Citer:
Il y a aussi celui à tête de crocodile du nil.
En effet, j'avais oublié Sobek. J'ai fait une petite recherche à la suite de ce que j'avais dit pour me rendre compte que j'en avais oublié et qu'il y avait plus de reptile que ce que je me souvenais dans la mythologie Egyptienne.
Par contre pour Seth, je ne suis pas d'accord. Seth a beau se changer en serpent, ce n'est un pas un reptile à l'origine, il s'agit d'un des rares dieus dont l'animal n'est pas vraiment déterminé avec précision. Les égyptologues ont plusieurs théories là dessus, notamment celle de la représentation d'un monstre (Seth étant, pour certain aspect, une divinité du chaos et du désordre, sa représentation serait une représentation imaginaire ou un conglomérat de plusieurs animaux), mais aussi celle de la représentation plus ou moins fidèle d'un animal existant, disparu ou peu connu (les représentations d'animaux rares étant souvent faite à partir de récit, il est courant que la représentation soit éloignée de la réalité.)
Mais en aucun cas il ne s'agit strictement d'un reptile.
cyberklg a écrit:
par contre je ne comprend pas bien votre point de vue sur le mythe mayas...ils dataient absolument tous...preuve:
C'est exactement ce que j'ai dit: ils dataient tout, d'où le rattachement du mythe à une date précise. Ce n'est pas une spécificité maya en fait, mais les maya sont un peuple qui on poussé le vice plus loin que les autres. Certains courants chrétiens ont fait de même avec la Bible, en essayant de voir des chiffres valables dans le texte et datait l'apocalypse, le déluge et la création. Mais le mythe lui même est plus ancien que son rattachement à une date.
C'est une tentative de rationalisation du mythe relativement courante dans beaucoup de mythologie lorsque celle-ci doit se mesurer à l'érudition des philosophes et des prêtres. La mythologie étant souvent, d'abord populaire, elle se heurte à la connaissance du monde qu'on les tenants de la connaissance. Dans le monde antique et médiéval, remettre en question la réalité d'un mythe admis par tradition était difficile, le poids du temps jouant sur sa crédibilité et un mythe dont l'origine est inconnue paraissait d'autant plus réel qu'il paraissait immémorial et qu'il était répandu.
Comme remettre strictement en question un mythe était impensable pour la pensée de l'époque, on assiste dans un certain nombre de culture à une sorte de concordisme plus ou moins maladroit. Dans le cas où la religion est libre ou si la société n'est pas favorable à une transmission facile des connaissances, ça donne une religion des élites qui se différencie de la religion populaire, souvent vu comme superstition(c'est le cas avec les conceptions philosophiques de la religion que l'on rencontre en grèce ou à Rome ou à la fin du moyen-âge en occident chrétien, avec les luttes entre les penseurs de l'Eglises et les religions populaires qui donnait parfois des hérésies.)
Dans le cas des mayas, c'est un peu différent puisque les élites étaient seules maîtresses ou presque du mythe et du culte, donc elle pouvait imposer une religion plus rationnelle à tout le monde et ne pas être juste un courant de penser en marge de la religion populaire.
Mais je suis plus enclin à penser que les populations des classes moins favorisées étaient à 100 lieux de toutes les savantes datations de mythes que faisait les élites et avaient de leur coté, leur propre superstition en marge des mythes officiels et sans datation précise. Cela dit, les maya possédant un système proche de celui des cités-Etats grecques, ce type de superstition étaient probablement domestique, donc laisse considérablement moins de trace que les mythes officiels gravés dans la pierre.