Ildefonse a écrit:
Il faut savoir que les présidences des commissions sont distribuées plus ou moins par continent. Cette fois-ci, c'était à l'Afrique de choisir. Ils ont choisi.
C'est à vomir, mais c'est comme ça.
Sinon, jamais aucun état africain ne verrait la couleur d'un siège, et là, on dirait que c'est du racisme.
Et c'est extrêmement pratique pour les états véritablement influents qui veulent à toute force que les instances onusiennes soient totalement vides de signification et d'influence.
Si les vaillants défenseurs des droits de l'homme et de la justice internationale apportaient vraiment crédit à ces institutions et à ce qu'elles sont censées défendre, ils se battraient pour y installer des dirigeants crédibles et disposant d'une vraie influence et pour en écarter de pareils pantins. Au lieu de quoi, ils laissent n'importe quel fantoche tyrannique prendre son tour, ce qui leur permet ensuite de négliger tout ce que ces institutions peuvent avoir apporté de valable, sous prétexte que les dirigeants actuels sont inacceptables.
Mais pendant qu'on vilipende un Khadafi ou un Bongo, ou un Nguesso, ou ..., on fait des affaires avec eux, on les flatte, on soutient leurs régimes au prétexte de la stabilité régionale ou de l'intangibilité des frontières, et on les laisse truster des instances où ils n'ont manifestement pas leur place.
A qui profite le crime, pendant ce temps-là, et qui paie les pots cassés ? Pas nous, les populations locales qui souffrent sous le joug de dictateurs qui peuvent se prévaloir d'être à la tête de l'agence machin et du comité truc, tout en nous vendant à l'encan les biens et ressources de leurs pays respectifs.