Citer:
je vois dans ces textes une grande dualité, c’est-à-dire « c’est tout bon ou tout faux » à la manière de certains fanatiques religieux, surprenant pour un sceptique!!
Je ne vois pas ce qu'il y a de fanatique, je n'ai pas dit que votre raisonnement était faux (même s'il l'est), mais qu'il ne s'appuyait sur rien.
Il n'y a aucun argument archéologique, historique et même dans l'anthropologie des religions qui supportent vos idées.
De ce fait, ce sont des supposition dans le vide qui ne mène nulle part si elles ne sont pas un minimum supporté par les faits.
Pire, dans votre cas, c'est même clairement faux pour une bonne partie parce que ça contredit ce qui a déjà été dit sur le sujet par les historiens, les anthropologues, les archéologues... et cela sans la moindre preuve.
J'applique simplement le principe d'Euclide: ce qui est affirmé sans preuve peut être réfuté sans preuve.
En plus, ce n'est pas votre grotesque tentative de me faire passer pour un intégriste qui donnera du poids à vos hypothèses. Vous me reprochez de dire "tout est faux", mais parfois c'est le cas et votre raisonnement sur Adam, oui, il est faux.
Je ne vais pas prendre des gants avec des peut-être quand je sais que c'est faux de A jusqu'à Z parce que je sais que les prémices de l’hypothèse sont faux et donc que tout ce qui est construit dessus l'est aussi. J'ai d'autant moins à prendre des gants que vous partez d'une pétition de principe et non de sources réelles.
Citer:
J’émets l’hypothèse, selon laquelle on pourrait trouver un sens aux mensonges et mythes de la bible. Comprenez-vous?... j’explore d’autres idées.
Je ne vous le reproche pas, mais il n'empêche que vos hypothèses sont erronée.
Libre à vous de réfléchir à ce que vous voulez, mais à un moment, il faut confronter ces hypothèses avec les réalités et les travaux antérieurs sur le sujet et la réalité, comme les travaux antérieurs disent tous que vos hypothèses sont erronée.
Moi je n'y peux rien. Je n'ai pas décidé de mon propre chef que vous dites des bêtises, mais les faits sont têtus et rien, ni dans la Bible, ni dans l'histoire des juifs, ni dans l'histoire du proche orient antique, ne valide vos idée. On ne lutte pas contre les faits, même en se fermant les yeux très forts et même en essayant de discréditer celui qui vous les rappelle.
Citer:
En prenant l`hypothèse qu’Adam a existé, il serait un scribe : Il savait compter le nombre de pleine lune, et il l’a appris à ses descendants. Simple n’est-ce pas? Il savait mentir aussi.
Voir au dessus.
Les faits ne sont pas d'accord.
Tout porte à croire que le mythe d'Adam est un mythe symbolique sur la naissance du premier homme, une sorte d'élément de filiation mythique qui permet d'ancrer la communauté religieuses dans sa relation avec sa divinité tutélaire et qui permet de justifier une partie des modes de fonctionnement de sa société.
On retrouve ce type de mythe d'origine partout dans le monde. Donc à moins qu'il y ait eu un scribe à chaque fois, il faut admettre que cette idée est sans support historique.
Les mythes des origines sont en plus largement abordés par l'histoire culturelle ou des populations, par la sociologique (d'un point de vue plus théorique) et par l'anthropologie et aucune ne conclut que ces mythes partent d'une base réelle.
C'est d'autant plus vrai que l'archéologie mène à penser que la Bible est le fait d'une compilation et non d'une source unique et que les juifs d'origine était probablement issue d'un peuplement commun hébreux-cananéens en Palestine, avant une séparation des deux populations qui peut avoir mener à une affirmation identitaire de la part des juifs menant à une première compilation biblique.
Cela dit, comme la bible en tant que telle est largement issue du vaste travail de compilation/réécriture durant le règne du roi Josias (7ème siècle av JC), qui connait une résurgence du sentiment identitaire religieux en palestine, il est quasiment impossible d'utiliser le texte biblique pour remonter au delà du 7ème siècle, car trop sujet à caution au delà.
Au delà du 7ème siècle, se servir de la Bible comme support est très risqué, voir impossible pour une étude sérieuse de l'histoire des juifs.
(voir "la Bible dévoilée" de Finkelstein et Silberman. Un énorme travail de remise en contexte de l'ancien testament vis à vis des découvertes de l'archéologie. Même s'il y a une ambition politique dans l'ouvrage, ça reste un grand travail scientifique.
Voir aussi "The archaeology of Israël", paru en 1997 et qui était un ensemble d'acte de colloque préparant justement le terrain à l'ouvrage de Finkelstein)
Citer:
Les premiers écrits bibliques se situent entre 400 et 200 ans avant JC. Les hébreux avaient connaissance des textes sumériens.
Non, c'est faux.
Autant qu'on le sache, les premières rédaction biblique commence aux alentours du 7ème siècle av JC, mais la mise en forme de la Bible hébraïque se poursuit sur plusieurs siècles avec notamment un regain entre le 4ème et le 2ème siècle, où l'on situe la période de rédaction définitive d'une partie des ouvrages.
Cela dit, ça dépend des ouvrages dont on parle.
La torah, stricto-sensu, peut avoir été écrite entre le 8ème siècle et le 2ème siècle av JC, il n'y a pas consensus entre les chercheurs. Certains posent l'idée d'une rédaction progressive entre le 8ème siècle et la moitié du 5ème siècle, d'autre une rédaction réelle de la torah comme livre unifié pendant la période hellénistique puis hasmodéenne (3-2ème siècle av JC) avec, auparavant, l'existence des récits biblique de manière séparées.
