Hallucigenia a écrit:
Zwielicht a écrit:
Est bisexuel quiconque désire (ou est ouvert à l'idée d') entrer en elations avec une personne peu importe son sexe. Qu'elle ait eu des relations homo ou non dans son passé. Du moment où une personne est ouverte à des relations (courtes ou de longues durées) avec un sexe comme l'autre, elle est bisexuelle.
Ça me semble beaucoup plus complexe que ça. Comme je l'ai déjà dit, il y a tout un continuum dans les désirs et les pratiques, et donc il n'y a pas une séparation franche entre les groupes.
Qui a dit qu'il y avait une séparation franche entre les groupes ? Il y a des groupes définis : homosexuels, hétérosexuels, bisexuels. Ceux qui n'y se retrouvent pas ne s'y retrouvent pas.
Hallucigenia a écrit:
Il n'y a aucune barrière fixe entre les notions de tendresse, d'amour, d'attirance et d'excitation sexuelle. Et le fait d'être ouvert à l'éventualité d'une relation avec une personne du même sexe n'implique pas forcément une bisexualité. (et puis ouvert à combien ? 0,1%? 1%? 10%? 50%?...)
Pourquoi pas ? Si tu penses qu'une personne qui recherche un(e) partenaire à la fois chez son propre sexe et dans le sexe opposé n'est pas bisexuel(le), alors qu'est-ce qu'un(e) bisexuel(le) selon toi ?
L'orientation sexuelle n'est pas un paramètre scientifique. C'est un concept social déterminé par l'humain, qui se mesure et se définit donc par des critères humains et sociaux.
Hallucigenia a écrit:
Ca revient à appliquer du discret sur du continu, avec les défauts qui sont liés. Je trouve beaucoup plus pertinente la classification proposée par Berregon, l'échelle de Kinsey.
L'échelle de Kinsey tente exactement d'appliquer du discret sur du continu, la différence c'est qu'elle se veut précise et ne tient aucunement compte de la perception subjective de la personne. Si une personne a un comportement bisexuel mais ne présente pas de "réaction physiologique" aux deux genres lorsque soumise à des tests, son "score" diminue. Bref, cette échelle met les gens dans une situation où une personne bisexuelle pourrait se faire dire "selon les tests, vous n'avez qu'un niveau 5". Grosso modo, c'est reléguer la détermination de l'orientation sexuelle par une batterie de tests (développés dans les années '50) au lieu de laisser la personne se prononcer.
Dans l'échelle de Kinsey, je regrouperais les scores 2-4 dans la catégorie bisexuel. Pour 1 et 5, ça dépend de ce que la personne entrevoit dans le futur.