Merci Poulpeman d'entrevoir la lumière dans un projet que j'étais le seul à créditer pour l'instant. Je ne suis pas en train de dire que vous y adhérez, mais d'un certain côté je me sens un peu moins seul dans ce forum.
Toujours est-il que denis expose toujours la même chansonnette vielle comme celle qui oppose 2 camps bien distincts ou 2 points de vue différents. Denis, voyons, nous comparer à la société des fourmis qui n'ont pas de néo-cortex est un anachronisme à l'échelle des ères sur ce coup. Bien tenté quand même! ;-)
Sérieusement, je préfère encore le référent de déboulonneur sur l'anarcho-communisme...auquel je rajouterais technologique.
L'idée c'est une reprise en main de tout le système de valeurs récupéré par une partie du politiquement correct qui se veut détaché des réalités auxquelles le commun des mortel est quotidiennement confronté. Croyez-vous que nous souhaitons ce monde pour se la couler douce? Denis, s'il vous plaît, arrêtez ces clichés, et merci Poulpeman de relever le niveau en matière de caricature et à déboulonneur pour remettre un peu de concept dans le débat.
Je suis un travailleur indépendant qui fournit tous les efforts possible pour maintenir mon concept le plus dignement et durablement, et mon boulot me plaît. Mais je serais prêt à tout abandonner, même si j'ai une famille avec une fille, pour permettre à un tel monde de voir le jour. Car il est urgent de conceptualiser et de l'initier pour les générations qui naissent. Les rustines trouvées par les chefs d'état du monde ne sauveront pas ce système, aussi progressiste peut en être son avenir. Des étapes sont nécessaires certes, mais que ce soit une expérience anarcho-communiste grandeur nature, une économie basée sur les ressources, des solutions doivent être expérimentées sur du long terme. Le problème sont les tenants de ce système qui écrasent par les caricatures, les intérêts privés, toute volonté de changement de paradigme sociétal. Les personnes sont esclaves de leur conditionnement car l'acceptation de sa condition humaine doit être poussée jusqu'à son paroxysme pour exprimer un rejet souvent traduit par le suicide, l'immolation, la prise d'otage, le crime, la drogue, etc...
L'anarchiste caricatural de la rue avec son chien est peut-être un penseur de ce temps qui doit venir, mais il colporte l'image de l'assisté parfait pour caricaturer un mouvement qui dépasse haut la main cette confrontation médiatico-récupérée. Les mouvements "anarchistes" tolérant le vol ou faisant la quête font partie du système autant que ceux qui le défendent. Le concept tel que celui de l'anarcho-communisme cité en exemple dans wiki en Espagne est un défi hautement considérable à renouveler pour contrarier cette fausse identité. Mais si le monde que l'on veut tire sa base d'un tel mouvement (pas celui du collectivisme étatique), il faut miser aussi sur une société se donnant les moyens de ce concept pour toucher la planète entière. Se donner les moyens, c'est prendre en compte l'évolution technologique et s'en servir à notre profit avec les cercles de compétences dont je parlais précédemment.
Gabriel C a écrit:
La nature humaine étant ce qu'elle est, il y en aura plein.
Si c'était le cas, nous serions déjà dans le chaos Denis. Mais la tolérance à la souffrance est peut-être ancrée dans les gènes par la dureté de la vie imposée depuis des millénaire à l'être humain. Ce qui fait que les révoltes sont minoritaires. L'acceptation à ses limites que seule une bouteille connaît. Si les états poussent le bouchon trop loin, il n'y aura pas que les grecs pour dire "ça suffit!". La menace de révoltes civiles peuvent largement tourner vers des révolutions. Car les personnes qui ont eu peur de manifester n'auront à ce moment là plus rien à perdre. Ne sous-estimez pas l'espérance qui à défaut de devenir un désespoir peut incarner l'animal en mode survie qui demeure caché derrière notre néo-cortex.
Il est plus dur de recommencer un nouveau monde dans ces cas là, car la confiance est sûrement très dure à retrouver. Même si ce n'est pas impensable. Ce serait mieux avec une transition intelligente. Mais c'est peut-être un peu trop demandé à ceux qui ne voient que les bons côtés de notre système actuel.
Gabriel C a écrit:
Arriver à un monde totalement parfait reviendrai philosophiquement à la fin de la liberté au sens néo-platonicien. C’est paradoxal mais plutot vrai. Ce qui m’amene à penser que l’idée d’un progres continue et infini et largement supérieur à l’idée d’un progres final amenant une société parfaite et fixe. Meme si je considère que la recherche du bonheur est une grande valeurs universelle, chaque individu l’exprime de facon personnelle en expérimentant sa propre liberté. Voila pourquoi un projet totalisant est dangereux par essence à mes yeux.
Le monde tel qu'il est avancé par Zeitgeist est loin d'être parfait, il demande juste à être perfectible.
Ce projet n'est donc pas totalisant. Holistique est différent. Expérimenter sa propre liberté dans un tel monde est plus probable que dans celui qui nous oppresse (pression environnemental forte en raison d'une priorité de fait : travailler pour vivre! Et encore, aujourd'hui la consistance du mot travail a changé. Le chômage technologique nous le rappelle de plus en plus!)
Gabriel C a écrit:
Cependant, basé l'économie sur les ressources est une erreur de jugement, c'est sur la créativité humaine qu'elle doit etre basé prioritairement, c'est elle la véritable locomotive de l'économie, c'est cette ressource infini qui est notre plus grand bien; c'est elle qui nous différenci du regne animal. La gestion des ressources est secondaire.
Vous jouez sur les mots. Car vous savez très bien qu'une économie basée sur les ressources n'écarte pas la créativité humaine du premier plan. C'est bien la créativité humaine qui amène l'évolution technologique. Donc, toute prise en compte des réalités technologiques à un moment T permettent grâces au recherches scientifiques l'innovation où la créativité y est inhérente de fait. La priorité est donc de fait. Par contre, remarquez que s'intéresser aux ressources terrestres en prenant conscience de l'intérêt pour celles extra-terrestres peut faire l'objet de priorités en vue de l'enjeu d'un équilibre social à trouver d'urgence. Mais la conquête de l'espace pour une société technologique telle que la notre est la continuité logique (je dirais). Et créer tout cela dans un monde philosophiquement ancré sur un modèle anarcho-communiste par exemple est pour moi loin d'être paradoxal en ce sens que l'on doit lui ajouter l'esprit d'un monde contemporain où la technologie peut exponentiellement plus servir l'Homme que ça pouvait en être le cas au 19ème siècle ou au début du 20ème.
L'ego est l'animal, notre néo-cortex le domine, mais il est tellement plus simple de refuser la complexité du monde que l'intolérance et l'ignorance vont de pairs et font que notre réalité ne peut changer qu'avec des guerres et des révolutions. C'est dommage et surtout dommageable. Pourtant nous valons plus que "L'Oréal", ilme semble. ;-) .
"Nombre des difficultés de notre siècle vient de ce que bien des personnes n'ont qu'une information réduite sur le monde." (De rosnay, Coppens dans "la plus belle histoire du monde")