Salut Marco Paulo
Zwielicht a écrit:
Ptoufle a écrit:
Dans biodiversité, cycles biologiques, et activités biologique des sols il faut comprendre environnement dans la logique "bio". On est loin de la santé du consommateur.
C'est justement parce qu'ils ne peuvent pas utiliser d'engrais chimiques, etc.. qu'ils doivent se rabattre sur ces moyens (rotation des terres, biodiversité des insectes au lieu d'insecticides, etc). C'est l'oeuf ou la poule.. Mais le consommateur paie d'abord en pensant à lui-même, et non à l'environnement (il aime penser qu'il fait les deux à la fois
Marco Paulo a écrit:
Salut Sielicht.
Je ne comprend pas où tu veux en venir là. Ils utilisent ces moyens pour ne pas utiliser d'engrais. J'imagine que les consommateurs achètent bio pour les deux raisons : ils pensent que c'est meilleur pour la santé et pour l'environnement.
J'admets dans la portion de message que tu as citée que les deux raisons jouent, mais le consommateur bio pense
d'abord à son corps. Il ne veut pas ingérer d'aliments dont l'ADN a été modifié récemment par des humains ou qui ont crû dans un environnement contrôlé par des pesticides chimiques.
Si on lui apprend que ce mode de production est aussi polluant que le mode conventionnel, va-t'il pour autant arrêter sa consommation de produits bio ? Tout dépend à quel point il redoute l'effet des pesticides chimiques, des OGM, etc.
Marco Paulo a écrit:
Et d'autre part, à quoi penses tu quand tu dis que le bio respecte moins l'environnement ?
Je n'ai pas dit ça.
Enfin, PKJ est arrivé avec cet article qui soi-disant nous confirme que la bouffe bio ne vaut pas un clou.
Mais c'est un article rempli de
strawmen, comme par exemple que la bouffe bio est censée être écologique (myth one). Ce
mythe est supposément détruit en disant que les vaches bio émettent plus de gazs à effet de serre (GES) que les vaches non-bio, et rejettent davantage de nutriments dans les cours d'eau (ce qui pollue, en plus de contribuer aux pluies acides) que leurs soeurs bio. On n'explique toutefois pas comment les vaches industrielles le font moins. Laissez-moi deviner... est-ce parce qu'elles ne peuvent pas bouger, donc respirent moins et brûlent moins de calories au cours de leur vie ? Elles sont plus grosses donc ça en prend moins pour faire le même poids de viande, donc moins d'os, moins d'organes internes à entretenir ?
L'argument numéro deux est que le labourage prend plus de temps pour la culture des légumes bios que pour les légumes conventionnels, ce qui émet plus de GES. Probablement parce que la terre n'est pas aussi
boostée et qu'il faut plus grand de terre.
Le premier soi-disant mythe des aliments bio qu'ils pensent attaquer, à proprement parler, est celui des pesticides. L'agriculture bio utilise des pesticides, mais non-chimiques; ce qui n'est pas un mythe, mais passons. L'article de Rob Johnston nous fait peur en disant que ces pesticides "bios" n'ont pas passé de tests de sécurité et donc SONT DANGEREUX. Faites attention la prochaine fois que vous vous promenerez dans un champ bio... Toutefois, même Johnston dit que ce n'est pas une raison de ne pas acheter de produits bios; c'est juste pour remplir de l'espace.
Un autre paragraphe de Johnston indique ensuite que les pesticides conventionnels utilisés en nourriture ne sont pas dangereux, d'ailleurs, il y a beaucoup moins de cancers qu'avant.
Le deuxième soi-disant mythe propre aux aliments bio auxquels ils s'attaquent est celui voulant que les aliments bios soient meilleurs pour la santé. Je ne crois pas que c'est un mythe promulgué par les producteurs bio, à moins qu'on croit que les pesticides / insecticides conventionnels soient dangereux et les autres, non. Johnston cite toutefois des études qui ont trouvé plus de contamination au campylobacter dans tous les poulets bios, tandis que seulement 33% des poulets normaux. Ainsi, chaque personne ayant mangé du poulet bio devrait avoir la diarrhée. Également, il y a plus de poulets infectés de parasites et de cochons qui ont la pneumonie dans les fermes bios. S'est-on éloigné du sujet ? Oui. Que plus de cochonnets bios meurent de pneumonie ne fera pas en sorte que le cochon bio que je mange me donnera la pneumonie. Tant qu'à être sorti du sujet, le même paragrpahe ajoute que chez les fermes bios, le taux d'animaux qui meurent est plus élevé, donc ceux qui aiment les animaux ne devraient pas en principe manger bio (alors qu'au fond, le taux de mortalité est de 100%; les cochonnets qui meurent de pneumonie à 3 mois sont-ils plus malheureux, si le concept du bonheur s'applique, que ceux qui meurent égorgés ? Je remarque ici la facilité avec laquelle Johnston tombe dans le sentimentalisme quand ça fait son affaire).
Mythe six : la nourriture bio contient davantage de nutriments. Ce paragraphe est très confus; en fait, il doit l'être parce qu'il n'a rien à dire pour contredire ce mythe.
Mythe sept : il est question ici de la non-popularité de la nourriture bio.. Rien d'intéressant.
Bref, PKJ nous a amené un article qu'il prétendait nous confirmer que la bouffe bio ne vaut pas un clou. Alors que si les raisons de consommer de la bouffe bio sont d'éviter les pesticides et insecticides chimiques et OGM, et que la réglementation est sérieuse, cet article est complètement hors-sujet, quand on le lit.
Rob Johnston is a doctor and science writer Science writer ? Je ne trouve rien de lui sur le web. On dirait un de ces petits lobbyistes venus de nulle part.. Je me demande il est docteur en quoi.