Salut,
Greem:
Greem a écrit:
À part couper court la discussion en disant "la loi dit ça donc il faut faire comme ci sinon c’est illégal" au sujet d’un truc sur lequel on a même pas eu le temps de discuter, je vois pas...
Je suis d’accord. Mais je voulais plutôt dire qu’en cas de légalisation de l’euthanasie, nous devrons légiférer sa pratique. C’est la raison pour laquelle je dis qu’il est naturel qu’à un moment ou un autre, les aspects juridiques entrent en compte. C’est sûr que le débat actuel porte sur le droit ou non à l’euthanasie et non pas la manière que devrait se passer une euthanasie, de la demande au décès.
Greem a écrit:
J’ai parlé de souffrance ressentie, il y a une différence. À moins d’inventer le voyage dans le temps, non, je vois pas comment reverser une souffrance qu’on a ressentie ? Mais je fais parti de ceux qui pensent que la souffrance (si elle est suffisamment élevée et si elle dure suffisamment dans le temps) est pire que la mort. En fait, j’ai beaucoup de mal a comprendre les gens qui pensent l’inverse...
Désolé, j’avais mal compris. Moi aussi j’ai un peu de mal à comprendre le fait de garder une personne en vie malgré une qualité de vie plus que médiocre. Le problème est justement là, comment évaluer le niveau de qualité de vie minimale avant de pouvoir affirmer que la mort serait meilleure. Il faut aussi regarder les futures pistes de traitement, des possibilités d’accompagnement psychologique, etc. Bref, il y a plusieurs facteurs qui entrent en ligne de compte.
Poulpeman a écrit:
Je crois que ce que math voulait dire, c'est que l'éthique dépend d'un contexte socioculturel.
L'euthanasie était certainement impensable il y a 100 ans, lorsque la vie était considérée comme sacrée et que le suicide, assisté ou non, était perçu comme un grave péché.
La question se pose sérieusement de nos jours et des pays ont légalisé l'euthanasie. L'éthique progresse.
Tout à fait! Je voulais aussi apporter le fait que justement l’éthique prend aussi une dimension personnelle. Par exemple, certaines personnes voient encore la vie comme sacrée et veulent la préserver coûte que coûte. Alors, si la justice s’appuie sur l’éthique, il y aura encore des personnes qui ne seront pas d’accord avec elle.
Somme toute, je suis pour une euthanasie bien encadrée et en dernier recours, si toutes les pistes de soulagement ont été tentées. L’histoire de Poulpeman sur le patient dont on avait donné l’opportunité d’arrêter la ventilation mécanique à l’aide de ses dents représente une alternative possible. Reste à voir.
Bien à vous,
Math