lhommealacigarette a écrit:
j'ai eu une réponse: dans l'état actuel de nos connaissances il serait difficile d'imaginer un tel dispositif, le champs de gravité devant être fabriqué à l'extérieur de vaisseau, un tel dispositif ressemblant plus à un "tunnel" menant à une autre étoile avec des machines générant la gravité tout le long du tunnel ( je n'ai pas mentionné La métrique d'Alcubierre )
Salut,
Pourrais tu donner le lien ? Je n'ai pas trouvé sur Futura...
Vu que tu parlais de Constantin E. Tsiolkovski, je te (vous) propose un article de Gilgamesh qui devrait t'intéresser :
La Prophetie de Tsiolkovski :
http://strangepaths.com/forum/viewtopic ... &sk=t&sd=aEnjoy
En ce moment même, je suis en train de lire ce document :
http://www.geoffreylandis.com/percolation.htpGilgamesh en a résumé les grandes lignes, merci à lui :
Citer:
Approche sous l’angle de la théorie de la percolation de Geoffrey A. Landis.
La percolation, c’est un phénomène modélisable dans un réseau infini de points, reliés ou non, selon une certaine probabilité resp. P et (1-P), à leur voisin immédiat. La question est de déterminer en fonction de P la capacité à obtenir un réseau communiquant de bout en bout. Par exemple, si on se représente un réseau de point relié ou non par des fils conducteur à leur voisin, la question est de déterminer la valeur de P, dite probabilité critique Pc, au dela de laquelle un courant établit en un point quelconque se communique à l’infini. Le point remarquable est le caractère non linéaire pour un réseau quelconque dès lors qu’on considère que chaque point ne communique qu’avec ses voisins : le phénomène est brutal.
En dessous de Pc, le réseau forme des blocs non reliés, au-delà, le réseau forme un tout relié, ne laissant que quelques îlots isolés.
Appliqué à notre problème, l’auteur pose d’abord 2 hypothèses clés, qui me conviennent farpaitement :
1/ que les voyages interstellaires sont possibles mais difficiles, donc que les trajets réalisables ne sont pas arbitrairement longs. Il existe un horizon des distance, disons 30 al. Le nombre N de système colonisables depuis une système quelconque est fini et petit (disons 5 ou 6),
2/ que le contrôle politique et culturel de la colonie par sa colonie-parent est faible ou nul étant donné les distances ; que sans parler de contrôle, l’ajustement culturel s’affaiblit avec la durée ; que l’échelle de temps pour le développement d’une civilisation est long ; que par conséquent chaque colonie développe à terme une civilisation originale et indépendante.
En hypothèse additionnelle, l’auteur pose l’extrème improbabilité d’une colonisation d’un système déjà colonisé par une colonie distante. C’est à mon avis considérer le problème sous un angle exagérément militaire. Certe, la capacité d’un débarquement en force est extrêmement douteux vu les distances envisagées mais la possibilité d’une immigration-acculturation sont parfaitement envisageables. Surtout que les systèmes habitables, et agréables, pour un ensemble de civilisations partageant une origine donnée, ensemble au sein duquel on peut considérer que toutes partagent, malgré le temps de séparation, les mêmes exigences physiologiques, sont rares.
Au niveau des temps de trajet, l’auteur considère quelque chose comme 200 ans pour parcourir 4 al, ce qui est tout à fait de l’ordre de ce que j’envisage dans ce topic (j’envisage une durée seulement deux fois plus longue, 1 al/siècle).
L’auteur envisage alors que parmi les cultures développées, certaines trouvent un attrait fort à la colonisation, et d’autres non.
Déterminer cet attrait revient à attribuer une probabilité P (civilisation colonisante) et 1-P (civilisation non colonisante ou absence de civilisation) au réseau constitué par tous les système colonisable de la Galaxie.
Pour PPc, le bloc colonisé s’etend indéfiniment.
Le paradoxe de Fermi dans cette approche se résoud de trois façons :
• P < Pc, la colonisation intéresse des blocs finis, ça et là répartis, et la Terre n'est pas dedans, ce qui s'explique facilement.
• P ~ Pc et la Terre se trouve dans un des blocs arbitrairement grand non encore colonisé.
• P > Pc et la Terre se trouve dans un des rares blocs non colonisés.
Discussion : le gros intérêt de cette approche est de s’extraire des explications “uniformitaristes”, la diversité des civilisations étant sans doute très grandes ainsi que le panel de leur motivation. A partir de ces diverses motivations (incluant les moyens permettant de les concrétiser) on en tire simplement un probabilité de passage à l’acte.
Toujours tiré de ce document :
Citer:
Tipler argues that a extraterrestrial technical civilization will fill the galaxy with self-reproducing probes, which will not be subject to a distance horizon. Since we have not yet learned to design such machines, it is difficult to critique this reasoning in depth. However, I suggest that a self-reproducing probe would likely be more complicated than a dedicated probe, e.g., by as much as an automobile factory is more complicated than an automobile. If this is so, then to produce maximum information return in any finite time (no matter how large) making self-reproducing probes which produce self-reproducing probes is not the optimum strategy. The optimum strategy is that after some number of generations G the factory probes will produce dedicated probes instead of self-reproducing probes. The number G will depend on the reproduction time, trip time, ratio of complexity, and information return time, but in general is quite small unless the required information return time is many orders of magnitude larger than the trip time, which is unlikely to be the case.
Très intéressant & pragmatique comme raisonnement, ce qui nous ramène à nous poser la question suivante :
En quoi une colonisation interstellaire serait elle profitable en des termes de retour sur investissement ?
Perso', en prenant notre référentiel actuel en des termes de voyage spatial, je dirai tout simplement qu'une CTI ne se lancerait pas dans ce type d'initiatives car elle utiliserait plus d'énergie pour parcourir de telles distances et coloniser des systèmes solaires lointains, qu'elle n'en trouverait sur place. C'est une des raisons pour lesquelles je présume que le paradoxe de Fermi peut s'expliquer. Ils ne viennent pas (physiquement) jusqu'à nous car cela n'est pas économique et qu'ils ne peuvent en aucun cas rentabiliser leurs investissements.
Ce qui donne du crédit à l'hypothèse des sondes interstellaires à mon sens, auto-répliquantes ou non.
++
Buck