Salut Feel,
Tu dis :
Citer:
Si quelqu'un se peinture dans un coin en ce moment ce n'est pas moi...
Si c'est le cas, tant mieux.
Pour moi, recourir à la Loi 15
est toujours une joie.
Feel a écrit:
Je ne comprends pas ta définition d'instinct.
Je n'en ai pas qui soit satisfaisante.
Dans
celle de Larousse, je n'aime pas la condition
"caractéristiques d'une espèce". Je ne vois pas pourquoi des espèces différentes ne pourraient pas avoir beaucoup d'instincts communs. L'instinct maternel d'une chatte et celui d'une chienne ont plus en commun qu'en différence.
La définition de Wikipedia me convient mieux, mais pas tout à fait. On y singularise trop l'homme à mon goût.
Tu dis :
Citer:
Un instinct dans ma perception c'est un comportement complexe se faisant sans apprentissage.
Ça me va. Et un réflexe serait un comportement
simple se faisant sans apprentissage.
Le problème, c'est que l'axe
"simple/complexe" est un continuum. L'axe
"réflexe/instinct" en est donc un lui aussi. Les instincts seraient des sortes de bouquets de réflexes, richement organisés.
Le
réflexe rotulien est clairement du côté réflexe, et l'instinct de conservation, qui engendre des comportements beaucoup plus complexes~diversifiés, est plutôt du côté instinct.
C'est le mi-chemin qui pose problème. Il y a certainement des comportements à mi-chemin entre "simple" et "complexe". C'est là que devrait se faire le
swing entre réflexe et instinct.
Un critère "objectif" pourrait porter sur le recours au cerveau. Si l'affaire se règle au niveau de la moëlle épinière, sans que le cerveau soit impliqué, ça serait un réflexe. Si le cerveau est impliqué, ça serait un instinct.
Mais là encore, je ne suis pas satisfait. Il me semble qu'un cerveau de mouche, c'est moins outillé qu'une moëlle épinière d'humain pour organiser des comportements complexes. Misère!
Toi, quel est ton critère préféré, pour distinguer les réflexes des instincts?Dire simplement
"la complexité" ne caractérise que les extrêmes. C'est au coeur de la continuité qu'est le coeur du problème sémantique.
Ou à peu près.
Tu dis :
Citer:
Mais si têter le sein de sa mère est un comportement trop simple pour mériter le statut d'instinct, alors avoir peur le mérite encore moins. Non?
Face aux dangers, le comportement instinctif ne se réduit pas à "avoir peur". Il déborde sur les réactions diverses que cette peur provoque. Se sauver? Comment? Attaquer? Rester figé? Crier?
Ce sont ces comportement qui dépassent amplement, en complexité, ceux qui résultent du
réflexe de téter.
Attraper un gnou ou échapper à une lionne, c'est beaucoup plus compliqué~diversifié que simplement se faire aller les spasmes suceurs. Pareil pour le rôle de la mère qui, par instinct, essaye de faciliter la tâche à son bébé.
Maudits soient tous les
continuums du monde. ils rendent peau-de-banané d'y réfléchir en mots.

Denis