Sélénite a écrit:
Donc oui, ce que je voulais dire c'est que la plupart d'entre vous débattez sur ce sujet très complexe de manière superficielle sans même prendre la peine de vous renseigner un minimum sur le sujet : la biologie, le corps de la femme, son histoire, son vécu,... On dirait presque que vous vous en fichez.
Non, ce que vous avez reproché, c'est qu'il n'y ait pas de témoignage féminin, mais je ne vois pas en quoi ça serait plus éclairant, pour le sujet traité ici que l'avis, par exemple, d'un généticien ou d'un psychologue (masculin ou féminin)
Citer:
Il faut évidemment prendre en compte le facteur biologique ET culturel pour essayer de comprendre ce que poussera une femme a vouloir enfanter ou non. Le facteur biologique sera prioritaire chez certaines femmes et le facteur culturel plus déterminant chez d'autres dans la prise finale de leur décision.
Vous n'apportez pas plus de preuve de ça que les autre, donc vous avez beau jeu de critiquer...
Citer:
Le terme "inné" pour moi n'a pas beaucoup de sens car le corps de la femme évolue pendant la vie, les sécrétions hormonales sont "fluctuantes".
C'est la même chose chez l'homme, soit-dit en passant, mais la fluctuation n'enlèverait pas tellement le caractère "inné" si cette fluctuation n'est du à aucune influence extérieure, c'est d'avantage le fait que cette fluctuation puissent ou non être induite par des éléments "sociaux" qui déterminerait l'inné et l'acquis, dans l’hypothèse ça aurait un sens de déterminer.
Poulpeman a écrit:
Après, je ne vois pas ce qu'il y a de choquant ou de faux à dire que "jouer au golf" tient plus de l'acquis que "se nourrir".
En tout cas si certains sont en désaccord avec ça, j'aimerai bien savoir pourquoi.
Parce que vous avez exprimé une conception qui fait du lien, inné/acquis, un jeu à somme nulle et comme s'il y avait une sorte de vase communicant qui voudrait que plus c'est acquis, moins c'est innée. Après c'est peut-être une erreur de formulation, mais c'est l'impression que ça me donne.
Or ça ne semble pas juste.
Se nourrir et jouer au golf emploient certes chacun des niveaux variables d'éléments issus de la biologie et d'éléments issus de l'apprentissage, mais ce serait faux de dire que l'un est plus acquis et l'autre plus inné comme si l'on pouvait chiffrer la part de l'un et de l'autre en pourcentage du comportement.
En fait, ce qui est gênant dans la seule séparation inné/acquis, c'est qu'elle fait comme si ces deux là évoluait de manière différente et perpétue un peu, sans le dire, le dualisme corps/esprit alors qu'ils découlent des mêmes phénomènes, l'acquis dépendant des stimuli extérieurs analysés par le cerveau de manière inné (puisqu'il est fait pour ça) et est donc tout à fait biologique.
De fait, tout ce qui crée de l'acquis est inné.
Rien que le fait d'apprendre est quelque chose d'inné en fait, donc plus on met d'acquis, plus on met d'inné de facto dans l'équation, donc jouer au golf relève de plus d'apprentissage différent que se nourrir, c'est certain (encore que, se nourrir est susceptible de plus de sophistication), mais comme chaque élément d'apprentissage fait intervenir les capacités du cerveau, les éléments du corps, les réflexes, les hormones...chaque fois qu'on en rajoute, on rajoute de même de l'inné.
Après, tout est une question de complexité du comportement étudié et d’interaction à l'environnement.