Bonsoir Jean-François,
je tombe sur votre dernier post alors que je m’apprêtais à poster le mien.
Jean-Francois a écrit:
Je regardais d'autres stéréogrammes et une observation m'est venue: à mon avis, il faut être concentré pour arriver à voir ce genre d'image. Il s'agit de perdre le focus (visuel), ce qui se fait de manière active et non passive, et lorsque l'on voit apparaitre l'objet il faut se concentrer pour l'identifier. Tant qu'on est concentré, l'image ne disparait pas dans le fond alors que si on est distrait elle le fait*. (De plus, il faut se raccrocher à nos "concepts et préjugés" pour mettre un nom dessus.)
En bref, je trouve que ça illustre très mal votre histoire de "lâcher prise".
Jean-François
* À mon avis, c'est pour cela que la vision des images cachées est plus difficile à maintenir sur les stéréogrammes utilisant des motifs intelligibles. Par exemple,
les deux requins sur celui-ci sont difficiles à maintenir car l'oeil est attiré par les éléments du décors, que nous cherchons à identifier.
Oui. Je n’y avais pas prêté attention. En effet, c’est un lâcher-prise actif d’avec le détail immédiat. Zut ! Oui, on déplace le focus de notre regard en arrière de l’image. Et oui, probablement. Cependant, sur
cette image, l’escargot m’est apparu quasiment instantanément. J’ai eu plus de mal (plusieurs longues secondes) avec
celle-ci. Peur instinctive de l’alien ?
Gadget ou pas, moi je trouve ça génial ! Une fois la mise au point effectuée, quel régal ! Ca me donne l’illusion d’une réalité parallèle. Et, finalement, cela me donne à penser, mais pas dans le sens initial. re-Zut !
Par ailleurs, j'ai évidemment lu vos remarques et vos alertes avec la plus grande attention. J’ai refait un point sur l’ensemble des messages précédents.
Je comprends vos réactions face à ce que j'ai écrit. Croyez-le. Je me suis interrogé sur la pertinence et la nécessité d'écrire ces dernières lignes (conscience, distanciation, méditation) agrémentées d'un test métaphorique qui tentaient de traduire, tout d’abord, une expérience intime qui ne "prouve" en effet rien d'autre, qu'à tout le moins, elle est le fait d'une acuité, d'une hypersensibilité personnelle avérée ; traduire, ensuite, un raisonnement qui ne trouve à ce jour, effectivement, aucun aboutissement concluant. Je le vois très clairement.
Il fallait que j' "éprouve" mes intuitions, mes transgressions, ma construction discursive, mon ignorance parfois au contact des intervenants de ce forum. La comparaison que vous faites entre le langage animal et humain me stupéfie toujours autant. Mais c'est un autre sujet, à mon sens, même à considérer que la conscience et le langage semble évoluer de conserve. Je n'en ai pas la certitude.
Bref. En dépit de quelques malentendus (il y en a mais peut importe), je vais prendre un peu de recul pour le coup. Vos mises en garde répétées, vos arguments (je n'oublie pas ceux de Denis notamment) ainsi que des conversions entretenues avec mon entourage sur ces sujets, font naître en mon fort intérieur quelque chose de nouveau. Ma compréhension évolue.
Mon approche, jusqu’à présent était de type « culturaliste » (je l’ai appris ici) et « spiritualiste » (au fait, non, je ne fume rien et ne prise pas particulièrement le goût du gazon contrairement à
ce monsieur.) Atchoum ! Une allergie sans doute.
Je vais me procurer l'ouvrage que vous me conseilliez : "Il était une fois nos ancêtres" de R. Dawkins. Je remarque d'ailleurs qu'il en a écrit quelques autres, tous au titre "prometteur".
Dans l'immédiat, j'en ai d'ores et déjà commandé deux autres, plus directement en rapport, je crois, avec la question qui me préoccupe tant :
"Evolution du cerveau et création de la conscience", Eccles, John Carew;
"L'émergence de la conscience : De l'animal à l'homme, Suivi de Discussions avec Sir John Eccles, Miriam Rothschild et Donald Griffin"
Denton, Derek;
Voilà. En attendant mon retour prochain sur ce forum, je vous souhaite, à vous et tous ceux qui m’ont lu et répondu (de près ou de loin) de bonnes fêtes de fin d’année.
Cordialement, Jean-Alain