Abuzin a écrit:
Pour résumer ce que j'aimerais vous dire, je dirais que l'intelligence se forme grâce aux informations que l'individu emmagasine et aux corrélations que l'individu peut faire entres elles. La validité de l'information n'est pas fondamentale, c'est la cohérence ou l'incohérence qui se dégage du total des informations acquises qui permet à l'individu d'avoir des accidents intellectuels intéressants.
Savez pourquoi il y a eu tant de savants, d'intellectuels, ou d'artistes d'origine juive? Tout simplement parce qu'il fut un temps, où partout dans le monde, on se préoccupait de leur apprendre, dès l'âge de sept ans, à lire la Tora. La lecture des textes religieux est formatrice, ne fusse qu'au niveau de l'apprentissage de la lecture.

... C'est pas moi qui vais vous contredire sur ce résumé que vous faites de vos propos.
Je vais me limiter à vous faire remarquer qu'ils sont maintenant bien différents de ceux que j'avais rétorqués plus haut - où vous faisiez un lien direct non pas entre "alphabétisation" et sciences, mais entre "dogme et sciences".
En résumé, vous énoncez à l'instant - non plus un transfert absurde, mais un truisme - par l'exemple des juifs, que c'est leur alphabétisation (pour lire la torah) qui explique une bonne partie de l'innombrable quantité de savants juifs qui ont eu, en effet, existé (et encore de nos jours).
Oui, non, boarf : pouet-pouet. Belle reculade.
En Somalie, où la majorité de la population est musulmane (mais peu alphabétisée et pas assez scolarisée), ils ont eu bien peu de Nobels.
On est donc bien loin d'une religion ayant apporté quoi que ce soit aux sciences. Ce serait pareil pour le judaïsme : il s'agit, dans votre exemple, d'une torah comme objet d'apprentissage de la lecture. Et rien d'autre.
Vous digressez donc avec des considérations d'une vacuité qu'il ne m'intéresse en aucune manière ni de réfuter ni d'acquiescer :
on ne discute pas avec un plateau de fromage vide. Avec ce même ramage de considérations épistolaires, servant à inclure - frauduleusement - la religion dans ce qui a fait "l'homme savant", on peut s'amuser longtemps et élargir le champ de réflexion:
- j'y ajoute donc le gazon anglais, les pudding de Noël, les punitions et la mort de sa maman, et les considère indispensables et capitaux à l'élaboration de la théorie de la gravité, et aux avancées en optique d'Isaac Newton.
Après tout, sans le gazon et les paysages environnant la vie de Newton, elle aurait été toute autre... Et Newton un tout autre homme, avec un tout autre destin. Pouarf.
Je vous souhaite bonne réception et d'excellentes digressions, très cher. Mais trouvez-vous un autre pantin que moi pour énoncer que
"lire et écrire est favorable à l'élaboration des connaissances"... On le savait déjà. Thank you !
ps :
Abuzin a écrit:
La lecture des textes religieux est formatrice, ne fusse qu'au niveau de l'apprentissage de la lecture.
Nan ! C'est vrai ? Incroyable !
Les bandes dessinées aussi...
Abuzin a écrit:
Il n'est pas important de connaître, il est important de posséder les outils qui permettent d'appréhender la connaissance. Ce que chacun peut en faire ensuite est de l'ordre de l'aléatoire. [...]
Le monde ne souffre pas d'un manque de connaissances valides, mais de connaissances tout court. N'importe quelle connaissance engendre la réflexion. Ce qui en ressort dépend de la capacité de l'individu à remettre sa réflexion en cause.
Oui, j'ai aussi vu les film Matrix. Sympa ces films. Le maître du Vortex disait un autre truc du même genre :
"L'important ce n'est pas l'amour, mais les interactions qu'il crée".
Abuzin a écrit:
Je me contente de constater, après l'avoir lu, que c'est une religion tout à fait cohérente et que je ne la considère que comme un système philosophique.
Le petit poucet n'est pas incohérent ; et le petit chaperon rouge pas plus. Et ce sont aussi des systèmes de pensée... Je me contente de le constater.
ps : je fais un peu comme vous ! A chaque fois que je peux, je place un ou deux baratins métaphysiques du film Matrix. Ca percute pour baratiner dans les bars.