Brève de comptoir a écrit:
Vous confondez "respecter" et "contredire". Il semblerait que pour vous c'est la même chose. On peut très bien contredire une opinions tout en en respectant l'auteur.
L'emploi du terme « respecter » est de votre fait, je vous cite (c'est moi qui souligne) : « C'est pour ça qu'en politique, on est bien obligé de
respecter l'opinion des autres ».
Vous dites très exactement
respecter l'opinion, et non pas respecter le tenant de cette opinion ; quant à suivre votre bon conseil, permettez moi de faire le tri, notamment parmi ceux prétendent défendre leur conviction au mépris de la science.
Brève de comptoir a écrit:
"L'on ne peut pas" vous voulez dire ?
Omission de
pas dans la négation
ne... pas : « omission de
pas (
point) possible, mis non obligatoire, avec les verbes cesser, oser, pouvoir, savoir [...] »
Réf. : Dictionnaire du bon français, Jean Girodet, éditions Bordas, 1981, page 515. (Girodet est considéré, sinon comme un puriste, du moins comme un grammairien
normatif.)
Autres exemples ici.Brève de comptoir a écrit:
Par ailleurs, parler de "état actuel des connaissances", c'est un peu suggérer que la science établie elle-même un dogme et qu'elle a réponse à tout et que son domaine de compétence sur tout et n'importe quoi.
Relisez mieux : l'état actuel signifie justement que rien n'est immuable, que la science s'inscrit dans une démarche dynamique, et que parler de dogme à son propos n'est guère pertinent, quand toute son histoire montre la remise en cause, parfois douloureuse il est vrai, de ses paradigmes.
Brève de comptoir a écrit:
Il y a une bonne part de scientifiques, médecins, chercheurs, etc. qui ont la foi ou croient en des choses paranormales, il serait donc difficile d'établir d'où provient la bonne parole scientifique pouvant établir un "état actuel des connaissances".
Si leur croyance au paranormal était scientifiquement justifié par la connaissance de leur domaine de compétence, ce ne serait plus du paranormal...
Je note au passage l'expression « bonne parole scientifique », aux étranges relents de prédication ou de prosélytisme, ce qui, d'après ce que j'en sais modestement, n'a rien de commun avec la démarche scientifique.
Brève de comptoir a écrit:
Il n'y a pas encore de "science officielle" et encore heureux. Au mieux peut on parler de consensus.
Ce que j'ai nommé (de façon plus ou moins appropriée, puisque cela vous a fait tiquer) par l'état actuel de la science.
Brève de comptoir a écrit:
Vous ne pouvez condamner certaines "opinions", "croyances" qu'en fonction de vos propres "opinions".
Je peux rejeter certaines opinions au nom de mes convictions étayées par ce que la science m'a appris – ou plus exactement par ce que j'en comprends, mais en cas d'erreur je compte que mes interlocuteurs, partageant le même consensus de savoir, me corrigeront.
Brève de comptoir a écrit:
Il restera donc vain de chercher à demander à un interlocuteur qu'il vous prouve l’existence de Dieu, tout comme vous seriez incapable de prouver son inexistence [...]
Et pour cause : l'on ne peut démontrer l’existence de quelque chose... ce qui fait le lit de trop nombreuses croyances ; mais oserais-je vous rappeler que l'athée ne dit pas croire en l'inexistence de X, mais
ne pas croire en l’existence de ce X ?