D'autres ouvrage sont daté de période plus ancienne, mais comme dit aux dessus, remonter plus loin que le 7ème siècle alors qu'on n'a pas de source directe est très risqué.
D'une manière général, il est très probable que les ouvrages de la Bible soit une compilation de texte postérieur lié à l'évolution de la religion juive qui, autant qu'on le sache, aurait été polythéiste avant de devenir monolatre puis monothéiste justement avec la période du roi Josias.
Citer:
Je suppose que Moise était un chef de tribu dans les années 1250 av. JC. Il a été vaincu et s’est enfui. HIHIHI. Il n’y a pas plus de preuve historique à ceci, mais il faut tenir compte qu’il y a de preuve historique confirmant l’histoire de Moise non plus. J’en suis conscient mais il faut une hypothèse de départ.
Une hypothèse de départ qui ne repose sur rien, c'est la garantie d'avoir une hypothèse d'arrivée qui ne repose sur rien non plus. La pétition de principe n'a aucun intérêt si elle ne s'appuie pas un minimum sur des sources (on peut faire une pétition de principe à partir d'indice pour lancer une hypothèse et exclure d'autre, mais pas au hasard de ses envies et ça doit toujours strictement suivre les sources.)
Rien ne permet de penser qu'il a réelle existé un Moïse, qu'il soit chef de tribu ou pas, surtout qu'autant qu'on puisse le savoir, il existait déjà une ébauche de royaume en Israël aux alentours de la seconde moitié du second millénaire, donc pas de "chef de tribu".
La stèle Egyptienne qui vous sert abusivement à déterminer la date de -1250 mentionne les Israëliens comme population vaincue. Couplé à l'archéologie des sites d'Israël, ça amène l'idée d'une domination Egyptienne sur la région d'Israël et donc un contrôle du ou des royaumes qui y existait.
La période est une période de lutte entre Egyptien et Assyrien.
Cela dit, il est possible que cette période soit en effet une inspiration de l'histoire de l'Exode. La conquête par l'Egypte ayant pu inspirer le texte tout comme la déportation à Babylone a vraisemblablement inspiré une partie des textes portant sur Babylone mais aussi des textes apocalyptique (la tradition juive faisant ressurgir périodiquement des courants eschatologiques en période de crise)
Citer:
Connaissant l’histoire de Gilgamesh, les hébreux ont commencé à inventer ou réécrire leur histoire, copiant et s’appropriant des textes sumériens, (exemple le déluge, la naissance de Moise….). Ils y ont mélangé leur folklore et certain fait historique. Je ne suis pas surpris des déformations faites par les scribes hébreux lorsqu’ils ont écrits les premiers textes, ‘qui a le gout de vanter ses défaites’, de dire dans un livre sacré qu’ils ont été vaincu. Ils se sont donc inventé un héros à la Gilgamesh : Moise. C’est le fantasme de tous les peuples d’avoir un héros.
La figure de Moïse n'a rien à avoir avec la figure de Gilgamesh. Moïse est un personnage dans un mythe de fondation. Les proto-juifs y trouve l'explication de leur appartenance à la terre qu'ils habitent, tout comme les Athéniens ont un mythe de fondation où le sperme d'Hépaïstos féconde la terre de l'Attique pour donner les premiers athéniens et justifier que c'est leur terre.
Le mythe des un peu différent mais le but reste le même:
-justifier que la terre où ils habitent est la leur (dans un cas parce qu'ils sont nés de cette terre, dans l'autre parce que c'est un don divin)
Les invasions Assyrienne et Egyptienne ont peut-être un rôle dans cette rédaction mythique. L'arrivée d'étranger déclenche parfois une résurgence de l'identité et une remise en avant des éléments de séparation entre l'étranger et la communauté. Le texte de l'Exode justifie que le juif est celui qui habite légitimement la palestine quand l'autre n'est qu'un envahisseur sur la terre donnée par Dieu.
De la même manière, il est très probable, même si ce n'est pas certain, que l'importance du tabou du porc dans la religion juive ait été mise en avant lors de la période hellénistique en réaction à l’hellénisation des populations, notamment sous les Séleucides (qui finissent par interdire le Judaïsme)
C'est une forme d'affirmation d'une identité dont on exclue l'étranger.
Le récit de l'exode permet d'une certaine manière d'assurer le fait que la terre de palestine est celle des juifs, même s'ils sont envahi et de fédérer la population malgré la présence étrangère possible.
Pour prendre un exemple très récent, on a le même type de phénomène durant la seconde guerre mondiale en France, ou après le second empire, lorsque la défaite et l'invasion conduisent à la résurgence d'un certain nombre de symbole nationaux fantasmé pour fédérer la population dont l'identité commune semble menacé ou blessé.
Le personnage de Vercingétorix après le second Empire sert de héros alors que l'orgueil national a été blessé par la défaite face à la Prusse et l'origine fantasmée de la France, qui couvait déjà depuis la monté du sentiment national, devient prépondérante dans la symbolique de la nation.
C'est évidement un peu anachronique comme comparaison mais d'une certaine manière, le personnage de Moïse est un peu ce type de personnage servant à "défendre" une identité (qui pour la population juive antique se conçoit dans le lien entre la communauté et son dieu). Rien ne permet de penser qu'il a une quelconque réalité.