Salut Kaepelin,
Avec nos 8 dernières propositions (7 de D et 1 de K), on est rendus à 56 (43 de D et 13 de K).
xxxxxxxxxxxxxxxx Tableau des 8 dernières propositions xxxxxxxxxxxxxxx
D37 (Réf. K11) : Les dauphins sont plus près génétiquement des girafes que des requins.
K : 100% | Denis : 100%
D38 (Réf. K12) : De loin, Kraepelin a plus de facilité à distinguer un dauphin d'une girafe que d'un requin.
K : 100% | Denis : ~100%
D39 : La classification des vertébrés en classes (mammifères, poissons, reptiles, etc.) ne tient pas debout.
K : 0% | Denis : ~0%
Rappel pour D40 à D42 :
K10 : Les différences visibles phénotypiques ne sont pas toujours proportionnelles aux différences génotypiques.
K : 99% | Denis : 99%
D40 : Chez les vertébrés, les
"clusters phénotypiques" et les
"clusters génotypiques" sont significativement corrélés.
K : 100% | Denis : ~100%
D41 : Chez les chiens, les
"clusters phénotypiques" et les
"clusters génotypiques" sont significativement corrélés.
K : 100% | Denis : ~100%
D42 (Réf. D36) : Chez les
homo sapiens, les
"clusters phénotypiques" et les
"clusters génotypiques" sont significativement corrélés.
K : 100% | Denis : ~100%
D43 : Albert Jacquard considère qu'il y a un contraste qualitatif entre l'homme et les autres animaux (les premiers auraient une âme immortelle et pas les autres).
K : abs* | Denis : 50%
* Proposition double (loi 10)
K13 : La contradiction principale entre Denis et Kraepelin est la perception qu'ils ont de l'importance de la corrélation entre les différences phénotypiques apparentes et leur base génotypique à l'échelle de la planète.
K : 90% | Denis : 60%*
* J'ai eu du mal à évaluer.
"Importance" est ambigu. Parle-t-on de sa grandeur~significativité ou de sa pertinence socio-politique?
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx Commentaires xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
1)
Entre Kraepelin et Denis : E-M = 4.3% ( 7/8 ) ; 0 D , 0 d , 0 O , 1 a , 6 A .
2)
Quelques commentaires sur ton dernier message en style libre.
Tu dis :
Citer:
Je trouve que tu as tendance à "décentrer" le débat, ce qui fait perdre au Redico l'intérêt qu'il pourrait avoir. Tu fabriques beaucoup de nouvelles propositions sur des aspects du problème sur lesquels nous n'avons pas de contradiction.
Plutôt que
"décentrer" le débat, je dirais plutôt que j'essaye de le circonscrire. J'essaye d'évaluer la taille du noeud et explorer jusqu'où il se rend.
J'admets qu'il n'est pas judicieux de nous échanger
seulement des propositions sur lesquelles nous sommes d'accord. Mais je prétends qu'il n'est pas plus judicieux de nous échanger
seulement des propositions où nous sommes en désaccord. Pour détordre un différend d'opinions, ces deux stratégies extrêmes sont aussi stériles l'une que l'autre. Ce qu'il faut, c'est chercher où, précisément (ou le plus précisément possible) nos opinions se détachent l'une de l'autre. Or, pour faire ça, il faut planter des piquets dans les deux pays. Ensuite, on raffine.
Aussi, je tiens absolument à la
Loi 16 et à la
Caractéristique 15. On voit très mal soi-même où l'on est tordu et ce n'est pas en refusant de regarder autour du noeud qu'on parvient le mieux à le dénouer.
Si nous sommes en désaccord sur une certaine proposition, ce n'est certainement pas pour les mêmes raisons. Chacun a ses propres raisons d'avoir l'opinion qu'il a (chacun a donc son propre
"coeur du sujet"). Il importe alors de savoir si nous sommes en accord (ou pas) sur ces diverses raisons antécédentes. Parfois ça mène à des accords triviaux (ex. D38), mais cette proposition n'est pas inutile pour analyser~décortiquer notre
code O sur K12.
Kraepelin a écrit:
Calcule séparément le niveau d'accord entre nous sur mes propositions et sur tes propositions. Tu mesureras une différence significative.
J'ai fait le calcul et, contrairement à ton impression, la différence n'est pas significative.
Jusqu'ici, nous avons 56 propositions (43 de D et 13 de K), dont 50 (39 de D et 11 de K) sont utilisables (i.e. ont été évaluées par les deux, sans abstention).
Pour les 39 propositions (utilisables) en D, notre écart-moyen est de 22.8% (avec un écart-type
s = 37.0%). Pour les 11 propositions (utilisables) en K, notre écart-moyen est de 34.8% (avec un écart-type de 36.0%). Le test standard (de Student) d'égalité des moyennes mène à T = 0.96 (avec 48 degrés de liberté, donc pratiquement N(0,1)). Observer 0.96, pour une N(0,1), c'est tout à fait quelconque (i.e., dans la bosse centrale) et pas du tout significatif.
Kraepelin a écrit:
Mes propositions suscitent plus de désaccord parce qu'elles sont plus centrées sur la zone de contradiction.
Même si c'était significativement vrai (que tu salves plus souvent que moi dans le pays du désaccord que dans celui de l'accord), ça ne veut pas dire que cette stratégie permet de mieux cartographier la frontière étrange où nos opinions se détachent. Elle a deux rives, cette frontière étrange, et les deux rives sont à cartographier.
Aussi, ma stratégie de
"salver beaucoup dans le pays de l'accord" peut être vue comme une stratégie du type
"reculer pour mieux sauter". Une
"démonstration", ça se construit mieux à partir de piquets dans le pays A qu'à partir de piquets dans le pays D, à moins de vouloir faire une démonstration
"par l'absurde", dans lequel cas on prend le chemin inverse.
