de_passage a écrit:
+1 !
J'ajoute que selon moi il faut aussi développer massivement la production LOCALE agricole et alimentaire :
- ça répartit la charge et évite d'exiger une productivité sans cesse croissante "ailleurs"
- ça pollue moins (moins de transport pour amener les aliments dans ces pays)
- ça procure des revenus aux locaux, et donc indirectement ça leur redonne de la dignité et du pouvoir politique
De la dignité et du pouvoir, les pédezouilles ? Ca va pas, non ? Espèce de subversif, potentiel destructeur de la civilisation telle qu'on la connaît ! Les péquenots, c'est juste bon à fournir de la matière première qui enrichira les grands propriétaires terriens, les négociants, les transporteurs et les actionnaires de la grande distribution. Cette engeance rétrograde devrait être déjà bien contente qu'on lui laisse produire et qu'on lui paie une pitance pour sa barbaque, son lait, et ses légumes, au lieu de réquisitionner ses terrains et ses bâtiments de ferme pour soutenir la croissance économique du pays via
la spéculation le développement immobilier ! Non, mais, donner de l'importance aux bouseux, grumble, grumble, grumble, pis quoi encore, pourquoi pas payer des prix décents aux producteurs de haricots hors saison du kenya, pendant qu'on y est, grumble, grumble, grumble ...
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Mais justement, pour toutes ces raisons, je crains que certaines multinationales, voire certains états traditionnelement exportateur de denrées agricoles, fassent tout pour empecher ce développement local, contraire à leurs intérets court-termiste et égoistes (non solidaires)
Comment ça, "non solidaires" ? Et comment, qu'ils sont solidaires, entre les multinationales, les exportateurs, les transporteurs et la grande distribution. Je vous somme de retirer immédiatement cette vile calomnie !
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Encore récemment, lorsqu'on s'excitait sur l'envolée (la spéculation) des cours du riz ou du blé, on a vu un excellent reportage à France 2 sur (je crois) le Sénégal (ou au autre pays africain, peu importe). Par tradition (récente ?) la culture culinaire de ce pays est à base exclusivement de riz ... lui même importé à 95%. Avec l'envolée des cours ce fut d'un seul coup le spectre de la famine. Le gouvernement du pays a semble-t-il bien réagi en décidant :
- à tres court terme des subventions pour faire baisser artificiellement les prix du riz
- à plus long terme : le développement de la culture du riz dans le Pays, il y a tout pour ça dans certaines provinces (terre riche, vaste étendues naturellement irriguées, soleil)
La culture du riz en Afrique est aussi ancienne qu'en Asie, sauf qu'il s'agissait majoritairement de riz "sec", dont la productivité est bien moindre que les variétés "aquatiques". Elle a donc été fortement découragée depuis la colonisation, au profit de monocultures d'exportation, tout comme les cultures vivrières locales. D'autre part, l'établissement de la culture rizicole irriguée se heurte à de nombreux obstacles très difficiles à surmonter: gestion des terres, maîtrise de l'irrigation, problèmes de santé publique à grande échelle (paludisme et autres parasitoses), qualification des cultivateurs, etc.
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Mais aussi : convaincre le peuple (spots télé) qu'ils peuvent manger autre chose que du riz ! Ca parait idiot mais ce serait très efficace ... sauf que , changer des habitudes alimentaires ça prend du temps. Imaginez supprimer la baguette pour les Français

(*)
Pas seulement ça, mais quoi d'autre ? La FAO, vraisemblablement sous la pression de divers lobbies agro-alimentaires, a lancé l'année de la patate, essaie de généraliser le maïs, mais au bénéfice final de qui ?
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Pourquoi chacun sur la planète devrait-il dépendre chaque jour et à 100% de quelques rares fournisseurs quasi monopilistiques, pour les produits de première nécessité, qui seraient nécessairement : produits ailleurs et loin, transportés et vendus via un marché mondial ? Je parle ici aussi bien de la nourriture que de l'énergie ?
Je ne suis pas utopiste ni naif. Je sais qu'il y a ura toujours besoin de tels marchés pour ajuste l'offre et la demande, encaisser les aléas locaux, etc... Mais je pense que, non seulement ces marchés devraient être davantage régulés, mais qu'ils devraient à terme représenter une minorité des besoin de la communauté. Le reste des besoins étant couverts par des moyens de production locaux, adapatés en taille et en technologie. Exemples :
- taille : individuelle/foyer, immeuble, ville, région
- source d'énergie : éolien, solaire thermique, photovoltaique, PAC, géothermie, hydro, biomasse, bois, déchets ...
- agriculture : privilégier les plantes adaptés au sol local, nécessitant peu d'arrosage et d'engrais, privilégier les techniques préservant la vie naturelle du sol (donc minimiser le labour effectivement), priviliégier les filières courtes (consommer les céréales pour son propre élevage par exemple, mais aussi privilégier les circuits de commercialisation courts sans intermédiaire (vente à la ferme) : vaste débat**)
Ennemi du développement ! Passéiste ! Pinko-Commie-Hippie ! Encore un qui veut nous faire retourner à la bougie, etc., etc. Tout le monde sait bien que seul Saint-Marché peut assurer les meilleurs services au plus bas prix à tout le monde ! Enfin, quoi, ...
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Sans compter que parfois, le système actuel sert, non pas à couvrir des besoins vitaux dans les pays pauvres, mais à satisfaire des caprices dans les pays riches. Manger une pêche chilienne en en février à Paris, est-il encore un luxe que nous pouvons nous permettre ?
[défenseurs du capitalisme triomphant]Bien sûr que oui, nous pouvons nous le permettre (
et tant pis pour les autres losers) ![/défenseurs du capitalisme triomphant]
Sérieusement, je suis bien d'accord avec vous.