Poulpeman a écrit:
Bonjour à tous,
J'ai eu dernièrement une discussion avec un ami sur le sujet suivant : le désir d'avoir un enfant, pour une femme, est-il d'origine biologique ou est-il le fruit de l'influence du modèle familial de nos sociétés ?
En partant, et comme ça a été dit plus haut, c'est un faux dilemme.
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Ne m'étant jamais penché sur la question, je n'avais pas vraiment de point de vue étayé à offrir.
Tu as tout de même de bonnes intuitions que je vais commenter à l'instant.
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A y repenser, cette hypothèse me parait bancale pour diverses raisons :
- il existe des sociétés où les femmes ne s'occupent pas de leurs enfants après leur naissance. Difficile dans ce cas de parler de "désir de maternité". (je crois aussi que ce phénomène s'est vu chez les nobles, en France, il y a quelques siècles).
Il y a tout de même des structures visant à prendre en charge les enfants. Il est tout à fait envisageable que ce dégoût face à la maternité découle justement du fait que c'était vu comme trop "instinct primaire" et pas assez noble.
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- du point de vue de l'évolution, j'ai du mal à imaginer un mécanisme évolutif qui aurait créé ce désir biologique, surtout qu'à l'origine, les premières femmes ayant peuplé la Terre devaient difficilement atteindre ce fameux "certain âge" (de mémoire, je crois que l'espérance de vie à l'origine de l'humanité tournait autour de 25 ans).
Il est plutôt difficile d'envisager une population dans laquelle les individus n'auraient pas voulu se reproduire. Elle n'aurait pas fait long feu. On peut toujours invoquer "la culture", mais il ne faut pas oublier que nous sommes aussi le produit de l'évolution par sélection naturelle. Chez nos ancêtres, il n'y avait pas de "culture" et de la reproduction quand même.
Ça nous mène à ton troisième point, à mon avis le plus fort:
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- Toujours du point de vue de l'évolution, le désir sexuel suffit amplement à la survie de l'espèce. Un désir de maternité parait superflu.
Tout à fait. La femelle n'a pas besoin de faire le lien entre copulation, fécondation et parentalité. Il suffit qu'elle trouve un mâle et s'accouple avec lui. Une pulsion sexuelle est pour cela amplement suffisant.
Ceci dit, les multiples mécanismes (parfois complètement absurdes et anti-adaptatifs, voire les paons) employés par les femelles de toutes espèces pour sélectionner "le bon" mâle montrent que les femelles sont tout de même biologiquement programmées pour s'engager dans des mécanismes de reproduction.
Chez l'humain, on
observenotamment une hausse du désir sexuel en période d'ovulation.
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Globalement je me situe, sans grande conviction, du côté de l'hypothèse sociologique du phénomène.
Une brève recherche ne m'a pas apporté d'information intéressante (quelques trucs à base de Freud et d'Oedipe...).
Il faudrait voir si les fourmis ont un complexe d'Oedipe. Considérant qu'ils partagent la même mère (une Reine, qui plus est!) ça serait intéressant de les
psychanalyser.