Quand je salve, je ne sais pas toujours dans quel pays ça va tomber. Par exemple, tu m'as un peu surpris (et ravi) en donnant 100% à D42. Je pensais qu'on aurait un noeud là. Maintenant, je sais qu'on n'en a pas. Je considère que c'est tout à fait utile~pertinent de le savoir.
Kraepelin a écrit:
Essai plutôt de trouver où est la source de malentendu entre nous et imagine des propositions pertinentes.
J'essaye précisément de trouver la source de malentendu, comme tu dis. Mais cette
source ne se trouve pas dans le pays du désaccord. Elle est plutôt diffusée le long de la frontière de ce pays. C'est donc là qu'il faut la chercher. Et ce n'est pas en déclarant certains thèmes
"tabou" qu'on y arrive le mieux. La source que l'on cherche a de grosses chances d'être là.
Désolé d'insister, mais je tiens mordicus à la
Caractéristique 15. C'est en grande partie grâce à elle si le Redico est environ 20~25 fois plus détordant que le style libre. Sans elle, chacun se cantonne à son coeur du sujet (plutôt qu'aborder celui de l'autre). On s'échange alors des mononogues (peu interactifs, aux engrenages glissants) et on n'avance pas, ou très péniblement.
Kraepelin a écrit:
Laisse tomber l'âme et les questions politiques. Ce ne sont pas des questions sans rapport avec le sujet, mais ce n'est pas l'objet de notre contradiction.
Si on ne les aborde pas, on ne saura pas si c'est là (ou pas) que se trouve la source de notre différend. Moi je pense que ces considérations périphériques méritent d'être abordées. C'est seulement si nous y sommes uniformément en code A qu'il sera peu utile d'y rester longtemps. Mais si nous nous y trouvons quelques épines corsées (gros codes D), la source que l'on cherche aura de grosses chances d'être là.
Kraepelin a écrit:
Je crois que le centre de notre contradiction est la perception que nous avons des bases génétiques des ressemblances et des différences phénotypiques entrent les groupes humains. Tu sembles estimer que la corrélation est élevée et justifies un regroupement par races. J'estime que cette corrélation est faible à l'échelle de la planète.
La question n'est pas de savoir si la corrélation est grande ou petite. Elle est plutôt de savoir si elle est significative ou pas. C'est précisément ce que
"résout" notre beau code A sur D42.
Sur la
"grandeur" de cette corrélation, je t'accorde que les écarts individuels
à l'intérieur des
"clusters" (tant phénotypiques que génotypiques) sont plus grands que les écarts
entre les clusters. Ça ne veut pas dire que ces écarts sont nuls, ni même qu'ils sont insignifiants. Grosso modo, je pense que la diversité raciale (lis
"clusters génotypiques" ou
"clusters phénotypiques" si tu préfères) chez l'homme est
intermédiaire entre celle qu'on trouve chez le chien et celle qu'on trouve chez le guépard. Pour moi, que cette diversité soit d'origine naturelle ou artificielle~délibérée n'a pas beaucoup d'importance dans la structure objective~fondamentale de cette diversité.
Aussi, je vois une continuité entre les notions d'espèce et de race. Le principal critère permettant de les différencier est la compatibilité reproductive. Mais ce critère ne me paraît pas
"fool proof". Je vais essayer d'y promener la loupe dans ma prochaine salve.
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx Salve xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
D44 : Si, en Europe, l'homme de Neandertal vivait toujours (disons, dans un certain canton de Scandinavie), il aurait le droit de vote.
K : % | Denis : 90%
D45 : Plus deux
individus (disons, deux mammifères, l'un mâle et l'autre femelle) sont génétiquement proches l'un de l'autre, plus ils ont de chances de pouvoir se reproduire entre eux.
K : % | Denis : 100%
D46 : Il y a continuité entre
"reproduction impossible" et
"reproduction très très très difficile".
K : % | Denis : ~100%
D47 : Une fécondation artificielle (effectuée in vitro entre un ovule et un spermatozoïde, puis transférée dans une mère porteuse appropriée) a plus de chances de mener éventuellement à un rejeton viable si elle est faite entre un tigre et une lionne que si elle est faite entre un chihuahua mâle et un saint-Bernard femelle.
(note : si on ne le sait pas, on dit ce qu'on pense)
K : % | Denis : 95%
D48 : Un
"modèle du monde", c'est plus l'ensemble de ce que l'on pense que l'ensemble de ce que l'on sait.
K : % | Denis : ~100%
D49 : Les ressemblances génétiques entre l'homme et le chimpanzé sont plus grandes que leurs différences génétiques.
K : % | Denis : ~100%
D50 : Considérons un groupe de 100 japonais de souche et un groupe de 100 bochimans de souche (choisis au hasard). Dans la diversité génétique globale de ces 200
individus, les variations
"à l'intérieur des groupes" sont plus grandes que les variations
"entre les groupes".
K : % | Denis : 95%
D51 : Considérons un groupe de 100 tigres et un groupe de 100 lions (choisis au hasard). Dans la diversité génétique globale de ces 200
individus, les variations
"à l'intérieur des groupes" sont plus grandes que les variations
"entre les groupes".
K : % | Denis : 50%
D52 : Considérons un groupe de 100 chihuahuas et un groupe de 100 saint-Bernard (choisis au hasard). Dans la diversité génétique globale de ces 200
individus, les variations
"à l'intérieur des groupes" sont plus grandes que les variations
"entre les groupes".
K : % | Denis : 20%
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
À toi la continuité entre
"reproduction impossible" et
"reproduction difficile" (entre deux
individus de sexe opposé).

Denis