte plus ou moins délictueux n'a jamais été un motif de légalisation. Votre argument tombe à vide.
Je suis d'accord sur cet exemple qui ne colle pas à la situation. La femme n'a pas plus le droit (légalement ou moralement) de vendre son fétus ou son rein. Mais les lois n'ont jamais empêchées certaines personnes de faire ce qu'ils veulent.
carlito a écrit:
Kraepelin a écrit:
Donc, je réitère, la femme est seule à décider , que ce soit légal ou non, que ce soit moral ou non, elle décide d'aller au terme de sa grossesse ou non.
Tout simplement parce que cette embryon, ce foetus lui appartient, car il se trouve dans son corps.
Que répondre? Ceci: Donc, je réitère, la personne est seule à décider , que ce soit légal ou non, que ce soit moral ou non, elle décide de vendre son rein ou non. Tout simplement parce que ce rein lui appartient, car il se trouve dans son corps ...
Je crois personnellement que vous allez trop loin carlito en disant
"que ce soit légal ou non, que ce soit moral ou non,". Pour moi, la femme qui décide d'avorter seule à la maison et qui décide de jeter le fétus aux poubelles, c'est dangereux (pour la santé de la femme), illégal et immoral (voir inhumain) point à la ligne. Elle n'est pas seule à décider (socialement) dans tous les cas "hypothétiques".
J'y vais ensuite sur une question tout aussi controversé :Kraepelin a écrit:
carlito a écrit:
Donc, je réitère, la femme est seule à décider , que ce soit légal ou non, que ce soit moral ou non, elle décide d'aller au terme de sa grossesse ou non.
Tout simplement parce que cette embryon, ce foetus lui appartient, car il se trouve dans son corps.
Que répondre? Ceci: Donc, je réitère, la personne est seule à décider , que ce soit légal ou non, que ce soit moral ou non, elle décide de vendre son rein ou non.
Tout simplement parce que ce rein lui appartient, car il se trouve dans son corps ...
Supposons que vous avez une copine que vous aimez réellement.
Supposons que vous voulez tous les deux avoir un enfant.
Supposons que, d'un commun accord vous faisiez ce qui est nécessaire pour avoir un enfant.
Supposons que votre copine change d'idée après 5 mois de grossesse et qu'elle ne veule plus avoir d'enfant (???).
Prenez note, je suis du côté des "pros-choix" tout comme vous (carlito). C'est la mère qui le porte et qui subit les douleurs de l'enfantement. Mais le fétus, le bébé, la personne a quand même les gènes du père qui, lui, désire peut-être toujours avoir un enfant, l'élever, l'aimer, en prendre soin, avoir une descendance.
Est-ce quand même toujours à la mère d'en décider ? Est 100% le choix de la mère ou, plus modérément, 80%/20% (ou autre) ? Bien que ce soit la mère qui "le porte et qui subit les douleurs de l'enfantement", l'enfant (biologiquement, génétiquement et légalement) est aussi celui du père, si ?
Ainsi dans le cas contraire, si après 5 mois de grossesse le père ne désire plus voir d'enfant, s'il ne croit pas être en mesure d'absorber financièrement les coûts et responsabilités d'avoir un enfant et qu'il le fait savoir clairement ? Est-ce "correct" que la mère décide elle seule de mettre à terme l'enfant et d'exiger une pension alimentaire que le père (bien avant l'accouchement) prévoyait ne pas être en mesure d'assumer ?
Bien que je sois pro-choix, j'avoue que sur cette question je suis totalement paumé, étant à 50/50 d'avis sur les deux options.
Je n'arrive pas à me faire une opinion dans un sens ou dans l'autre. Porter l'enfant et accoucher est la décision de la mère, je suis d'accord là dessus. Mais la responsabilité, financière et éducationnelle pour plusieurs années, est
légalement et moralement attribuée aux deux parents.
Donc, théoriquement, le raisonnement pro-choix va de soi. Mais dans la
réalité pratique et législative, il y a un seul des deux parents qui peut décider du sort de l'enfant, de la vie future, du budget et des responsabilités de l'autre parent.
Le sujet est assurément délicat ...
A+
