Salut DanB,
Tu dis :
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Moi, je me suis toujours questionné comment le Vatican pouvait ne pas être autrement que créationniste. En effet, à quel moment dans l'évolution l'âme qui aura droit à la vie éternelle est-elle arrivée et comment s'est-elle transmise? Est-ce récessif?
Ça, c'est leur problème.
Faut s'entendre sur le terme
"créationnisme".
Mon Petit Larousse a écrit:
CRÉATIONNISME n.m. Théorie selon laquelle les animaux et les plantes ont été créés subitement et isolément par espèces fixes et immuables.
Mon critère pour savoir si une personne est évolutionniste ou créationniste est donc la réponse (OUI ou NON) qu'elle donne à la question suivante :
"Denis et sa chatte ont-ils, généalogiquement, des ancêtres communs ?"Évidemment, ceux qui répondent "NON" (i.e. les créationnistes) ont objectivement tort. Le concert des sciences y crie "OUI" aussi fort que pour l'héliocentrisme ou pour le principe d'Archimède.
Je considère que, parmi ceux qui font une coupure mentalo-spirituelle franche entre l'homme et les autres animaux, les moins tordus sont ceux qui supposent que, à un m'ment d'né, Dieu a insufflé une conscience spirituelle à certains singes capables de la recevoir. C'est d'ailleurs la théorie que je soutenais, quand j'avais 15~16 ans. Depuis, j'ai trouvé mieux.
Un gros problème que soulève cette théorie (non-créationniste) naïve est : où la placer, l'apparition
"pouf" de l'intelligence~immortalité, dans cette progression continue ?

Est-ce aux alentours de D ou E (les premiers outils en pierre taillée) ?
Est-ce aux alentours de H ou I (la domestication du feu) ?
Quel que soit l'endroit où on essaye de la forcer, cette discontinuité qualitative, ça coince.
La seule façon de décoincer l'affaire, c'est d'admettre la continuité corps et âme, autant avant qu'après les poissons à pattes.
Me semble.

Denis